Nous répondrons à la barbarie par plus de générosité, plus de démocratie, plus d’idéaux.

Nous répondrons à la barbarie par plus de générosité, plus de démocratie, plus d’idéaux.

Aujourd’hui, nous n’avions pas prévu de réouvrir Chroniquesdelarentréelittéraire. Nous devions finir nos travaux. Mais aujourd’hui, nous avons décidé qu’il était important de dire que la liberté d’expression, les valeurs républicaines sont partout, qu’elles doivent se répandre partout. Nous avons choisi de dire que nous admirons le courage de ceux qui ne reculent devant rien pour faire rire, pour dire le monde. Aujourd’hui, nous sommes tous Charlie.

 

Nous vous présenterons plus tard notre nouvelle ligne. Aujourd’hui, nous vous proposons de ne pas faire silence mais au contraire de répandre ce qui terrorise et isole les barbares : la beauté des idées, celles des valeurs républicaines, celle de la liberté d’expression.  Ecrivons tous, diffusons tous, sur un livre, un dessin, une oeuvre qui nous a fait ressentir la beauté de ses idéaux et partageons-le pour que l’ignorance recule. Chacun chez vous, parlez de la liberté, signalez-le nous ( #librelivre ), nous vous republierons et compilerons vos articles.

Nous aurions pu choisir Voltaire, « L’homme qui rit » de Hugo, Stendahl, Diderot, et tant d’autres. Mais, nous avons été touché par le dessin de Louison en hommage à Charlie Hebdo aujourd’hui, et qui reflète bien l’humour que les 12 victimes auraient surement eu :

Aussi, nous avons choisi un livre, qui est aussi un combat pour la liberté d’expression et la liberté de la bite ! Un livre écrit par un homme qui aurait été un ami de Charlie Hebdo, un ami de leurs idées ( probablement était il ami avec Cavanna et d’autres ) et qui a lui aussi mené une lutte pour la liberté d’expression, car c’est un droit qui n’est jamais acquis : Jean- Jacques Pauvert

 

 

Bien sur, Jean-Jacques Pauvert n’a pas eu à subir la barbarie des imbéciles qui tirent aux fusils d’assauts sur des gens qui tiennent un crayon. Bien sur, Jean-Jacques Pauvert était éditeur et n’éditait pas des caricatures sur des prophètes. Mais Jean-Jacques Pauvert s’est battu contre la censure sur des sujets que les libertaires de Charlie Hebdo voulaient voir libre. Jean-jacques Pauvert s’est battu pour la liberté d’éditer sans censure et fait partie de ces héros qui font avancer nos droits. Et le droit de se faire plaisir, Charlie Hebdo l’aurait sans doute classé dans les droits inaliénables, universels.  » Quand je mourrai, je veux être incinéré et tu jetteras mes cendres dans les toilettes, comme ça je pourrai toujours voir ton cul » a dit Wolinsky à sa femme. La liberté de jouir et jouir de sa liberté. En France. Une France alors plus conservatrice, plus religieuse mais qui a avancer.

Dans « la traversée du livre », Jean-Jacques Pauvert nous livre ses mémoires, celle de l’éditeur qui le premier a publié Sade sous le manteau, Histoire d’O de Pauline Réage, de Georges Bataille, mais aussi de Boris Vian.

Pauvert nous parle des petites lâchetés quotidiennes face à des livres qui suscitent des réactions, de l’indignation prude, des débats passionnés. Parce qu’il fut un passionné de la liberté de dire et de jouir. Autodidacte, il était opiniâtre. Bataillant avec la censure, aux côtés de sa liaison Régine Desforges comme auprès de tous ses auteurs, qu’il choisissait avec flair, il était intransigeant avec la liberté. Toutes les libertés. Celles qui demandent d’avoir des couilles.

@lanulle

 

 

 

 



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