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	<title>Chroniques de la rentrée littéraire</title>
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	<description>Toute la rentrée littéraire enfin chroniquée. Pour chaque roman publié à la rentrée littéraire retrouvez au moins une chronique.</description>
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		<title>Les tables du prophète de James Becker</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 16:10:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[First-édition]]></category>
		<category><![CDATA[james-becker]]></category>
		<category><![CDATA[les-tables-du-prophète]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les tables du prophète de James Becker

 
 
Résumé
Deux touristes anglais, Ralph et Margaret O’Connor, sont en vacances à Rabat au Maroc. Ralph n’est pas très enthousiaste par ce voyage contrairement à Margaret qui se sent pleinement heureuse parmi les habitants et notamment dans le souk où les couleurs et saveurs sont un régal pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2356" style="border: 10px solid white;" title="857125778_M" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/03/857125778_M.jpg" alt="857125778_M" width="131" height="130" /><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"></p>
<p align="justify">Les tables du prophète de <a href="http://fr.ulike.net/James_Becker" target="_blank">James Becker</a></p>
<p></span></h3>
<h3><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"> </span></h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;"><strong>Résumé</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Deux touristes anglais, Ralph et Margaret O’Connor, sont en vacances à Rabat au Maroc. Ralph n’est pas très enthousiaste par ce voyage contrairement à Margaret qui se sent pleinement heureuse parmi les habitants et notamment dans le souk où les couleurs et saveurs sont un régal pour les sens.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Lors d’un énième tour du souk les deux anglais sont heurtés par un individu poursuivis par des hommes l’injuriant et de sa poche tombe un petit objet d’argile, une tablette. Margaret et fasciné par cet objet et souhaite le gardé mais Ralph ne l’entend pas ainsi. Margaret ira le lendemain essayé de trouvé cet homme dans le souk pour le lui rendre et ira se renseigné à un stand auprès de deux hommes, un renseignement qui aura des conséquences fâcheuses dès lors qu’elle verra le corps de l’homme, assassiné, dans un parc avoisinant.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Un étrange accident de circulation et le couple meurt mais la tablette disparaît.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Dépêché sur place pour enquêter sur la mort des deux anglais, Chris Bronson, enquêteur de police de Maidstone dans le Kent d’où est originaire le couple victime, va être attiré par un fait curieux, dans les affaires retrouvés près de la voiture accidentée ne subsiste aucun appareil photo, pour des touristes en voyage pour la première fois au Maroc se déplacer sans cet appareil est assez anormal. Un point troublant également est le virage qui aurait été, d’après les autorités locales, mal entrepris par le conducteur mais qui pourtant n’est pas si dangereux que ça et surtout comment un conducteur aussi expérimenté et prudent que Ralph aurait pu mal s’engager dans ce virage ? Et où est cette tablette ?</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Malgré ces interrogations Bronson conclu quand même à l’accident pur et simple. Seulement, sa rencontre avec la fille et le gendre des O’Connor, Kirsty et David Philips, va changer son opinion sur les faits.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">En effet, Kirsty a reçu de sa mère plusieurs mail dont un contenant des photos de la tablette d’argile écrite en araméen, Bronson aura juste le temps de faire une copie sur un disque avant que David ne soit agressé dans sa chambre d’hôtel et l’ordinateur portable volé. Il en sera de même de l’ordinateur de bureau à leur domicile.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Voilà qui suffit à Bronson pour en déduire un certain rapport entre l’accident de circulation et les deux vols d’ordinateur. Le point de toute cette affaire est la tablette.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Il va alors faire appel à son ex-épouse, travaillant au British Museum, et lui envoyé  les photos pour comprendre l’importance de la trouvaille de Margaret.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Commence alors une course effrénée entre le Maghreb et le Moyen-Orient à la recherche du Rouleau d’Argent et de l’Alliance autrement dit les Tables de la loi. Le souci est qu’ils ne sont pas les seuls sur la piste ; des bandits marocains, une célèbre agence israélienne et Baverstock un employé du British Museum, une bande de « joyeux lurons » tirant à tout va et sur tout ce qui bouge et qui vont littéralement se tirer dans les pattes les uns les autres.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; font-size: small;"><strong>Avis</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Thriller historique haletant, ou plutôt course poursuite haletante, plein de retournement de situation et de retournement de veste, sur les traces d’un des plus grands prophètes celui sur lequel se rejoignent les trois religions monothéistes.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Un inconvénient toutefois, les références historiques et autres descriptions ont une place un peu trop importante dans ce roman de 400 pages. Il est certain qu’il est fort utile de comprendre le pourquoi du comment et l’origine de toute chose mais il arrive un moment où ça devient lassant, alors si ce n’est l’attrait du dénouement qui m’a fait gardé le livre ouvert  j’aurais abandonné la lecture.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Et chose qui ne surprendra personne, dans ce genre de roman ce sont les 100 dernières pages qui tiennent le haut du pavé, tout se passe dans cette centaine de feuilles, tout le reste n’est que l’exposition du sujet c’est peut être pour cela qu’il m’a fallu presque un mois pour le finir.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Ceci dit le contexte historique et surtout la course à cet objet religieux rend quand même le roman attrayant avec en plus un petit souvenir d’un des volets d’<em>Indiana Jones</em>.</span></p>
<p align="justify">
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Chronique rédigée par <a href="http://www.stemilou-books.com/">Stemilou</a></span></p>
<p align="justify">
<h3><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;"><strong>Quatrième de couverture</strong></span></p>
<p></span></span></h3>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Une tablette d’argile recouverte de hiéroglyphes anciens ressurgit dans un souk marocain : l’objet est suffisamment inhabituel pour attirer l’attention de Ralph et Margaret, un couple d’anglais fans d’antiquités. De toute évidence, il ne s’agissait pas d’une banale copie puisque le lendemain, tous deux périssent dans un étrange accident de voiture… et que leur nouvelle acquisition disparaît !</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Georgia; font-size: small;">Chris Bronson est alors mandaté pour enquêter sur l’affaire, qui va le mener sur les traces de l’un des plus grands prophètes, celui qui aurait reçu des mains mêmes de Dieu les très convoitées tables de la Loi. Moïse…</span></p>
<p align="justify">
]]></content:encoded>
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		<title>Un train pour Trieste, de Domnica Radulescu</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 16:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[belfond]]></category>
		<category><![CDATA[domnica-radulescu]]></category>
		<category><![CDATA[un-train-pour-trieste]]></category>

