le dilemme du prisonnier de Richard Powers

Plutôt déçue par ce livre pourtant écrit pourtant par un grand auteur américain : Richard Powers.

Richard Powers né en 1957, a écrit ce roman en 1988, c’est son deuxième roman traduit pour la première fois en français. Il a obtenu le National Book Award en 2006 pour La Chambre aux échos traduit en 2008 et publié aux mêmes éditions du Cherche Midi.

Passionné d’histoire, son premier livre évoquait la première guerre mondiale puis celui-ci la seconde guerre mondiale. Egalement féru de technologie et de science à l’image de son père mis en scène dans ce livre, Powers ressuscite son enfance à travers cette histoire familiale.

 

Multi-facettes et désarmant ce livre décrit une famille dont le père, personnage central, propose dès le petit-déjeuner des jeux auxquels ses quatre enfants se plient pour jouer et faire plaisir au patriarche. Une étrange maladie le fait souffrir et le contraint à quitter don travail d’enseignant. De plus en plus atteint, la famille déménagera et Eddie,le père, est de plus en plus bizarre et vit dans un monde parallèle. L’histoire du père se mêle à de grands évènements historiques comme l’exposition universelle de 1939 et une rencontre avec Disney.

Se mélangent les joutes verbales, l’histoire ou plus exactement la grande histoire et l’importance de la culture : ce père cherche désespérément à faire progresser ses enfants et à leur enseigner l’importance du langage.

Mais tout cela suffit-il pour faire un bon roman ou plutôt un roman intéressant, qui va capter son lecteur ?

Mon analyse : ce récit est trop complexe et les allers-retours entre le passé du père et sa vie familiale déstabilisent le lecteur. Quel message l’auteur veut-il nous délivre ?

 

Le titre du livre est une référence au jeu du même nom où deux prisonniers séparés se voient offrir une alternative de dénonciation d’un complice et ainsi diminuer sa peine. Le lien entre le titre du livre et l’histoire ne m’est pas apparu clairement.

 

Le style est lourd, certains passage longs et peu intéressants. Passé le premier tiers, je me suis dit qu’il restait encore deux tiers ! Beaucoup de longueurs dans ce livre, il faut s’accrocher pour rester en phase avec l’histoire. Les 500 pages ne se digèrent pas facilement.

 

Un livre que je peux éventuellement recommander à ceux qui s’intéressent à l’histoire américaine mais ce n’est pas un incontournable de la rentrée littéraire. Et surtout c’est un livre complexe, difficile et présentant un intérêt limité à mon avis.

 

Peu habituée à cette maison d’éditions, j’ai apprécié l’objet livre et notamment la couverture « très années 50 ».

En vérifiant dans le catalogue de cet éditeur, je me suis aperçue que je le connaissais pour ses publications de Jim Fergus, autre grand auteur américain, qui lui m’emballe à chaque nouvelle parution.

Ces livres suivants ayant eu un grand succès, je tenterai peut-être une autre lecture de Richard Powers mais, je l’avoue, pas tout de suite.

 

Chronique de Ckdkrk

 

Le dilemme du prisonnier, Richard Powers, Le Cherche Midi éditeur, ISBN 978-2749128429, traduction Jean-Yves Pellegrin

 

Quatrième de couverture :

Fin des années 1980, DeKalb, Illinois. Eddie Hobson, Ailene, et leurs quatre enfants, ont toujours formé un clan très soudé. Mais lorsque Eddie est frappé par une étrange maladie, la mécanique familiale se dérègle et les secrets de ce père pas comme les autres font peu à peu surface. Pourquoi ce professeur d’Histoire charismatique a-t-il élevé ses enfants, aujourd’hui adultes, dans l’amour de la culture, du divertissement des énigmes et des jeux d’esprits, en les tenant toujours éloignés des réalités de leur temps ? Et quelle est cette longue histoire qu’il élabore depuis près de trois décennies derrière une porte close ? Alors qu’Eddie s’est enfui de l’hôpital pour une destination inconnue, le plus jeune de ses fils, Eddie Jr, part à sa recherche. Petit à petit, l’histoire du père se dévoile et avec elle, c’est tout le XXe siècle qui défile, de l’exposition universelle de New York en 1939 aux essais nucléaires de Los Alamos, en passant par un projet grandiose de Walt Disney, destiné à entretenir l’optimisme des populations durant la Seconde Guerre mondiale. Dans cet éblouissant roman polyphonique, Richard Powers s’intéresse à l’industrie du divertissement, de Hollywood à Disneyland, et questionne notre besoin d’évasion. Il nous montre, à la lumière d’un demi-siècle d’une histoire passionnante, comment ce qui nous édifie, que ce soit la famille ou la culture, nous emprisonne également.

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1 comment on this postSubmit yours
  1. Absolument d’accord. Séduit par une critique flatteuse du « Monde des livres », j’ai laissé tombé à la moitié du bouquin. Je n’en pouvais plus de lire cette concaténation d’anecdotes, c’était long… long… et inutilement compliqué

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