Le divan de Staline de Jean-Daniel Baltassat

Libfly et le Furet du Nord continuent à m’aider à lire toute la rentrée, cette année, même si pour le coup je pense mettre un bon coup de frein par rapport aux années précédentes (50 romans de la rentrée lus l’an dernier, plus de 60 l’année d’avant) parce que je veux absolument finir ma PÀL et qu’en plus mon compte en banque est siphonné par une bande de médecins sous-entendants que je manque des apprentissages les plus basiques (respirer, parler, déglutir, mâcher). Du coup je savoure d’autant plus les romans qui me sont envoyés par les bonnes fées de Libfly, mais je crains que pour le coup elles n’aient été inspirées par une quelconque Baba Yaga, une Maléfice comme celle de la Belle au Bois Dormant qui leur a soufflé de m’envoyer ce bouquin indigeste qu’est le Divan de Staline.

Je ne sais pas quoi sauver dans ce roman qui m’est littéralement tombé des mains (mais heureusement hors de la baignoire) tellement ses phrases sujet-verbe-complément, son thème soporifique (les nuits d’apitoiement de Staline) et son traitement d’une banalité à pleurer m’ont agacée, énervée, ennuyée, une triade de mots qui, employée dans un billet sur un roman, ne sent pas le coup de cœur.
Heureusement, ça se lit vite.

 

Chronique de Reading in the Rain

 

Le divan de Staline, Jean-Daniel Baltassat, Seuil, ISBN 9782021116700

 

Quatrième de couverture :

1950. Borjomi, Géorgie.

Pour quelques jours, Staline se retire au pays natal dans le palais décadent de feu le grand duc Mikhailovich. À la demande de la Vodieva, qui prétend l’avoir toujours aimé et ne lui avoir jamais menti, il y reçoit le jeune peintre prodige du réalisme socialiste, Danilov, concepteur d’un monument d’éternité à la gloire du Petit Père des Peuples.

Dans le bureau ducal, un divan identique à celui de Freud à Londres. Même kilims sur la couche et aux murs. « Que Staline dorme sur le divan du charlatan viennois, j’en connais à qui ça plairait de l’apprendre », dit Iossif Vissarionovitch.

On a beau être dans l’âge de la grande usure des émotions, on a encore le goût du jeu.

Voilà comment les choses vont se passer : pendant que Danilov subira les interrogatoires du redoutable général Vlassik, Staline s’installera sur le divan et la belle Vodieva prendra le fauteuil. Elle pratiquera la prétendue technique d’interprétation des rêves du charlatan tandis que lui se souviendra de ses histoires de nuit. L’enfance, sa mère, les femmes. Et surtout, le plus grand des pères menteurs : Lénine. Mais qui, mieux que Iossif Vissarionovitch Staline, saurait faire d’un mensonge une vérité et d’une vérité le mensonge ?

« Camarade Danilov, dit-il, la vie est devenue meilleure et plus gaie, voilà l’éternité de Staline. »

Danilov tremble devant celui qui sait tout et peut tout. Il tremblerait plus encore s’il savait ce qui l’attend.

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1 comment on this postSubmit yours
  1. Je l’ai lu aussi grâce à la FNAC (en tant que jurée)
    Pas emballée non plus mais je suis quand même allée au bout
    C’est vrai qu’il y a mieux en cette rentrée …

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