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		<description><![CDATA[Un train pour Trieste, de Domnica Radulescu chez Belfond

 
Née en 1960, à Bucarest, Mona Maria Manoliu a 17 ans à l&#8217;été 1977 et, comme chaque été, elle passe deux semaines au bord de la mer Noire puis deux mois à Braşov dans les Carpates chez sa tante. C&#8217;est cette année-là qu&#8217;elle découvre l&#8217;amour dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2352" style="border: 10px solid white;" title="arton16704-ebca4" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/03/arton16704-ebca4.jpg" alt="arton16704-ebca4" width="160" height="250" /><span style="border-collapse: collapse; font-family: Tahoma,sans-serif; text-align: justify; font-size: small;"><strong>Un train pour Trieste, de <a href="http://fr.ulike.net/Domnica_Radulescu" target="_blank">Domnica Radulescu</a> chez Belfond<br />
</strong></span></h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: tahoma,'new york',times,serif; font-size: 16px;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Née en 1960, à Bucarest, Mona Maria Manoliu a 17 ans à l&#8217;été 1977 et, comme chaque été, elle passe deux semaines au bord de la mer Noire puis deux mois à Braşov dans les Carpates chez sa tante. C&#8217;est cette année-là qu&#8217;elle découvre l&#8217;amour dans les bras du beau Mihai Simionu.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Mona se souvient de l&#8217;histoire de sa famille, en particulier de ses arrières-grands-mères, grands-mères et tantes, des femmes fortes qui ont connu le grand amour et ont bravé l&#8217;adversité. Mihai est son grand amour ! Mona se souvient aussi de son enfance, de la peur de voir arriver les chars soviétiques après le Printemps de Prague, de la joie devant les déclarations de Nicolae Ceauceşcu tenant tête aux dirigeants russes. Mais le président a bien endormi tout le monde, et le piège s&#8217;est refermé sur le peuple roumain : famine, surveillance&#8230; Les blousons noirs de la Securitate surveillent tout et tout le monde, les conversations sont écoutées, les gens sont suivis, arrêtés et passés à tabac, certains disparaissent même ou se font écraser par des voitures qui roulent sur les trottoirs&#8230; Et les choses se sont aggravées lorsque le général Pacepa, bras droit de Ceaucescu, est passé à l&#8217;Ouest.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">La peur s&#8217;installe partout, mais la vie continue, se nourrir, travailler, protéger sa famille&#8230;</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Les parents de Mona sont des intellectuels : Miron Manoliu est professeur de littérature à l&#8217;université et Dorina Golubov est une poétesse. La jeune fille étudie la littérature anglaise et américaine. Ils sont donc encore plus surveillés.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Mais dans les bras de Mihai, Mona oublie tout ça ! Pourtant le doute s&#8217;installe peu à peu dans son esprit : Mihai serait-il un agent de la Securitate chargé de l&#8217;espionner et de la faire parler sur ses parents et en particulier les activités secrètes de son père ?</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Devant le danger, les parents décident d&#8217;envoyer Mona à l&#8217;étranger. C&#8217;est possible en passant par la Yougoslavie et Trieste en Italie, mais comment Mona pourra-t-elle se débrouiller, seule, dans un pays dont elle ne parle pas la langue et qui ne veut plus de réfugiés ? Mona va rencontrer des gens adorables qui vont l&#8217;aider et elle choisira de demander l&#8217;asile politique aux États-Unis et de vivre à Chicago, où elle étudiera et rencontrera Tom.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Et puis un matin de Noël, alors qu&#8217;elle est enceinte et que ses parents ont enfin pu la rejoindre à Chicago, Mona voit à la télévision l&#8217;exécution de Nicolae et Elena Ceaucescu !</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Elle voudra retourner dans son pays natal pour découvrir la vérité sur Mihai.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Une belle écriture, une histoire émouvante et passionnante, une intéressante retranscription de la Roumanie des années 70 et 80, et puis la douleur de l&#8217;exil, la vie dans un autre pays&#8230; Un roman qui se lit tout seul !</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">« Ils sont ouvriers, étudiants, artistes. Ils se réunissent dans des caves ou dans des greniers infestés de cafards et de rats. [...] Les dissidents se réunissent plusieurs fois par semaine en veillant à changer souvent de lieu de rendez-vous – parfois même d&#8217;un soir à l&#8217;autre. Ils arrivent tous avec un roman sus le bras, de préférence un auteur roumain classique comme Sadoveanu ou Arghezi, afin de pouvoir maquiller leur réunion politique en cercle littéraire si la police venait s&#8217;enquérir de leurs agissements. » (page 77).</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">« Nous poussons la porte d&#8217;un vieux bureau encombré de papiers. Les employés ont l&#8217;air grave et s&#8217;expriment à voix basse. Des bribes d&#8217;anglais, de français et de russe zigzaguent d&#8217;un bout à l&#8217;autre de la petite pièce. » (page 198). [...] « J&#8217;essaie d&#8217;être claire et concise, mais elle passe si abruptement d&#8217;un sujet à l&#8217;autre que je n&#8217;y comprends plus rien. Je n&#8217;ai pas vraiment parlé anglais depuis mes cours de littérature anglo-saxonne à la fac de Bucarest – cours qui n&#8217;avaient sans doute rien à voir avec la langue actuelle, telle qu&#8217;elle est employée aujourd&#8217;hui. Je parle peut-être comme un vieux grimoire ! Mais l&#8217;entretien continue : [...]. » (page 199)</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Chronique rédigée par <a href="http://laculturesepartage.over-blog.com/">La culture se partage </a></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<h3 style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Quatrième de couverture </span></span></h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Roumanie, 1977. Mona, impulsive gamine de dix-sept ans, aime Mihai. Mais autour d’eux, le monde semble chaque jour un peu plus sombre et l’étau de la dictature chaque jour plus insupportable. La police secrète guette à chaque coin de rue et Mona vit dans l’angoisse que la machine à écrire de son père dissident ne soit découverte, cachée dans le four. Ou pire, comme le lui suggèrent ses amis, que Mihai lui-même fasse partie de la Securitate&#8230;</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Alors, pressée par ses parents, Mona va devoir fuir. Munie d’un passeport obtenu à la sauvette, elle réussit à prendre le fameux « train pour Trieste ». Seule, terrifiée, sans avoir pu dire au revoir à Mihai.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Des années plus tard, installée aux États-Unis, professeur d’université, mère de deux enfants, Mona comprend qu’elle doit retourner dans ce petit village des Carpates où elle avait rencontré Mihai, pour découvrir la vérité sur son premier amour&#8230;</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">
]]></content:encoded>
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		<title>Une seconde chance de Patrick Cauvin</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 15:51:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[patrick-cauvin]]></category>
		<category><![CDATA[Plon]]></category>
		<category><![CDATA[une-seconde-chance]]></category>

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		<description><![CDATA[Une seconde chance de Patrick Cauvin chez Plon
 
Zéphyrin, dit Firin, quinze ans, élève en classe de seconde dans un lycée parisien, mène une vie tranquille d’ado tranquille. Jusqu’au jour où va lui arriver un événement tellement surprenant qu’il va, pour notre plus grand plaisir, se mettre à tenir un journal.
