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	<title>Chroniques de la rentrée littéraire &#187; Actes-sud</title>
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	<description>Toute la rentrée littéraire enfin chroniquée. Pour chaque roman publié à la rentrée littéraire retrouvez au moins une chronique.</description>
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		<title>Tous mes voeux d&#8217;Anne Weber</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 16:32:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Actes-sud]]></category>
		<category><![CDATA[anne-weber]]></category>
		<category><![CDATA[tous-mes-voeux]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous mes voeux d&#8217;Anne Weber chez Actes Sud
C&#8217;est le premier livre que je lis d&#8217;Anne Weber. Et ma toute première impression quand j&#8217;ai commencé ce livre, je dois dire ma déboussolé.
Qu&#8217;est ce roman sans queue ni tête ?
Puis, je l&#8217;ai repris et je l&#8217;ai trouvé l&#8217;idée de départ très original. Car c&#8217;est une véritable réflexion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2314" style="border: 10px solid WHITE;" title="arton16088-14b81" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/03/arton16088-14b81.jpg" alt="arton16088-14b81" width="120" height="227" />Tous mes voeux d&#8217;Anne Weber chez Actes Sud</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;">C&#8217;est le premier livre que je lis d&#8217;Anne Weber. Et ma toute première impression quand j&#8217;ai commencé ce livre, je dois dire ma déboussolé.<br />
Qu&#8217;est ce roman sans queue ni tête ?<br />
Puis, je l&#8217;ai repris et je l&#8217;ai trouvé l&#8217;idée de départ très original. Car c&#8217;est une véritable réflexion qu&#8217;est ce que la fiction ? qu&#8217;est ce qu&#8217;écrire une histoire faire exister des personnages ? C&#8217;est l&#8217;histoire de l&#8217;écrivaine Anne Weber, en train d&#8217;écrire un roman &nbsp;&raquo; Château de sable&nbsp;&raquo; et son personnage féminin se nomme Léa. &laquo;&nbsp;<span style="font-weight: bold; color: #33cc00;"><span> </span>Évidement, je n&#8217;avais pas fait agir Léa tout à fait comme moi dans la même situation et, au lieu de l&#8217;installer dans le 2e arrondissement, où je suis domiciliée, je l&#8217;avais logée rue des Épinettes, près de la place de Clichy, donc à l&#8217;autre bout de la ville.&nbsp;&raquo;</span><span> </span>Mais pas convaincu par ce manuscrit, elle le jette à la poubelle. Elle reprend un nouveau roman.<br />
Les frontières entre le réel et l&#8217;imaginaire sont floues. L&#8217;auteur nous explique les processus de création. C&#8217;est une histoire où il est question d&#8217;amour, de désir d&#8217;écrire une histoire d&#8217; amour avec une fin heureuse comme tous les contes de fée. Est ce le souhait de l&#8217;auteure du roman qui est entrain de s&#8217;écrire ? Au final ce roman ma glisser des mains, car j&#8217;ai trouvé ce roman bien alambiqué. Est ce dû à l&#8217;humour spécial qui se dégage de ce roman auquel je n&#8217;ai pas adhéré ?</span></span></p>
<p><a style="color: #005488;" href="http://fr.ulike.net/Anne_Weber" target="_blank">Anne Weber<span> </span></a>auteure allemande mais elle écrit et se traduit elle même.</p>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;">Chronique rédigée par<a href="http://livresdemalice.blogspot.com/2010/02/anne-weber-tous-mes-vux.html"> Livres de Malice </a></span></span></p>
<h3><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;">Quatrième de couverture :</span></span></h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">L’amour, tout le monde en parle, presque tout le monde le fait, et nul n’est à l’abri de ses extravagances.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Au départ, un homme au passage duquel personne ne se retourne dans la rue, un être pâle, exagérément discret et qui paraît, pour tout dire, parfaitement insignifiant. Mais contre toute attente, cet homme se révèle être l’incarnation du prince charmant : épris d’amour, attentionné, courtois, bref, il est l’homme que l’héroïne, car il y en a une, attendait. Tous leurs voeux ne seront pas exaucés pour autant.