Dans le silence du vent de Louise Erdrich

Louise Erdrich est définitivement l’un de mes auteurs préférés. La première fois que j’ai lu un roman d’elle, la Malédiction des Colombes, m’a tout de suite attrapée pour ne plus me laisser partir. Ces derniers temps, j’avais eu quelques doutes, il y avait eu quelques textes qui m’avaient moins emballée , du coup j’étais un peu inquiète en ouvrant Dans le silence du vent, des fois qu’elle retombe dans des travers qui m’avaient précédemment déplu. Eh oui, je suis comme ça, je m’attache très vite à certains auteurs, mais j’ai la mémoire longue quand ils m’ont ennuyée et il suffit d’une fois pour que je sois un peu plus méfiante. Ses deux derniers bouquins ont attendu quasiment un an dans ma PÀL avant d’être lus (mais celui-ci a attendu moins d’une semaine, je ne sais pas pourquoi, je le sentais mieux). J’avais peur de retrouver une litanie sans fin de noms et d’histoires trop imbriquées les unes dans les autres, j’ai en fait découvert UNE histoire, limpide, expliquée par moments par les hauts-faits des ancêtres, mais profondément ancrée dans la réalité, aussi dégoûtante et dérangeante puisse t-elle être. J’ai retrouvé la puissance d’évocation d’Erdrich et l’amour puissant qu’elle porte aux siens, son humour aussi, qui m’avait semblé disparaître dans ses derniers ouvrages.

De Louise Erdrich je garderai sur mes étagères la Malédiction des Colombes, la Chorale des Maîtres-Bouchers et Dans le silence du vent. S’il faut absolument entrer dans une période de zen, d’épuration des bibliothèques, de nettoyage de l’espace pour arriver à la quintessence de la bibliothèque, je pense que ces trois-là représenteront avantageusement ce que j’aime dans l’œuvre de Louise Erdrich. Ses histoires.


Chronique de Reading in the Rain

 

Dans le silence du vent, Louise Erdrich, Albin Michel,  ISBN 978-2226249746

 

Quatrième de couverture :

Couronné en 2012 par le National Book Award,
le plus prestigieux prix littéraire des Etats-Unis.

Classé parmi les dix meilleurs livres de l année 2012
par l ensemble de la presse américaine.

Un dimanche de printemps, une femme est agressée sexuellement sur une réserve indienne du Dakota du Nord. Traumatisée, Geraldine Coutts n est pas en mesure de révéler ce qui s est passé à la police, ni d en parler à son mari ou à son fils de treize ans, Joe. En une seule journée, la vie de ce dernier est bouleversée. Il essaie d aider sa mère mais elle reste alitée et s enfonce peu à peu dans le mutisme et la solitude.
Tandis que son père, qui est juge, confie la situation à la justice et à la loi, Joe perd patience face à une enquête qui piétine et il décide avec ses copains de chercher les réponses de son côté. Leur quête les mène tout d abord dans un lieu sacré, à proximité duquel la mère de Joe a été violée…
Dans ce livre magnifique, comme dans le reste de son uvre, Louise Erdrich parvient à mêler la tragédie, l humour, la poésie et la grâce, pour restituer les sentiments et les émotions de ses personnages face à la violence dont tant de femmes sont toujours aujourd hui victimes.



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