Zéphyrin, embarqué dans une énième sortie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2349" style="border: 10px solid white;" title="arton16244-b9487" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/03/arton16244-b9487.gif" alt="arton16244-b9487" width="155" height="250" />Une seconde chance de Patrick Cauvin chez Plon</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Zéphyrin, dit Firin, quinze ans, élève en classe de seconde dans un lycée parisien, mène une vie tranquille d’ado tranquille. Jusqu’au jour où va lui arriver un événement tellement surprenant qu’il va, pour notre plus grand plaisir, se mettre à tenir un journal.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Zéphyrin, embarqué dans une énième sortie culturelle organisée par Supertanker, la prof d’art, se retrouve donc au Louvre, peu soucieux des primitifs italiens qu’il est censé être venu étudier. Il s’échappe du groupe de la classe et, de déambulation et déambulation, finit par flâner dans le coin des peintres flamands. Un tableau précis attire son regard : celui d’une jeune fille de son âge, un portrait, datant du XVIIe. Fasciné par ce visage qui le trouble, il sort tout de même de sa contemplation lorsqu’il se rend compte que quelques gouttes de sang s’échappent de son bras… Et c’est dans un camion de pompiers qu’il se réveille quelques minutes plus tard, avec une inexplicable blessure, l’inquiétude de son enseignante et de ses camarades de classe, et bientôt un flic incrédule, peu convaincu par les « je ne sais pas ce qui s’est passé » de Firin.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Si je résume, nous avons là un ado qui ne manque pas de verve (et qui, petite digression, se dit « mauvais en français »…. J’aimerais bien en avoir des comme ça, moi, des élèves « mauvais en français » ! bref), une maman un peu perchée aux manies attachantes, un épicier du coin à la gouaille sympathique, un flic humain qui tient à découvrir la vérité et une histoire d’amour fantastique.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Facile, me direz-vous… Tous les ingrédients sont là… Eh bien, oui ils sont tous là, et la mayonnaise monte parfaitement bien ! Firin s’interroge un peu sur son étrange blessure, mais ce qui le turlupine, c’est avant tout le tableau devant lequel il est tombé en pâmoison : qui est la fille représentée sur ce tableau ? Pourquoi a-t-il l’impression de la connaître ? Comment peut-il sérieusement tomber amoureux d’une fille morte depuis des siècles ?</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Les histoires d’amour fantastico-ésotériques sont à la mode, certes, mais elles n’ont pas toutes été écrites par <a href="http://fr.ulike.net/Patrick_Cauvin" target="_blank">Patrick Cauvin.</a> Avec Cauvin, on a la légèreté, l’humour, le style qui changent tout ! J’ai toujours beaucoup aimé les livres de cet auteur, signés par ce pseudonyme ou sous son vrai nom ; c’est un de mes « page turners », je sais qu’avec lui je vais toujours passer un agréable moment de lecture.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">C’est la première fois que je lis un de ses romans où le narrateur est un ado ; malgré quelques petits détails qui m’ont fait tiquer (quel jeune de quinze ans dit encore une « livre » de poireaux ??), j’ai adoré l’esprit caustique que Cauvin donne à Firin. L’ado toujours sans pitié pour ce qui l’entoure, ayant la pique naturelle et sans avoir l’air d’y toucher ! Un petit exemple parmi des dizaines d’autres, lorsque Firin entre au Louvre avec sa classe : « Une dame derrière moi s’est tournée vers son mari et a dit « c’est bien peint ! » ; sans doute une critique d’art ». C’est un petit rien qui me fait sourire, et c’est ça que j’aime chez Cauvin.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Quand, outre l’humour, on a l’histoire d’amour et le mystère, alors là, c’est parti pour quelques heures de lecture, sans pause jusqu’au mot « fin ».<span> </span></span></p>
<p>Chronique rédigée par <a href="http://kalistina.over-blog.com ">Kalistina </a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Jusqu’à présent, tout a roulé pour Zéphyrin. Le petit appartement à Montmartre avec sa mère, les copains, le lycée. Dans l’ensemble, la vie est belle et sans secousses.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Jusqu’à ce que « Supertanker », la prof d’art, organise une visite au Louvre. Zéphyrin, que les primitifs italiens ne passionnent guère, quitte le groupe, entre au hasard dans une salle et, là, sa vie bascule.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Est-il possible qu’un garçon né en 1995 tombe en un dixième de seconde raide amoureux d’une fille ayant vu le jour au début du XVIIe siècle et dont le portrait se trouve devant lui ? Et surtout, qu’est-ce qui explique cette blessure soudaine, ce sang qui coule à son bras ?</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Aidé par un flic perplexe et un vieux savant, va-t-il éclaircir le mystère de la seconde chance ? Celle qui est donnée à ceux qui se sont manqués dans une première vie.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">
]]></content:encoded>
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		<title>Février de Lisa Moore</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 15:46:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Premiers Romans]]></category>
		<category><![CDATA[février]]></category>
		<category><![CDATA[lisa-moore]]></category>
		<category><![CDATA[Plon]]></category>

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		<description><![CDATA[Février de Lisa Moore chez Plon
 
Février 1982 : une plateforme pétrolière sombre au large des côtes deTerre-Neuve, causant la mort de tous les hommes qui y travaillaient. Cal, le mari d&#8217;Helen, enceinte de leur quatrième enfant, se trouvait à bord. Commence alors pour la jeune femme une longue traversée du désert. Les années passent et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2346" style="border: 10px solid white;" title="9782259211406R1" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/03/9782259211406R1.gif" alt="9782259211406R1" width="153" height="250" />Février de Lisa Moore chez Plon</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; font-size: x-small;">Février 1982 : une plateforme pétrolière sombre au large des côtes de<em>Terre-Neuve</em>, causant la mort de tous les hommes qui y travaillaient. <em>Cal</em>, le mari d&#8217;<em>Helen, </em>enceinte de leur quatrième enfant, se trouvait à bord. Commence alors pour la jeune femme une longue traversée du désert. Les années passent et la vie reprend peu à peu le dessus mais Helen se sent vide, elle n&#8217;est plus que le pantin de sa propre existence.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; font-size: x-small;"><em>&nbsp;&raquo; Tu vois la vie, mais c&#8217;est comme si tu te trouvais derrière un écran de verre, des étincelles explosent et tu ne les sens pas. Tu sais que c&#8217;est ta vie parce que les gens se comportent comme si ça l&#8217;était. Ils t&#8217;appellent par ton prénom. Helen, viens faire les courses. Helen, il y a une fête.<br />
Maman, où est le beurre de cacahuètes ?  Tu reçois des factures. Tu te réveilles au milieu de la nuit parce que tu entends de l&#8217;eau couler, une fuite dans le plafond de la cuisine. le plâtre craquelle, l&#8217;eau ruisselle de plus en plus vite. Elle n&#8217;avait pas voulu de sapin le premier Noël après la mort de Cal, mais Cathy lui en avait réclamé un. Maman, tout le monde a un sapin. Tu picoles. Tu ne picoles pas. Tu prends du poids. Tu as deux ensembles dans ton placard, tous les deux noirs, parce que le noir mincit. Tu n&#8217;as pas remarqué que tu n&#8217;avais que deux tailleurs, et tu n&#8217;as pas remarqué leur couleur. Tu as pris quinze kilos, et tu n&#8217;as rien remarqué. Tu arrêtes de croire que les choses ont un sens. Tu cours en restant parfaitement immobile. Rien n&#8217;a de sens. &laquo;&nbsp;</em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; font-size: x-small;">Février, c&#8217;est un roman sur la mémoire, sur le deuil, la reconstruction. La forme narrative utilisée par l&#8217;auteur &#8211; des phrases courtes, une alternance entre style direct et indirect sans rupture entre les deux &#8211; donne un rythme à la lecture et permet d&#8217;entrer très rapidement dans ce livre. On navigue au gré des mots et des menus détails qui occupent les pensées les plus intimes de la jeune femme. Les petits et les grands événements  s&#8217;enchaînent. Helen élève ses enfants, Helen part en vacances avec sa sœur Louise, Helen devient grand-mère, Helen fait des travaux dans sa maison, Helen retrouve l&#8217;envie de l&#8217;autre, l&#8217;envie de vivre. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; font-size: x-small;">Contre toute attente, à partir d&#8217;un thème difficile, Lisa Moore nous offre un texte plutôt positif, empli de délicatesse et de pudeur. L&#8217;histoire ne sombre jamais dans le pathos mais touche du doigt l&#8217;indicible, la souffrance humaine. Février est un livre tout en douceur, touchant et envoutant, porteur d&#8217;espoir malgré tout.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; font-size: x-small;">Chronique rédigée par <a href="http://oceanicus-in-folio.fr/lire/index.php">Océanicus in folio</a><br />
