Palladium de Boris Razon

Palladium de Boris Razon

Décidément, les gens de Libfly et du Furet du Nord, ils vont penser que je suis quelqu’un d’horriblement méchant. Ils m’envoient des bouquins, comme ça, par pure bonté d’âme, et moi derrière je dis que j’aime pas. Pourtant, normalement, à cheval donné on ne regarde pas les dents, mais je ne peux pas m’empêcher de les regarder moi ces chicots et je ne peux que penser que Boris Razon, à son Palladium, il ne lui a pas donné assez de fluor quand il était gamin. Du coup, par endroit, ça part un peu en quenouille, cette affaire.

Bon, comme c’est un premier roman français, c’est un mélange d’autobiographie et d’autofiction. Je veux dire, bon, maintenant, on le sait, quand on lit du premier roman français, ce sera à la première personne du singulier et il y aura de vrais gens dedans. On le saura rapidement, tout simplement parce que l’auteur répète et répète les prénoms sans arrêt, tous les personnages ont des prénoms pour bien montrer qu’il n’oublie personne. C’est gênant, je trouve, on essaye de se souvenir des prénoms, on n’y arrive pas, on se paume, on se retrouve parfois, la majorité du temps on se perd. Là, au moins, on ne peut pas se perdre, Razon a pensé à nous et il nos précise bien qui est qui « ma sœur Annette », « Martine l’infirmière ». Pratique.
Pour le reste, étant donné qu’il est paralysé intégralement et branché sur ventilateur pendant à peu près tout le bouquin, il ne se passe pas grand chose. Ou plutôt si, il se passe des choses, des choses vraies ou des hallucinations, des aventures solidement barrées (oui il y a un jeu de mots, mais vous ne le comprendrez que si vous lisez le bouquin).
Je me suis ennuyée. Pourtant j’aime les histoires médicales, je regarde des séries médicales, mais bon entre les extraits de dossier médical auxquels je ne comprenais pas grand chose et les élucubrations du Boris, ben… non, rien, ça n’a rien remué en moi. Je ne dois pas faire partie de la cible.


Chronique de Reading in the Rain

 

Palladium, Boris Razon, Stock,ISBN 978-2234075320

 

Quatrième de couverture :

 

« Tu sais, je n’arrive pas à comprendre où et quand commençait la réalité, ce sarcophage où je suis enfermé, les résultats médicaux, le rien de ma vie. Et cet autre monde, ces autres mondes où je vivais. J’étais plongé dans des nuits multiples, comme des labyrinthes d’où je devais m’extraire. Je devais trouver la sortie.
Je la savais en moi, quelque part. »

 

Quatrième de couverture :

 

 



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