Moscou Babylone d’Owen Matthews

  • -on pourrait parler d’autre chose ?-Pourquoi ? Ça a l’air vachement bien l’histoire d’un jeune anglais qui débarque à Moscou en 1995. Elle est super la phrase en exergue « en Russie j’ai aimé et j’ai tué. Et j’ai découvert que des deux c’est l’amour qui est le plus terrible. » ça te fait pas envie ?
  • -non sérieux laisse tomber, je t’assure
  • -mais regarde le précédent roman du gars a été loué par la critique : c’est dans le rabat de la couverture : le fig mag, Elle, Télérama le JDD et même le point. Ils peuvent pas se tromper quand même
  • -je te dis que je l’ai lu c’est pas la peine.. le mieux c’est la photo sur la couverture. C’est pas d’Owen Matthews-Pourtant je croyais que tu aimais la littérature russe. Tu m’as soulé avec l’étoile du généralissime, primé par le prix de l’inaperçu. Alors quoi ?
  • -Ben l’étoile du généralissime, y’a un écrivain un grand derrière. Là y’a rien. Un ex journaliste de Newsweek. Si tu veux lire que les Russes sont pas comme nous, qu’ils boivent de la vodka et prennent de la drogue, qu’ils ont l’âme tourmentée, que les filles de 15 ans ont le choix entre une vie de misère ou être pute, que y’ avait plus de droit dans les 90ies et que les nouveaux riches ont mauvais goût. En gros si tu veux lire des clichés enfilés à la queue leu leu, avec une intrigue de merde avec un comptable malhonnête, mais l’auteur a tellement peu confiance dans ses moyens littéraires que quand il en parle la première fois, il termine sa description par un « c’est de là qu’allait venir nos ennuis », achète le et lis le.
  • -Putain t’es chiant
  • -Oui c’est vrai. Mais bon si tu as 22 euros en trop, envoie les au Pussy Riot. Ça les aidera quand elles sortiront de prison. 

    Chronique de Christophe Bys


    Moscou Babylone, OWen Matthews, Les escales, ISBN 9782365690560


    Quatrième de couverture : 

    « En Russie, j’ai aimé et j’ai tué. Et j’ai découvert que, des deux, c’est l’amour qui est le plus terrible. »

    Avec ses bonnes manières oxfordiennes et son costume en tweed, Roman Lambert arrive à Moscou en 1995 tel un explorateur victorien en safari, déterminé à profiter de la jungle moscovite postsoviétique. D’origine anglaise, est-ce le sang russe de sa mère qui le rend aussitôt apte à toutes les démesures ?

    Des soirées dans les derniers clubs à la mode aux manifestations proto-fascistes de Limonov, des scènes de résilience et de survie quotidiennes aux week-ends orgiaques dans sa datcha, le jeune étranger se fond dans ce monde impitoyable et violent, enviant la dépravation sans scrupules de ses nouveaux amis expatriés et autochtones.

    Commence alors une métamorphose que précipite sa rencontre avec Sonia, aussi belle et tragique qu’une peinture du Caravage, une descente aux enfers qui va l’emmener par-delà le bien et le mal, jusqu’à commettre l’irréparable…

    Mais, à Moscou Babylone, comment trouver les voies de la rédemption ?

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