Cul de sac de Richard Thompson

Tout commence une petite ville de banlieue cernée par un grand mur pour éviter aux habitants d’être envahis par le flot de voitures : Cul de Sac. Tout commence avec la famille Otterloop, le papa, la maman et les deux enfants : Alice et Petey. Le rêve américain peut en prendre pour son grade.

D’emblée ce qui fascine dans ces strips, c’est la richesse de l’univers créé par Richard Thompson. Il y’a la maison, le havre joyeux: l’école d’Alice où l’on maitrise l’art du collage de paillettes pour les cartes de voeux, l’immense supermarché où l’on peut se perdre, la voiture du père, trop petite pour lui ou la maison de la grand mère aux décos de jardin kitsch gardées par la grosse Shirley, le chien de mamie.

Là où certaines BD mettent les enfants vivant dans leur monde à eux et les parents dans le monde réel, Richard Thompson fait de Cul de Sac un univers imaginaire commun aux enfants et aux adultes. Et si les grands semblent parfois désarçonnés par l’absurdité ambiante, les enfants y évoluent avec une aisance désinvolte.

Les gags oscillent toujours entre un non sens poétique et un regard acerbe sur la société contemporaine. Alice, gamine survoltée et un poil égocentrique est le personnage central de l’album. A l’instar de Mafalda et Calvin&Hobbes, elle vit dans son monde, mais reste sans cesse connectée à ce qui l’entoure. Son frère, Petey est un pré ado angoissé, qui trie ses aliments afin qu’ils ne se touchent pas. Tous les autres personnages gravitent autour des deux héros, mais n’en sont pas pour autant que de simples faire valoir, ayant chacun une personnalité fouillée. Les strips sont relativement indépendants, mais certaines situations se suivent au fil des strips, des personnages secondaires reviennent, des clins d’oeil à des gags précédents ponctuent le livre.

Le dessin enfin est superbe. Très loin de la ligne claire, ou des illustrations à l’économie, c’est une suite de crobards améliorés. On y retrouve la vivacité du premier jet rehaussé de quelques traits plus définitifs. Certains strips sont aquarellés, d’autres mis en couleurs par aplats et les autres sont noir et blanc. Le dessin sert magnifiquement le scénario, un accord parfait avec le rythme nerveux des histoires et le fourmillement de détails des dessins.

On pourra se ruer sur le second tome : jeux d’enfants, en attendant la traduction des albums suivants.

Tout commence une petite ville de banlieue cernée par un grand mur pour éviter aux habitants d’être envahis par le flot de voitures : Cul de Sac. Tout commence avec la famille Otterloop, le papa, la maman et les deux enfants : Alice et Petey. Le rêve américain peut en prendre pour son grade.

D’emblée ce qui fascine dans ces strips, c’est la richesse de l’univers créé par Richard Thompson. Il y’a la maison, le havre joyeux: l’école d’Alice où l’on maitrise l’art du collage de paillettes pour les cartes de voeux, l’immense supermarché où l’on peut se perdre, la voiture du père, trop petite pour lui ou la maison de la grand mère aux décos de jardin kitsch gardées par la grosse Shirley, le chien de mamie.

Là où certaines BD mettent les enfants vivant dans leur monde à eux et les parents dans le monde réel, Richard Thompson fait de Cul de Sac un univers imaginaire commun aux enfants et aux adultes. Et si les grands semblent parfois désarçonnés par l’absurdité ambiante, les enfants y évoluent avec une aisance désinvolte.

Les gags oscillent toujours entre un non sens poétique et un regard acerbe sur la société contemporaine. Alice, gamine survoltée et un poil égocentrique est le personnage central de l’album. A l’instar de Mafalda et Calvin&Hobbes, elle vit dans son monde, mais reste sans cesse connectée à ce qui l’entoure. Son frère, Petey est un pré ado angoissé, qui trie ses aliments afin qu’ils ne se touchent pas. Tous les autres personnages gravitent autour des deux héros, mais n’en sont pas pour autant que de simples faire valoir, ayant chacun une personnalité fouillée. Les strips sont relativement indépendants, mais certaines situations se suivent au fil des strips, des personnages secondaires reviennent, des clins d’oeil à des gags précédents ponctuent le livre.

Le dessin enfin est superbe. Très loin de la ligne claire, ou des illustrations à l’économie, c’est une suite de crobards améliorés. On y retrouve la vivacité du premier jet rehaussé de quelques traits plus définitifs. Certains strips sont aquarellés, d’autres mis en couleurs par aplats et les autres sont noir et blanc. Le dessin sert magnifiquement le scénario, un accord parfait avec le rythme nerveux des histoires et le fourmillement de détails des dessins.

On pourra se ruer sur le second tome : jeux d’enfants, en attendant la traduction des albums suivants.

Chronique de Romain Boussard

Cul de Sac (tome 1: sortie de secours), Richard Thompson, Editions Delcourt, 128 pages. 13,95€ isbn : 978 2 7560 1872 0

 



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