</span></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="font-family: Georgia,'Times New Roman',Times,serif; font-size: 12px; text-align: justify;"> </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Février 1982, Terre-Neuve : au large des côtes, une plate-forme pétrolière fait naufrage, emportant avec elle des dizaines d&#8217;hommes, dont Cal O&#8217;Mara, le mari d&#8217;Helen, déjà mère de trois enfants et enceinte du quatrième.</p>
<p style="text-align: justify;">La vie passe, plus forte que le deuil, les devoirs et les joies maternels habitent et provoquent chaque pas, le quotidien s&#8217;empare du destin. Pourtant Helen ne cesse de parcourir les spirales du drame qui l&#8217;a engloutie, cette nui-là, les ombres qui la peuplent, celle, obsédante, et comme incandescente, de Cal. C&#8217;est son fils unique qui l&#8217;arrache à sa solitude et la ramène à la vie, alors qu&#8217;à son tour il se découvre père sans l&#8217;avoir voulu.</p>
<p style="text-align: justify;">Par l&#8217;écriture, <a href="http://fr.ulike.net/Lisa_Moore" target="_blank">Lisa Moore</a> construit un roman de la mémoire : un détail, un mot, un geste en rappelle un autre et le roman ne cesse de naviguer, tout comme Helen, du passé au présent, sur un rythme qui semble naturel, celui de nos souvenirs, de nos rêves, où se mêlent les âges et les êtres, et d&#8217;où jaillit une profonde humanité.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom de Barbara Constantine</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 15:40:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[barbara-constantine]]></category>
		<category><![CDATA[calmann-lévy]]></category>
		<category><![CDATA[tom-petit-tom-tout-petit-homme-tom]]></category>

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		<description><![CDATA[Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom de Barbara Constantine chez Calmann-Lévy
De quoi ça parle :
C&#8217;est l&#8217;histoire de Tom et de sa mère Joss. Tout cela pourrait être une histoire comme les autres si Tom, 11 ans, n&#8217;avait pas une maman de seulement 25 ans. En effet, toute jeune, Joss, a eu une relation qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2342" style="border: 10px solid WHITE;" title="genere-miniature.aspx" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/03/genere-miniature.aspx.gif" alt="genere-miniature.aspx" width="124" height="239" />Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom de <a href="http://fr.ulike.net/Barbara_Constantine" target="_blank">Barbara Constantine</a> chez Calmann-Lévy</h3>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">De quoi ça parle :</span></strong></p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire de Tom et de sa mère Joss. Tout cela pourrait être une histoire comme les autres si Tom, 11 ans, n&#8217;avait pas une maman de seulement 25 ans. En effet, toute jeune, Joss, a eu une relation qui l&#8217;a laissée enceinte, du premier coup&#8230; Et le jeune homme n&#8217;a pas été tenu au courant de sa paternité.<br />
Actuellement, ils habitent un vieux mobil-home et joindre les deux bouts s&#8217;avère vraiment difficile. Joss travaille à mi-temps avec la folle idée de passer le bac en candidat libre. Et Tom agrémente le quotidien de rapines dans le jardin des voisins. C&#8217;est ainsi qu&#8217;un jour, il va sauver la vie d&#8217;une petite grand-mère tombée dans son jardin. Et cette rencontre va réellement changer ses habitudes, sa vie. Et puis ressurgit celui qui est son père, et qui ne le sait pas.<br />
Une belle histoire, celle d&#8217;un enfant qui tente de se construire et celle d&#8217;une trop jeune maman.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Ce que j&#8217;en ai pensé :</span></strong></p>
<p>Je n&#8217;irai pas par quatre chemins : lisez-le. C&#8217;est bien écrit et c&#8217;est intelligent.<br />
Joss est une jeune femme qui est complètement perdue. Avoir un enfant alors qu&#8217;on en est encore un pose un certain nombre de questions. Et cette jeune femme a bien du mal à se positionner dans un rôle de mère, à savoir comment élever cet enfant tout en menant sa vie de femme. Et il faut le dire, c&#8217;est surtout sa vie de femme qui est privilégiée. Joss a bien du mal à trouver les priorités et à assumer ses responsabilités.<br />
Tom est un garçon épatant et touchant. Et son amitié avec la grand-mère, Madeleine, est un beau message sur les sentiments inter-générationnels mais également une belle leçon sur l&#8217;entraide. C&#8217;est ce genre de garçon qui pousse seul, au soleil, comme une herbe folle.<br />
J&#8217;ai également été très touchée par le personnage du père qui s&#8217;attache à cet enfant avant même de savoir que c&#8217;est le sien.<br />
Et puis le changement de point de vue de chapitre en chapitre, proposant jusqu&#8217;au point de vue des animaux de la grand-mère, est savoureux. Chaque ressenti permet d&#8217;éclairer cette histoire par touche successive. Un beau mélange de rire et d&#8217;émotions.</p>
<p>Hormis le lien familial que l&#8217;on découvre à la fin et qui m&#8217;a semblé un peu tiré par les cheveux, j&#8217;ai vraiment aimé ce livre qui est une tranche de vie comme on les aime. Malgré la difficulté, les personnages avancent et se construisent ensemble.</p>
<p>Chronique rédigée par <a href="http://milleetunepages.canalblog.com/">Mille et une pages </a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<h3><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="font-family: Arial,Helvetica,Verdana,sans-serif; font-size: 12px; text-align: left;">Tom a onze ans.<br style="margin: 0px;" />Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l&#8217;a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard le soir, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique leurs carottes, leurs pommes de terre&#8230; Mais comme il a très peur de se faire prendre et d&#8217;être envoyé à la Ddass (c&#8217;est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu&#8217;elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes.<br style="margin: 0px;" />Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom (petit homme) n&#8217;était pas passé par là&#8230;</p>
<p></span></span></h3>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Père des mensonges de Brian Evenson</title>
		<link>http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/2010/03/romans-etrangers/pere-des-mensonges-de-brian-evenson-2</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 16:48:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[brian-evenson]]></category>
		<category><![CDATA[le-cherche-midi]]></category>
		<category><![CDATA[père-des-mensonges]]></category>

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		<description><![CDATA[Père des mensonges de Brian Evenson chez Le Cherche Midi éditeur
 
Un livre prenant mais terriblement dérangeant et tordu. Il se lit d&#8217;une traite, comme un thriller.