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Le jeu subtil de l’écrivain confirmée qu’est Anne Weber, ainsi que sa légèreté pour relater des choses graves, transforment cette chronique d’un amour explosif en une oeuvre romanesque raffinée et profonde. Et si la vengeance était un plat qui se mange en riant ? Tous mes voeux est un conte cruel plein de surprises, d’esprit et de lumière. Anne Weber, née en Allemagne, est installée en France depuis 1983 et vit aujourd’hui entre Paris et la Bretagne. Ses livres, qu’elle écrit toujours en allemand et en français, paraissent simultanément dans les deux pays. Lauréate de plusieurs prix pour son oeuvre littéraire, Anne Weber est aussi une traductrice de renom.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Ses précédents livres ont tous été publiés au Seuil : Ida invente la poudre (1998), Première personne (2001), Cerbère (2004), Cendres &amp; métaux (2006) et Chers oiseaux (2006). Parallèlement à la publication de Tous mes voeux paraît Auguste, aux éditions Le Bruit du Temps.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">
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		<title>Mon couronnement de Véronique Bizot</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 00:25:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Actes-sud]]></category>
		<category><![CDATA[mon-couronnement]]></category>
		<category><![CDATA[véronique-bizot]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon couronnement de Véronique Bizot chez Actes Sud
Le résumé  du livre :
Un chercheur à la retraite depuis bien longtemps apprend, par une meute  de journalistes débarquant chez lui, que l&#8217;une de ses découvertes  vient d&#8217;être récompensée.
La cérémonie officielle approche à grand pas, mais comment avouer  qu&#8217;il n&#8217;a pas la moindre idée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2180" style="border: 10px solid white;" title="images" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/images.jpg" alt="images" width="78" height="150" />Mon couronnement de <a href="http://fr.ulike.net/V%C3%A9ronique_Bizot" target="_blank">Véronique Bizot</a> chez Actes Sud</h3>
<p><span style="font-family: Times New Roman; color: #ff00ff; font-size: small;">Le résumé  du <strong>livre</strong> :</span></p>
<p>Un chercheur à la retraite depuis bien longtemps apprend, par une meute  de journalistes débarquant chez lui, que l&#8217;une de ses découvertes  vient d&#8217;être récompensée.<br />
La cérémonie officielle approche à grand pas, mais comment avouer  qu&#8217;il n&#8217;a pas la moindre idée de laquelle de ses découvertes il peut  bien s&#8217;agir ? Et puis, pourquoi venir chambouler ainsi son quotidien,  doucement rythmé par la présence de sa femme de ménage ?</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; color: #ff00ff; font-size: small;">Mon avis <strong> pré-lecture</strong> :</span></p>
<p>Lorsque j&#8217;ai reçu la liste des ouvrages que l&#8217;on se proposait de m&#8217;envoyer  en échange d&#8217;une chronique, Mon couronnement était mon dernier choix.  Couverture un peu terne, drôle de format, pas beaucoup de pages, une  quatrième de couv&#8217; assez attractive, mais sans plus&#8230;<br />
Et puis le destin (et la rupture de stock des autres ouvrages que j&#8217;avais  choisis) a fait que je me suis retrouvée avec ce petit bouquin dans  les mains. Très honnêtement, je ne mourais pas d&#8217;envie de m&#8217;y attaquer.  Mais bon, quand on s&#8217;engage, on s&#8217;engage : c&#8217;est parti.</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; color: #ff00ff; font-size: small;">Mon avis <strong> post-lecture</strong> :</span></p>
<p>Quelle surprise ! C&#8217;est dingue ce qu&#8217;un livre peut changer votre façon  de voir les choses sur certains sujets. A la lecture du résumé, je  m&#8217;attendais à vivre la recherche de cette fameuse découverte parmi  les souvenirs du chercheur, au récit de sa vie passée, que sais-je  encore&#8230;</p>
