Concerto pour la main morte de Olivier Bleys

A Mourava, petit village engourdi de Sibérie centrale, au bord de l’Ienissei, Vladimir Golovkine s’ennuie. Il pourrait boire comme les autres habitants du village mais il a sa dignité, il préfère rêver d’un ailleurs idyllique où tout serait possible. Le problème, c’est qu’il n’a pas suffisamment d’argent pour prendre le bateau et échapper à cette vie sans intérêt. Refoulé par les hommes de bord lors d’une de ses tentatives d’embarquer, il tombe sur Colin Cherbaux, pianiste échoué là avec son instrument et un problème de main récalcitrante. Enchanté par cette improbable rencontre qui vient bouleverser sa routine, Vladimir invite le musicien français, rebaptisé Kolincherbo, à partager sa masure de célibataire. Au fil des jours, sous le regard envieux des voisins, Vladimir et son hôte se découvrent, s’apprivoisent, se confient et cherchent une solution au blocage de Colin, incapable de jouer l’intégralité du concerto n°2 de Rachmaninov.

Après avoir fait voyager un percolateur depuis l’Italie jusqu’au Costa Rica dans Le maître de café, Olivier BLEYS promène un piano dans la taïga sibérienne. Et c’est toujours aussi réjouissant! Dans ce conte moderne où se croisent des ours féroces, un astronaute hypnotiseur, une valise peu coopérative et de nombreuses bouteilles de vodka, il met face à face deux hommes différents qui vont s’aider l’un l’autre à surmonter les difficultés. Son écriture très visuelle nous transporte dans ce petit coin de Sibérie où tout est encore possible : l’amitié, le partage, les rêves.
Une lecture optimiste, souvent joyeuse, qui offre une parenthèse hors du temps, une respiration, un moment d’enchantement dans ce monde de brutes. A lire avec quelques godets de vodka…ou pas.

Chronique de Sandrine F

Concerto pour la main morte Olivier Bleys, Albin Michel , ISBN 978-2226249661

 

Quatrième de couverture :

A Mourava, village perdu de Sibérie centrale, le temps n a pas vraiment d importance. L hiver approche, la neige commence à tomber. Quelques postes de télévision rattachent les hommes à la réalité du XXIe siècle. Mais personne ne les regardent, leur préférant l alcool qui fait chanter et aide à oublier. Le seul à refuser les verres de vodka, c est Vladimir Golovkine, homme des bois et éboueur, qui rêve de prendre un bateau pour Krasnoïarsk, la grande ville en amont du fleuve. Mais il n a pas d argent pour s acheter un billet. Un jour débarque du bateau Colin Cherbaux, accompagné de son piano. Interprète raté, sa main droite refuse de lui obéir dès lors qu il entame l exécution du concerto n°2 en do mineur de Rachmaninov, une composition reconnue pour sa difficulté. Une amitié se noue entre les deux hommes. Vladimir, en bon géant, finit par conduire Colin chez Oleg, un ancien astronaute devenu ermite, guérisseur à ses heures et qui pratique l hypnose…



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