Un homme d&#8217;église (la Corporation du Sang de l&#8217;Agneau, les Sanguistes) , le doyen Fochs va consulter un psychiatre à la demande de sa femme suite à des troubles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2318" style="border: 10px solid WHITE;" title="arton16107-817f7" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/03/arton16107-817f7.jpg" alt="arton16107-817f7" width="158" height="250" />Père des mensonges de Brian Evenson chez Le Cherche Midi éditeur</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000080;">Un livre prenant mais terriblement dérangeant et tordu. Il se lit d&#8217;une traite, comme un thriller.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000080;">Un homme d&#8217;église (la Corporation du Sang de l&#8217;Agneau, les Sanguistes) , le doyen Fochs va consulter un psychiatre à la demande de sa femme suite à des troubles du sommeil. Il prétend supporter difficilement sa nouvelle charge de doyen et faire des rêves avec des pensées pédophiles. Assez vite, Feshtig, le psychiatre, doute que cela ne soit que des rêves, d&#8217;autant plus qu&#8217;une jeune fille a été assassinée et que deux jeunes garçons l&#8217;accusent de violence sexuelle. La hiérarchie religieuse du doyen va tenter par tous les moyens de supprimer ou modifier le rapport que Feshtig. Le lecteur est face à plusieurs points de vue : des lettres échangées entre les autorités religieuses et l&#8217;Institut de psychanalyse qui emploi Feshtig, les notes du psychiatre et le récit de Fochs lui-même. J&#8217;ai été révoltée par la froideur de Fochs qui profite de sa position d&#8217;homme d&#8217;église et son pouvoir «spirituel» pour justifier ses faits et gestes. L&#8217;hypocrisie des autorités religieuses est également difficile à comprendre ! Le titre du livre est vraiment bien trouvé, le mensonge est omniprésent. Fochs affiche cette froideur, mais il mène en lui-même un combat avec une vision d&#8217;un homme à la tête sanglante, ni lui, ni le lecteur ne savent si cet homme représente le Christ ou le Diable. J&#8217;ai du mal à dire si j&#8217;ai vraiment aimé ce livre, je l&#8217;ai surtout trouvé très dérangeant !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000080;">Merci à Chroniques de la rentrée littéraire et aux éditions Le Cherche Midi pour m&#8217;avoir fait découvrir ce livre.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000080;">Chronique rédigée par <a href="http://aproposdelivres.canalblog.com/">A propos de livres </a><br />
</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;"> </span></span></p>
<h3>Extraits page 19 :</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #003300;">Extrait : (page 19)</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #003300;">Antécédents</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #003300;">Lorsque je l&#8217;ai rencontré, Eldon Fochs était un comptable de trente-huit ans, exerçant également la fonction de doyen laïc au sein de la Corporation du Sang de l&#8217;Agneau (les Sanguistes), secte religieuse fortement conservatrice. Il était rasé de près, de teint pâle, habillé convenablement d&#8217;un costume sombre solide, d&#8217;une chemise blanche et d&#8217;une cravate classique, selon le code vestimentaire adopté par les chefs ecclésiastiques. Lors de nos entretiens, il n&#8217;a jamais fait d&#8217;entorse à ce style vestimentaire. C&#8217;était un homme corpulent, à la voix douce, légèrement embarrasssé par son corps mais jouissant cependant d&#8217;une certaine décontraction dans son comportement. Il commençait une thérapie à la demande de son épouse, qui s&#8217;inquiétait de modifications récentes dans ses habitudes de sommeil, modifications qui comprenaient le fait de « parler dans son sommeil avec la voix de quelqu&#8217;un d&#8217;autre », des accès de somnambulisme, et de brefs épisodes violents à l&#8217;encontre de sa femme lorsqu&#8217;elle le réveillait (épisodes dont il n&#8217;avait pas le souvenir). Fochs estimait que sa femme exagérait, mais il avait néanmoins choisi de venir me trouver pour deux raisons : premièrement, pour apaiser son épouse, deuxièmement, parce qu&#8217;au cours de l&#8217;année passée il avait eu « des pensées et rêves perturbants » dont il « voulait se libérer ».</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #003300;">Lors de notre premier entretien, Fochs a précisé qu&#8217;il préférait être appelé « frère Fochs », « doyen Fochs » ou simplement « Fochs » plutôt que par son prénom, Eldon. Il a rechigné tout d&#8217;abord à évoquer son histoire familiale. Les pensées et rêves perturbants n&#8217;avaient, selon lui, « rien à voir avec le passé », puisqu&#8217;ils n&#8217;avaient débuté qu&#8217;un an plus tôt. En insistant, toutefois, j&#8217;ai découvert qu&#8217;il était l&#8217;aîné de deux enfants, le plus jeune étant mort à la naissance. Il a été « élevé dans la foi » au sein d&#8217;une famille sanguiste de la classe moyenne, dans un quartier à dominante sanguiste. L&#8217;enterrement de son frère, présidé par son père, un doyen de l&#8217;Église, compte parmi ses premiers souvenirs. Il se rappelle également sa mère l&#8217;aidant à apprendre à lire dans l&#8217;organe officiel des enfants sanguistes, Viens à moi, lorsqu&#8217;il avait cinq ans, et l&#8217;absence fréquente de son père dans sa jeunesse à cause de ses responsabilités au sein de l&#8217;Église.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #003300;"><br />
</span></p>
<h3>Quatrième de couverture</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Atteint de troubles du sommeil et de rêves perturbants, Eldon Fochs, respectable homme d’Église, décide de consulter un psychothérapeute, Alexandre Feshtig. Bientôt, il lui confesse une attirance coupable pour les jeunes enfants. Lorsqu’une petite fille de la communauté est violée puis assassinée, Feshtig, qui soupçonne Fochs d’être passé à l’acte, prévient les autorités religieuses qui vont tout faire pour discréditer le psychothérapeute et éviter le scandale qui se profile.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Après Inversion et La Confrérie des mutilés, <a href="http://fr.ulike.net/Brian_Evenson" target="_blank">Brian Evenson</a> poursuit avec Père des mensonges son analyse critique du fait religieux et de la violence spirituelle, psychologique et sociale, que celui-ci peut susciter. À l’image d’Edgar Poe, il place le lecteur au coeur même d’une folie à l’origine et à l’issue aussi complexes et ambiguës l’une que l’autre.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">
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		<title>Tous mes voeux d&#8217;Anne Weber</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 16:32:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Actes-sud]]></category>
		<category><![CDATA[anne-weber]]></category>
		<category><![CDATA[tous-mes-voeux]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous mes voeux d&#8217;Anne Weber chez Actes Sud
C&#8217;est le premier livre que je lis d&#8217;Anne Weber. Et ma toute première impression quand j&#8217;ai commencé ce livre, je dois dire ma déboussolé.
Qu&#8217;est ce roman sans queue ni tête ?
Puis, je l&#8217;ai repris et je l&#8217;ai trouvé l&#8217;idée de départ très original. Car c&#8217;est une véritable réflexion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2314" style="border: 10px solid WHITE;" title="arton16088-14b81" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/03/arton16088-14b81.jpg" alt="arton16088-14b81" width="120" height="227" />Tous mes voeux d&#8217;Anne Weber chez Actes Sud</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;">C&#8217;est le premier livre que je lis d&#8217;Anne Weber. Et ma toute première impression quand j&#8217;ai commencé ce livre, je dois dire ma déboussolé.<br />
Qu&#8217;est ce roman sans queue ni tête ?<br />
Puis, je l&#8217;ai repris et je l&#8217;ai trouvé l&#8217;idée de départ très original. Car c&#8217;est une véritable réflexion qu&#8217;est ce que la fiction ? qu&#8217;est ce qu&#8217;écrire une histoire faire exister des personnages ? C&#8217;est l&#8217;histoire de l&#8217;écrivaine Anne Weber, en train d&#8217;écrire un roman &nbsp;&raquo; Château de sable&nbsp;&raquo; et son personnage féminin se nomme Léa. &laquo;&nbsp;<span style="font-weight: bold; color: #33cc00;"><span> </span>Évidement, je n&#8217;avais pas fait agir Léa tout à fait comme moi dans la même situation et, au lieu de l&#8217;installer dans le 2e arrondissement, où je suis domiciliée, je l&#8217;avais logée rue des Épinettes, près de la place de Clichy, donc à l&#8217;autre bout de la ville.&nbsp;&raquo;</span><span> </span>Mais pas convaincu par ce manuscrit, elle le jette à la poubelle. Elle reprend un nouveau roman.<br />
Les frontières entre le réel et l&#8217;imaginaire sont floues. L&#8217;auteur nous explique les processus de création. C&#8217;est une histoire où il est question d&#8217;amour, de désir d&#8217;écrire une histoire d&#8217; amour avec une fin heureuse comme tous les contes de fée. Est ce le souhait de l&#8217;auteure du roman qui est entrain de s&#8217;écrire ? Au final ce roman ma glisser des mains, car j&#8217;ai trouvé ce roman bien alambiqué. Est ce dû à l&#8217;humour spécial qui se dégage de ce roman auquel je n&#8217;ai pas adhéré ?</span></span></p>
<p><a style="color: #005488;" href="http://fr.ulike.net/Anne_Weber" target="_blank">Anne Weber<span> </span></a>auteure allemande mais elle écrit et se traduit elle même.</p>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;">Chronique rédigée par<a href="http://livresdemalice.blogspot.com/2010/02/anne-weber-tous-mes-vux.html"> Livres de Malice </a></span></span></p>
