Le corps humain de Paolo Giordano

Punaise, ça y est, c'est la rentrée ! Genre, la rentrée LIT-TER-AIRE, LA rentrée de septembre, celle qui fait vibrer les cœurs des lecteurs, des éditeurs, des libraires et surtout des journalistes. On se demande si ce sera un grand cru, si elle sera marquée par des engueulades d'auteurs germanopratins, de nouveaux procès, de belles lectures, de hautes piles en magasin ... Pour l'instant, bien entendu, on se le demande de loin, parce que je vous écris ce billet depuis le lointain mois de juin, autant vous dire qu'août je n'y suis pas encore, il me manque encore les vacances, la mer, le soleil, tous ces petits détails qui font qu'on peut affronter chaque année la rentrée littéraire sans trop de dommages.

Paolo Giordano, comme tout le monde, je m'en souvenais pour la Solitude des Nombres Premiers, roman que j'ai beaucoup aimé et beaucoup offert et dont je ne vous ai pas parlé ici parce que c'était avant que j'ouvre le blog. Il est dans la liste de ceux dont je dois vous parler un jour, peut-être profiterai-je de la parution de ce Corps Humain pour le relire...
Soyons clairs, le Corps Humain, c'est très exactement un roman que je n'aurais jamais du lire. Si les épreuves comportaient un résumé, il est absolument évident que je l'aurais mis de côté, tout simplement parce que je n'ai pas envie de lire des récits de guerre en Irak, de soldats en mille morceaux et de PTST. Mais il n'y a pas de résumé sur les épreuves. Donc je l'ai lu. Au début avec horreur et à la fin avec passion. Parce que bien entendu, l'écriture qui nous avait fait nous passionner pour deux geeks passionnés de mathématiques ne peut que nous fasciner si elle évoque ce creuset d'émotion qu'est un camp militaire en Irak, une opération qui ne se déroule pas comme prévu, un retour au pays pas forcément facile. On se prend à suivre et à épauler ces soldats, à comprendre pourquoi ils sont là, la valeur de leur engagement, ce qui était assez obscur pour moi jusqu'ici.
C'est un beau roman, un bon début pour cette rentrée littéraire qui commence. J'espère qu'elle se poursuivra aussi bien.

 

Chronique de Reading in the rain

 

Le corps humain, Paolo Giordano, Seuil, traduit par Nathalie Bauer, ISBN 9782021105872

Quatrième de couverture :

Le peloton Charlie, envoyé en « mission de paix » en Afghanistan, rassemble des soldats de tous les horizons : Cederna, le fort en gueule, Ietri, son jeune « disciple », la blonde et courageuse Zampieri, Mitrano, le souffre-douleur, ou encore Torsu, à la santé fragile. Encadrés par un colonel vulgaire, un capitaine austère et l’adjudant René, ils vont être confrontés au danger, à l’hostilité, à la chaleur, à l’inconfort, à la rébellion du corps humain et au désœuvrement à l’intérieur d’une base avancée, bastion fantomatique au milieu du désert. Mais aussi à eux-mêmes : à leurs craintes, leurs démons, leur passé qui les rattrapent. Une épidémie de dysenterie les rapproche du lieutenant Egitto, médecin qui vient de rempiler afin de fuir une histoire de famille douloureuse. Enfin, une opération à l’extérieur de la base, qui se transforme en cauchemar, fait voler en éclats leurs certitudes.Plus qu’un roman de guerre, Le Corps humain est un roman d’apprentissage où le conflit armé apparaît comme un rite d’initiation au monde adulte, et la famille comme un champ de bataille tout aussi redoutable.Né en 1982 à Turin, Paolo Giordano est docteur en physique théorique. Il collabore à plusieurs journaux italiens. Son premier roman, La Solitude des nombres premiers, a été un best-seller international traduit dans quarante pays et dont Saverio Costanzo a tiré un film en 2010.Nathalie Bauer, docteur en histoire, auteur de romans, a traduit plus de cent ouvrages italiens en français dont des œuvres de Mario Soldati, Primo Levi, Natalia Ginzburg, Elisabetta Rasy.Traduit de l'italien par Nathalie Bauer

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2 total comments on this postSubmit yours
  1. Il a l’air super ce roman, le sujet me parle beaucoup. Et moi aussi j’avais adoré son premier roman !

  2. Le roman ce déroule en Afghanistan. Non pas en Irak.

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