Sous les toits de Sébastien Ayreault

Sous les toits de Sébastien Ayreault

Dans Loin du monde, Sébastien Ayreault entrait en littérature en racontant une enfance française dans les années 80. Sous les toits, son deuxième roman poursuit dans la veine biographique, le narrateur se rapprochant du centre du monde littéraire (attention ironie) puisqu’il monte à Paris pour une éducation tant sentimentale, sensuelle que littéraire. Au centre du monde, mais sous les toits, c’est-à-dire dans une chambre de bonne d’une dizaine de mètres carrés pour écrire comme ses grands modèles, qui vivent plutôt outre-Atlantique qu’à Saint Germain des Prés. « Non, on lit des livres, parce que sans eux, l’hiver aux fenêtres vous flinguerait ».

Sous les toits confirme les qualités du premier roman de Sébastien Ayreault. A commencer par la précision de son regard, précision qu’il traduit par un style d’une exactitude et d’une concision finalement assez peu répandu dans la littérature française où on a la métaphore facile. A cet égard, le récit du quotidien dans un atelier où le narrateur part gagner sa vie en découpant des relvés bancaires est remarquable.
On retrouve aussi ce regard véritablement amoral de l’auteur. Il écrit ce qui est, sans jugement aucun. Qu’il parle de ses amours complexes ou de ses petites magouilles, il ne porte aucune condamnation, ni ne tire aucune gloire. Les choses sont et c’est tout. Sébastien Ayreault réussit de cette façon à réduire son récit au strict minimum, ne s’encombrant de rien de superficiel pour aller au coeur des choses. Car du coeur il en a. Le récit du voyage dans le village où il a grandi est aussi déchirant qu’il est bref.

Si vous n’avez pas encore lu Loin du monde, procurez vous le, lisez les deux livres à la suite de l’autre. Sous les toits raconte la naissance du premier roman et donne une folle envie de lire les futurs ouvrages de Sébastien Ayreault. Un Auteur à suivre.

 

Chronique de Christophe Bys

 

Sébastien AYREAULT, Sous les toits, Au diable vauvert

 

Quatrième de couverture :

Un fils d’ouvrier de l’ouest de la France monte à la capitale. Chômeur sans perspectives, misérable errant d’une mansarde à l’autre sous les toits de Paris, il découvre dans une librairie le sens de sa vie.



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