<h3><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;">Quatrième de couverture :</span></span></h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">L’amour, tout le monde en parle, presque tout le monde le fait, et nul n’est à l’abri de ses extravagances.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Au départ, un homme au passage duquel personne ne se retourne dans la rue, un être pâle, exagérément discret et qui paraît, pour tout dire, parfaitement insignifiant. Mais contre toute attente, cet homme se révèle être l’incarnation du prince charmant : épris d’amour, attentionné, courtois, bref, il est l’homme que l’héroïne, car il y en a une, attendait. Tous leurs voeux ne seront pas exaucés pour autant.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Le jeu subtil de l’écrivain confirmée qu’est Anne Weber, ainsi que sa légèreté pour relater des choses graves, transforment cette chronique d’un amour explosif en une oeuvre romanesque raffinée et profonde. Et si la vengeance était un plat qui se mange en riant ? Tous mes voeux est un conte cruel plein de surprises, d’esprit et de lumière. Anne Weber, née en Allemagne, est installée en France depuis 1983 et vit aujourd’hui entre Paris et la Bretagne. Ses livres, qu’elle écrit toujours en allemand et en français, paraissent simultanément dans les deux pays. Lauréate de plusieurs prix pour son oeuvre littéraire, Anne Weber est aussi une traductrice de renom.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Ses précédents livres ont tous été publiés au Seuil : Ida invente la poudre (1998), Première personne (2001), Cerbère (2004), Cendres &amp; métaux (2006) et Chers oiseaux (2006). Parallèlement à la publication de Tous mes voeux paraît Auguste, aux éditions Le Bruit du Temps.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">
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		<title>L&#8217;évasion d&#8217;Adam Thirlwell</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 16:21:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[adam-thirlwell]]></category>
		<category><![CDATA[l-evasion]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;évasion d&#8217;Adam Thirlwell aux éditions de L&#8217;Olivier
Attention, granTécrivain. C&#8217;est écrit sur la quatrième de couverture. Ce n&#8217;est pas tous les jours qu&#8217;on compare un roman à Tristram Shandy ou à un autre granTauteur Milan Kundera. Le maître tchèque est même cité  quelques lignes plus bas : « un roman dont l&#8217;humour est mélancolique, la mélancolie malicieuse et le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2311" style="border: 10px solid white;" title="arton15935-9ae76" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/03/arton15935-9ae76.jpg" alt="arton15935-9ae76" width="172" height="250" />L&#8217;évasion d&#8217;Adam Thirlwell aux éditions de L&#8217;Olivier</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Attention, granTécrivain. C&#8217;est écrit sur la quatrième de couverture. Ce n&#8217;est pas tous les jours qu&#8217;on compare un roman à Tristram Shandy ou à un autre granTauteur Milan Kundera. Le maître tchèque est même cité  quelques lignes plus bas : « un roman dont l&#8217;humour est mélancolique, la mélancolie malicieuse et le talent impressionnant ». De quoi impressionner l&#8217;apprenti critique du dimanche au moment de commencer à rédiger.<br />
Et bien oui, Milan a raison, tout ce qu&#8217;il dit dans cette citation est vraie. Mais l&#8217;évasion ce n&#8217;est pas que ça. Malheureusement. Si toutes les qualités susmentionnées – intelligence, mélancolie talent, pour les distraits &#8211; sont là, il en manque une pourtant : celle qui donne envie de recommander sans condition un livre.<br />
L&#8217;évasion est un roman difficile à résumer, ce qui constitue déjà un bon signe. Soit un banquier presque octogénaire, j&#8217;ai nommé Raphaël Haffner. Le roman s&#8217;ouvre sur une scène de voyeurisme sexuel, soit le dit banquier enfermé dans une armoire matant une femme de chambre de l&#8217;hôtel, où Haffner séjourne, et le fiancé de la jeune femme. Que diable est il venu faire dans cette armoire, vous demandez-vous.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Au fil des pages, on le comprend, le sexe est la grande affaire de la vie d&#8217;Haffner, une obsession pour cet éternel adolescent, qui cite la liste des empereurs romains, comme d&#8217;autres connaissent les stations de métro de la ligne 9 entre République et Porte de Montreuil.  Une occupation qui n&#8217;étonnera pas ceux qui avaient lu le premier roman de Thirwell où une histoire de mariage à trois servait de base à l&#8217;évocation des théories de l&#8217;auteur sur la vie en société. Comme on dit dans les pages Mode du Figaro, « les basiques sont là ».</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Comme rien n&#8217;est jamais simple, derrière son obsession qu&#8217;il analyse au fil des pages, Haffner est aussi un grand amoureux, l&#8217;homme d&#8217;une femme. D&#8217;ailleurs, ce n&#8217;est sûrement pas un hasard si au crépuscule de sa vie, l&#8217;indigne libidineux séjourne dans un palace d&#8217;Europe centrale. S&#8217;il est venu en ce lieu, c&#8217;est qu&#8217;il attend de pouvoir de récupérer la maison des parents de sa défunte épouse. Comme une sorte d&#8217;ultime rachat, mais n&#8217;en disons pas davantage, l&#8217;histoire de ce mariage réservant un coup de théâtre final qu&#8217;il serait injuste et indélicat de révéler.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">L&#8217;évasion est donc de ces romans dont l&#8217;intérêt ne réside pas dans la progression de l&#8217;intrigue, que l&#8217;on vient de résumer, pour peu qu&#8217;on ajoute qu&#8217;Haffner entretient une liaison avec une touriste échouée dans le même hôtel. L&#8217;intérêt réside dans le portrait qui est fait d&#8217;un homme, alternant le récit au présent (l&#8217;intrigue principale) et des flash backs (l&#8217;enfance d&#8217;Haffner, les amours d&#8217;Haffner, Haffner et son beau-frère, Haffner et la religion juive&#8230;). Thirwell, possédant un sens très sûr de la construction, précise ainsi au fil des pages le portrait de son héros. Roman riche de digressions philosophiques – comme celle-ci « la vie n&#8217;était qu&#8217;une façon de plus de perdre son temps », L&#8217;évasion soufre malgré tout d&#8217;un problème de rythme. Le livre est trop long par rapport aux enjeux narratifs qui le constituent.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">En puis j&#8217;ai envie de pousser un coup de gueule : je n&#8217;en peux plus des clichés sur l&#8217;Europe de l&#8217;est. A les lire, l&#8217;européen central ou oriental moyen est une brute épaisse, avide de dollars, prêt à tout pour les obtenir. Les filles se prostituent, les hommes se soulent et le pays est forcément peuplé de corrompus passés en une nuit du communisme au capitalisme, sans morale. On ne demande pas à un écrivain de nous décrire toutes les subtilités du réel, surtout quand son propos n&#8217;est évidemment pas naturaliste comme c&#8217;est ici le cas. L&#8217;évasion est un conte qui se déroule dans un pays largement imaginaire, j&#8217;ai bien compris. Un roman qui prétend nous montrer un personnage dans toute sa complexité ne peut-il pas faire de même avec le décor qui l&#8217;entoure ? La littérature ne devrait-elle pas aussi s&#8217;attacher à détruire les clichés qui polluent nos imaginaires ?<br />
Reste que Thirwell est incontestablement intelligent et cultivé et qu&#8217;il possède l&#8217;art romanesque.A peine âgé de 30 ans, il a écrit la vie d&#8217;un homme ayant vécu, sans qu&#8217;à aucun moment, on ait le moindre doute sur la véracité du personnage. Dommage qu&#8217;il ne fasse pas davantage confiance au roman, qu&#8217;il se croit obligé de faire son « malin ». Car les plus belles pages de ce livre relatent l&#8217;amour qu&#8217;éprouve Haffner pour la musique de Cole Porter et les chansons d&#8217;Ella Fitzgerald. De même, la relation entre Haffner et son petit fils Benjamin sont aussi d&#8217;une grande justesse sans jamais tomber dans le mièvre.<br />
Vivement le troisième roman d&#8217;Adam Thirwell. Et sans citation de Kundera, pour intimider le lecteur.</span><br />
