Un hasard nécessaire de Martin Mosebach

Un hasard nécessaire de Martin Mosebach

Lors d’une conversation sous forme de confidences, le narrateur raconte à sa femme l’époque où, fraîchement installé à Francfort, il eut l’occasion de fréquenter la bonne société de la ville grâce à une invitation de Titus Hopsten. Il devint alors un familier de la résidence de cette riche famille à Falkenstein et tomba éperdument amoureux de Phoebe, la sœur de Titus. Entre soirées mondaines, après-midis d’été au bord de la piscine, parties de luge en hiver, il faisait la connaissance de ceux qui comptent dans le monde de la finance et découvrait, derrière les apparences, le vrai visage de cette bourgeoisie décadente.

Bienvenue dans la bourgeoisie allemande où, comme ailleurs, derrière la splendeur se cachent perfidies, jalousies et coucheries entre amis. Avec une ironie certaine Martin MOSEBACH décrit un microcosme ou se côtoient aristocrates, héritiers falots, femmes effacées, tous réunis par le pouvoir et l’argent. Mais c’est dans les cocktails alcoolisés ou dans l’adultère qu’ils réussissent à noyer leur profond ennui d’une vie de pacotille.
Si cette chronique est parfois pesante comme le ciel au-dessus de Francfort, elle se laisse finalement lire sans déplaisir, grâce au cynisme et à l’humour de l’auteur. Ce n’est certes pas une lecture facile mais si on aime se promener parmi les nantis et découvrir leurs petits secrets pas toujours avouables, pourquoi pas?

Chronique de Sandrine F

Un hasard nécessaire, Martin Mosebach, traduit par Frédéric Laurent, Grasset, ISBN : 978-2-246-78561-3

Quatrième de couverture :

Un jeune employé de banque raconte à sa femme le coup de foudre qu’il a vécu, dans un train, face à une inconnue rencontrée jadis et qu’il pensait ne jamais revoir. Sa jeune épouse réagit bien sûr assez mal à cette révélation et interroge son mari, le sommant de lui raconter ce qui s’est passé avant qu’ils ne se rencontrent. Elle n’a pas fini de se poser des questions. Car la belle qui a tant inspiré le fiancé modèle dans le train n’est autre que la fille de l’illustre famille Hopsten, fleuron de la bonne société francfortoise, dans laquelle notre héros se rend pour une après-midi mondaine.
Sous l’oil impavide d’un cacatoès blanc (dont la curiosité lui vaudra de mal finir), ce petit cercle va peu à peu dévoiler ses fissures, ses faux-semblants, ses histoires d’amour douteuses, le tout alimenté par un confort financier qui semble garanti à tout jamais. Jusqu’au jour où Joseph Salam, un homme d’affaires au charme fou et aux activités obscures, va séduire la maîtresse de maison et provoquer la catastrophe final…

Quatrième de couverture :



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