Canada de Richard Ford

Pour ma première vraie collaboration avec Chroniques de la Rentrée Littéraire, j’ai voulu frapper un grand coup et parler d’un très beau livre. Je me suis dit « un bel américain chez l’Olivier, c’est la bonne idée, ça me fera passer pour intelligente et pleine d’esprit, ça montrera au monde entier que je lis de jolies choses. » Bon, raté.

 

Pourquoi raté ? C’est un sentiment indéfinissable, ou plutôt bien trop définissable. Je me suis ennuyée. Je sortais de la lecture de Lonesome Dove, j’étais pleine de l’esprit des pionniers, je me sentais américaine jusqu’au bout des doigts de pieds, et cette lenteur, ce côté « il ne se passe rien » dont est empli Canada a brisé net mon élan. Les parents sont arrêtés pour un hold-up d’accord. C’est implicite dès le début, explicite dans la quatrième de couverture. Faut-il vraiment attendre la moitié du roman pour l’arrestation ?

C’est peut-être un truc de l’air du temps mais je n’ai aucun plaisir à lire ces histoires de couples qui se déchirent, pour lesquels l’amour s’en va, ou peut-être dans lesquels il n’a jamais été…

Je n’ai pas compris le but, le point de ce roman, peut-être suis-je totalement passée à côté, enfin, en tout cas, quelque chose n’a pas fonctionné…

Tant pis, je m’appliquerai à vous convaincre de mon côté chic et littéraire une autre fois.

 

Chronique de reading in the rain 

 

Canada, Richard Ford, L’olivier, traduit par Josée Kamoun, ISBN 978-2823600117

 

Quatrième de couverture :

 

«D’abord, je vais vous raconter le hold-up que nos parents ont commis. Ensuite les meurtres, qui se sont produits plus tard.»

Great Falls, Montana, 1960. Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents braquent une banque, avec le fol espoir de rembourser un créancier menaçant. Mais le hold-up échoue, les parents sont arrêtés. Dell doit choisir entre la fuite et l’orphelinat. Il traverse la frontière et trouve refuge dans un village du Saskatchewan, au Canada. Arthur Remlinger, le propriétaire d’un petit hôtel, le prend alors à son service. Charismatique, mystérieux, Remlinger est aussi recherché aux États-Unis… C’est la fin de l’innocence pour Dell. Dans l’ombre de Remlinger, au sein d’une nature sauvage et d’hommes pour qui seule compte la force brutale, il cherche son propre chemin. Canada est le récit de ces années qui l’ont marqué à jamais.

Ce roman, d’une puissance et d’une beauté exceptionnelles, signe le retour sur la scène littéraire d’un des plus grands écrivains américains contemporains.

Richard Ford est né à Jackson (Mississippi) en 1944. Auteur notamment d’Une saison ardente (1991), d’Un week-end dans le Michigan (1999) et de L’État des lieux (2008), parus aux Éditions de l’Olivier, il a reçu le PEN/Faulkner Award et le prix Pulitzer en 1996 pour Indépendance.

«Un chef-d’oeuvre, qui capture la solitude logée au coeur même de la vie américaine – et peut-être de toute vie.»
John Banville

 

Quatrième de couverture :

 

 

 

 

Canada



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