<span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;">Chronique rédigée par Christophe Bys</span></span></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">u’est-ce qui peut conduire un banquier âgé de 78 ans, citoyen britannique et juif, à s’installer dans un palace d’Europe centrale pour une durée indéterminée ? Haffner est un homme à femmes, il ne l’a jamais caché, et son séjour dans ce spa luxueux devrait lui permettre de vérifier que son pouvoir de séduction est intact. Et puis, il y a la villa confisquée par le gouvernement local soixante ans plus tôt, et qu’il a pour mission de récupérer. Mais la véritable raison est ailleurs. Haffner est un éternel adolescent – il en a les appétits et la naïveté – et un libertin. C’est un déserteur qui s’efforce d’échapper à l’âge mûr et à ses maux – la gravité, le sens des responsabilités, l’expérience. Mais peut-on vraiment s’évader de sa propre vie ? N’est-ce pas un leurre de plus, une illusion que nous propose le Destin, comme une farce ultime avant la disparition définitive ?</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Avec ce livre troublant, Adam Thirlwell tient toutes les promesses de son premier roman, Politique. Comique, érotique, imprévisible, L’Évasion s’inscrit d’emblée dans une tradition littéraire qui, de Tristram Shandy aux romans de Kundera, passe l’existence humaine au crible de l’ironie.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify"><a href="http://fr.ulike.net/Adam_Thirlwell" target="_blank">Adam Thirlwell</a> est né en 1978. Comme Zadie Smith ou Jonathan Safran Foer, il a connu le succès avant 30 ans avec Politique, publié en Angleterre en 2003. Il vit à Londres.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">« Un roman dont l’humour est mélancolique, la mélancolie malicieuse et le talent impressionnant. » Milan Kundera</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Traduit de l’anglais par Anne-Laure Tissut.</p>
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		<title>La paresse et l&#8217;oubli de David Rochefort</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 16:07:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Premiers Romans]]></category>
		<category><![CDATA[david-rochefort]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
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		<description><![CDATA[La paresse et l&#8217;oubli de David Rochefort chez Gallimard
Pour un premier roman, c&#8217;est une réussite. A tel point qu&#8217;on se demande si ce n&#8217;est pas un de ses canulars comme l&#8217;édition les aime, un auteur confirmé qui tenterait une remise en cause en publiant sous pseudonyme. J&#8217;ai vu des photos de David Rochefort, et rien ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2307" style="border: 10px solid WHITE;" title="arton16064-24f24" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/03/arton16064-24f24.jpg" alt="arton16064-24f24" width="168" height="250" />La paresse et l&#8217;oubli de David Rochefort chez Gallimard</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Pour un premier roman, c&#8217;est une réussite. A tel point qu&#8217;on se demande si ce n&#8217;est pas un de ses canulars comme l&#8217;édition les aime, un auteur confirmé qui tenterait une remise en cause en publiant sous pseudonyme. J&#8217;ai vu des photos de <a href="http://fr.ulike.net/David_Rochefor" target="_blank">David Rochefort</a>, et rien ne laisse penser que ce pourrait être Philippe Sollers avec des postiches.<span> </span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Bienvenue au lycée Saint-James de Neuilly, où Ratel, l&#8217;anti-héros et deux de ses camarades, aussi anti-héros que lui, Joris et Dimitri, terminent leurs études secondaires, à l&#8217;âge des possibles, le meilleur comme le pire. Ces trois-là seront rassemblées par leur goût pour le hard rock. Le lecteur au fait des moeurs neuilléennes l&#8217;aura compris : le roman ne se situe pas du côté bling bling de la capitale des Hauts-de-Seine. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">La littérature est une affaire de style, tout le monde le sait. Rochefort le prouve. Des parents de Joris , il écrit : ce sont « d&#8217;honnêtes cadres sans intérêt : de braves catholiques qui ont mauvaise haleine ». Fermez le ban tout est dit.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Un peu plus loin, : « Le visage de Dimitri est rond, franc, sans mensonges. Quand il rit, tous ses traits s&#8217;animent ; il mange comme huit mineurs polonais, et déteste être interrompu pendant son bâfrage. Une âme d&#8217;enfant dans un corps de géant ». Voilà pour l&#8217;arrivée du troisième larron de l&#8217;histoire. Rythme et précision sont les deux grandes qualités du style de David Rochefort. Ce n&#8217;est pas parce que le roman parle de trois jeunes que le style joue à imiter un parler jeune souvent pathétique en littérature.<span> </span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Autant le dire d&#8217;emblée, la paresse et l&#8217;oubli est ce qu&#8217;il m&#8217;a été donné de lire de plus fort en littérature française depuis longtemps. En même temps, je ne lis pas tout ce qui publié.  Ça commence un peu comme le péril jeune de Cédric Klapisch, mais l&#8217;univers de Rochefort n&#8217;est pas celui de la comédie sympathique. On pense plutôt au titre original de La fureur de vivre de Nicholas Ray, Rebel without a cause. Le trio d&#8217;anti-héros sont, en effet, des rebelles qui se perdront faute de cause. Trop lucides pour pouvoir s&#8217;engager vraiment, pas assez cyniques pour accepter le monde tel qu&#8217;il est. Sauf peut-être Joris très vite confronté aux réalités de la vie. Son choix radical est aussi un refus de « son » monde tel qu&#8217;il est.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">La paresse et la vie est le portrait d&#8217;une génération perdue, qui s&#8217;ennuie devant la télévision, voudrait changer le monde mais qui sait qu&#8217;on ne le peut pas, qui cherche sans trouver. Que faire qui n&#8217;est déjà été fait ? Il y a bien l&#8217;alcool et les drogues pour oublier le réel. Mais le retour est toujours brutal dans le roman. Ratel parti à Berlin, après que son père disparaisse mystérieusement – le père de ratel est la sorte de point aveugle du roman, le centre vers lequel tout converge et qui reste pourtant une masse opaque, incompréhensible à son fils, à son épouse et au lecteur – y continuera ses expérimentations. Jusqu&#8217;à découvrir la souffrance du rejet, et l&#8217;inconstance des sentiments.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Ratel est né trop tard dans un monde trop vieux et son retour en France n&#8217;arrangera rien. Un temps, on espère que l&#8217;amitié sera une voie pour la rédemption. Mais les liens se font plus lâches et la reconstitution du trio aura perdu l&#8217;enthousiasme des premières fois. On n&#8217;est pas dans une chanson de Patrick Bruel. Les rendez-vous dans 10 ans sont cruels.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">La paresse et l&#8217;oubli n&#8217;est pas un livre facile à lire. On y boit beaucoup ; la tonalité  est noire. Si, comme j&#8217;ai entendu un jour un professionnel du livre le dire, vous pensez que « les écrivains devraient écrire des livres plus optimistes, parce que les gens ont des vies difficiles », passez votre chemin. La paresse et l&#8217;oubli n&#8217;est pas le roman qui vous réconciliera avec le bonheur de vivre. Peut-être qu&#8217;il vous donnera de quoi avoir un regard plus lucide. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Vous n&#8217;y trouverez ni complaisance avec les paradis artificiels – ils sont là, c&#8217;est tout, ni psychologisme à la française dans ce qu&#8217;il a de pire. David Rochefort, l&#8217;auteur est, ai-je lu, diplômé de philosophie. Et cela se lit. Le roman brasse aussi bien des considérations savantes sur le hard rock (ce passage est à la limite de la fiche « le hard rock pour les nuls » insérée dans le récit) que des citations d&#8217;Henri Laborit ou une analyse passionnante de The passenger d&#8217;Antiononi.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Que cela ne vous fasse pas peur, car si la paresse et l&#8217;oubli est un roman avec des morceaux d&#8217;idées à l&#8217;intérieur, c&#8217;est parce que celles-ci aident les personnages à appréhender le monde0. Roman dépressif d&#8217;un apprentissage intellectuel, il réussit à être savant et incarné (encore une fois, peut être, ce livre peut tomber des mains d&#8217;un lecteur non initié).</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Ce portrait de groupe est surtout un total démenti à Rimbaud qui prétendait qu&#8217;on n&#8217;est pas sérieux quand on a 17 ans. Ratel et sa bande prouvent le contraire. C&#8217;est d&#8217;avoir pris le monde avec tout le sérieux dont on est capable à cet âge qui les conduit dans deux cruelles impasses : la paresse et l&#8217;oubli.<span> </span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"><span>Chronique rédigée par Christophe Bys<br />
