Palladium de Boris Razon

Boris Razon n’a que 29 ans quand sa vie bascule dans l’horreur. Jusqu’à présent, la vie l’avait gâté : un métier passionnant, une femme qu’il aime, l’avenir devant lui. Quand il commence à ressentir des douleurs dans le bas du dos et des picotements au bout des doigts, il s’inquiète forcément mais son entourage le rassure. Boris est hypocondriaque, il s’agit sûrement de symptômes qu’il s’invente, comme souvent. Pourtant, son état de santé se dégrade; la souffrance devenant intolérable, il est hospitalisé. Sans que les médecins ne trouvent la moindre explication, Boris se paralyse peu à peu. Bientôt, il n’est plus qu’un corps mort, incapable de bouger, de manger ou de respirer sans machines. Seul son mental tient le coup et lui permet d’explorer son univers intérieur, de maintenir la vie et l’espoir.

Des 64 jours qui ont précédé sa paralysie jusqu’à sa « résurrection », Boris RAZON raconte l’angoisse, la frayeur, l’impuissance, la folie, tous les sentiments qui ont été les siens à mesure que son corps lui échappait. Mais que l’on ne s’y trompe pas ! Palladium n’est pas le récit larmoyant d’un homme qui aurait frôlé la mort et vu la lumière au bout du tunnel. Non, c’est une histoire vibrante de vie qui raconte le combat intérieur de l’auteur pour quitter son corps-prison, son corps-tombeau. Manger, fumer, faire l’amour…des choses que l’on fait sans s’en rendre compte, des choses qu’il veut encore faire.
Cette maladie dont la cause reste inconnue -peut-être une intoxication alimentaire- a métamorphosé Boris RAZON. L’homme qui s’est relevé ne sera plus jamais le même. Dans son enfermement, il a connu un autre lui-même, le combattant qui a vaincu le sort, la bête qui sommeillait. Guéri, il lui faudra cohabiter avec ce double fantasmé.
Un récit puissant qui ne laissera personne indifférent.

Chronique de Sandrine F. 

Palladium, Boris Razon, Stock, ISBN 978-2234075320

Quatrième de couverture :

 

« Tu sais, je n’arrive pas à comprendre où et quand commençait la réalité, ce sarcophage où je suis enfermé, les résultats médicaux, le rien de ma vie. Et cet autre monde, ces autres mondes où je vivais. J’étais plongé dans des nuits multiples, comme des labyrinthes d’où je devais m’extraire. Je devais trouver la sortie.
Je la savais en moi, quelque part. »



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