</span></span></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Roman d’une génération, celle des années 90 du siècle précédent.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Trois garçons du lycée Saint-James de Neuilly se retrouvent dans leur désir rimbaldien de changer le monde, au moins de le plier à leurs goûts et à leurs aspirations. Amateurs de musique heavy metal et de marijuana, rebelles sans cause et sans fougue excessive, ils boivent beaucoup, tout en rêvant d’actions situationnistes et d’une revue littéraire. L’alcool et la drogue jouent leur rôle obligé : celui de les sortir d’eux-mêmes, d’entretenir en eux un perpétuel éveil. Il y a dans ce premier roman une manière réussie de saisir les enfants perdus d’une époque en crise, servie par une écriture aisée et un art accompli de la formule.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">David Rochefort vit et travaille à Paris. La paresse et l’oubli est son premier roman.</p>
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		<title>Une bonne épouse indienne d&#8217;Anne Cherian</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 15:56:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Premiers Romans]]></category>
		<category><![CDATA[anne-cherian]]></category>
		<category><![CDATA[mercure-de-france]]></category>
		<category><![CDATA[UNE-bonne-epouse-indienne]]></category>

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		<description><![CDATA[Une bonne épouse indienne d&#8217;Anne Cherian chez Mercure de France

 
L&#8217;auteur, est née en Inde et vit en Californie et nous raconte à travers un mariage arrangé le voyage d&#8217;une femme qui passe de jeune indienne soumise en attente d&#8217;un mari à femme de médecin en Amérique, un statut a priori enviable, si elle ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2304" style="border: 10px solid WHITE" title="arton16149-e69d3" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/03/arton16149-e69d3.gif" alt="arton16149-e69d3" width="120" height="176" /><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;">Une bonne épouse indienne d&#8217;<a href="http://fr.ulike.net/Anne_Cherian" target="_blank">Anne Cherian</a> chez Mercure de France</p>
<p></span></h3>
<h3><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"> </span></h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">L&#8217;auteur, est née en Inde et vit en Californie et nous raconte à travers un mariage arrangé le voyage d&#8217;une femme qui passe de jeune indienne soumise en attente d&#8217;un mari à femme de médecin en Amérique, un statut a priori enviable, si elle ne doutait pas des sentiments de son mari.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Suneel, devenu Neel, anesthésiste brillant, vit à San Francisco, il roule en Porsche, a un appartement dans un des quartiers les plus prisés de la ville. Il sort avec une belle blonde et affiche un passeport américain. L&#8217;inde est déjà loin pour lui.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Leila vit avec ses parents dans une petite ville indienne, elle est prof à l&#8217;université mais surtout, à trente ans passés, elle est toujours célibataire, au grand dam de sa famille.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Neel rentre en Inde car son grand-père est malade et sa famille insiste pour qu&#8217;il rencontre des jeunes filles de bonne famille, en effet en Inde, c&#8217;est votre famille qui se charge de trouver votre moitié. C&#8217;est ainsi que Neel rencontre Leila et sa famille, et avant même de comprendre ce qui se passe, il se retrouve fiancé à la demoiselle. Pour lui, sa famille l&#8217;a piégé et il compte bien divorcer dès que possible. Pour Leila, après plusieurs années à essuyer des refus, elle a enfin été choisie mais s&#8217;étonne que son futur époux ne soit pas plus présent.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Les félicitations de la famille, la cérémonie du mariage, le couple n&#8217;a pas le temps de souffler avant de partir pour l&#8217;Amérique. Et là, Neel se dit qu&#8217;il va continuer tranquillou à voir sa maîtresse et qu&#8217;avec un peu de chance, Leila finira par comprendre et se lasser. Non mais quel connard !!! Certes, il ne souhaitait pas ce mariage mais ce n&#8217;est pas une raison pour ne pas assumer. D&#8217;ailleurs, il connaît les règles de vie en Inde et en Amérique alors que Leila doit faire face à un nouveau pays avec une mentalité très différente de celle de son pays d&#8217;origine. Si encore il lui avait dit clairement qu&#8217;il l&#8217;avait épousée par obligation et qu&#8217;il ne comptait pas se comporter en parfait mari. Mais non, au lieu de ça, il la laisse tous les weekends comme une vieille chaussette et se contente de donner le change en public devant ses amis.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Heureusement, Leila est loin d&#8217;être bête et comprend rapidement ce qui se passe. Mais que faire, quand on a été élevé pour devenir une bonne épouse soumise ? Quitter Neel ne fait pas partie de ses options car même s&#8217;il la trompe, c&#8217;est sur elle et sa famille que retomberait la honte (et là moi, je m&#8217;énerve tout seule devant mon livre avec une folle envie d&#8217;émasculer le monsieur et de secouer la dame).</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Le mariage arrangé dont nous parle ici l&#8217;auteur ne tombe pas dans les clichés : l&#8217;épouse est très intelligente et très cultivée et finit pas oser tenir tête à son mari. Le couple finit par se rapprocher même si la communication ne fait vraisemblablement pas partie de leur éducation. J&#8217;ai beaucoup apprécié le personnage de Leila mais pas celui de Neel. Le mec qui préfère sa secrétaire blonde un peu pouffe à la place d&#8217;une épouse intelligente cultivée et bien foutue, j&#8217;ai du mal à comprendre. Sa façon de traiter les deux femmes montre qu&#8217;il ne mérite ni l&#8217;une ni l&#8217;autre et même si pendant une bonne partie du livre j&#8217;ai souhaité qu&#8217;il réalise que sa femme est géniale et qu&#8217;il arrête de la tromper et essaie de la connaître, à la fin j&#8217;ai trouvé son personnage tellement moumou que j&#8217;aurais préféré que Leila le quitte et vive sa vie aux Etats-Unis sans lui.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Petit détail qui m&#8217;a bien plu : le nom de la traductrice apparaît sur la couverture. La traduction était d&#8217;ailleurs très réussie, aucune tournure de phrase bizarre, très peu de coquilles et un mini lexique à la fin du livre pour les termes indien plutôt que des notes en bas de pages à tout va ou des périphrases à coucher dehors. Et ça, ça fait du bien !</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Un livre qui se lit vite, avec des descriptions très réussies qui font voyager jusqu&#8217;en Inde et des chapitres courts et bien rédigés qui distillent un certains suspense et donnent envie d&#8217;enchaîner le suivant. Certaines situations feront cependant grincer des dents les féministes dans mon genre.</span></p>
<p><a href="http://celtictwilight.hautetfort.com/" target="_blank"><span style="font-family: Times New Roman; color: #0000ff; font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">Chronique rédigée par Chinchilla</span></span></a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">A la base de la vie de famille en Inde, il y a les mariages arrangés. C’est une des traditions à peu près immuables encore aujourd’hui maintenue par les mères, les grand-mères, les tantes et les belles-mères, très soigneusement à l’insu ou presque des principaux intéressés.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Neel a beau avoir étudié aux Etats-Unis et être devenu un brillant anesthésiste dans le plus grand hôpital de San Francisco, il n’y échappera pas — malgré son passeport américain et sa pétulante maîtresse californienne. Au cours d’un bref voyage en Inde, le piège se referme sur lui et le voilà marié à Leila qu’il n’a vue qu’une fois.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Certes, elle est belle, douce, cultivée, intelligente — bien plus qu’il ne l’imagine — mais il n’en veut pas. Obligé de la ramener avec lui à San Francisco, il va lui mener la vie dure, avec comme seule idée de s’en débarrasser.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Mais — et c’est tout le charme et la puissance de cet excellent roman — Leila va attendre son heure. D’abord apeurée, soumise, perdue dans un univers dont elle ignore les codes, elle va se reprendre, deviner, comprendre, refuser d’accepter — et gagner sur toute la ligne. Sans bruit, sans drame, sans scènes, elle va peu à peu prouver à son insupportable mari qu’on ne se coupe pas aussi facilement de ses racines et qu’avoir une bonne épouse indienne, c’est sûrement ce qui pouvait lui arriver de mieux. Emotion et humour garantis</p>
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