<p>Et ben non. Le roman tout entier tourne autour de la condition de &laquo;&nbsp;vieux&nbsp;&raquo;.  Le regard des autres. Le sentiment d&#8217;être au mieux transparent, au  pire encombrant. La lenteur imposée par le corps quand l&#8217;esprit voudrait  aller plus vite. La torpeur des journées passées dans un petit appartement  encombré par des années de souvenirs matériels. Les relations familiales  qui s&#8217;étiolent, puisque n&#8217;est-ce pas, on est déjà presque parti.  L&#8217;envie de ne pas bousculer ses habitudes, après tout, pourquoi partir  se reposer au Touquet quand on pourrait aussi bien se reposer à Paris  ? Le réconfort d&#8217;une présence active en cuisine et trottinante. La  honte de n&#8217;être plus aussi présentable qu&#8217;autrefois. La gêne de recevoir  dans son salon, où traîne encore son pyjama, en boule sur l&#8217;accoudoir  du canapé. L&#8217;embarras de cette mémoire qui flanche, on s&#8217;rappelle  plus très bien&#8230;</p>
<p>Une description de cet univers à part entière, teintée de mélancolie  sous-jacente mais jamais plaintive, d&#8217;acceptation, de lucidité tellement  calme&#8230; Le temps qui s&#8217;écoule comme dans un sablier aux trois-quarts  vide&#8230; Pas de souffrance, pas de malheur, juste la vie qui approche  de son terme, et c&#8217;est normal, c&#8217;est dans l&#8217;ordre des choses.</p>
<p>Un bouquin pas vraiment triste, mais pas non plus rigolo-rigolo, ça  non. Avec un tel résumé, je ne suis pas sûre de vous avoir donné  envie de vous précipiter dessus&#8230;</p>
<p>Allez, pour vous faire oublier vos réticences, je vais gâcher volontairement  le suspense : à la fin, il ne meurt pas. Et tant mieux.</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Chronique rédigée par <a href="http://missrosebouquine.over-blog.com/">Miss Rose</a></span></p>
<h3><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Quatrième de couverture: </span></h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #ffffff; font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 13px;"><span style="color: #000000;">Le jour où le narrateur, un physicien depuis longtemps à la retraite, voit tout à coup débarquer chez lui une foule de gens venus l’interviewer et le féliciter pour une observation scientifique qu’il a faite autrefois, dont il a tout oublié et qui lui vaut aujourd’hui un prix, son seul réflexe, face à tous ces visages, est de s’accrocher à l’escabeau qui traîne au milieu de son salon et, dans son égarement, de bredouiller quelques mots devant les caméras.<br />
Mme Ambrunaz, elle, lui prépare des lentilles, le houspille, l’incite à réagir. Il réagit peu. Comment être vieux ? Il est lucide, désorienté, narquois. Il continue d’observer par la fenêtre de son appartement le va et vient de la rue Saint-Lazare. Parfois il monte dans un autobus, parfois il rend visite à un ancien ami, au sommet d’une tour du quartier Beaugrenelle. Mais plus personne n’est vraiment là. Le monde s’éloigne, les repères se brouillent. La connaissance scientifique ne résout rien, l’existence demeure informulable. Et la vieillesse un risible et déconcertant canular.<br />
Le narrateur pense à ses soeurs, l’une qui l’exaspère, mariée à un Alsacien, obsédée de l’ordre, l’autre qu’il aimait, partie vivre avec un évêque du côté de Tahiti, et dont l’absence n’a cessé de lui peser. A sa femme, défenestrée, qu’il aurait voulu aimer. A son frère, un écrivain célèbre, retiré en pleine montagne, dont il se demande s’il l’a jamais aimé. A ses anciens collègues, à ces heures d’hasardeuses spéculations scientifiques dans leur laboratoire mal chauffé. Il retrouve son fils, plus ou moins perdu de vue, le temps d’aller avec lui s’acheter un costume neuf pour la cérémonie de son prix. Il est invité en Chine. Il n’ira pas. Il ira au Touquet, conduit dans sa vieille Renault par Mme Ambrunaz.<br />
Quelque chose pourrait changer alors. Quelque chose</span> changera.</span></span></p>
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		<title>Pencher pour de Cécile Reyboz</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 21:04:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Actes-sud]]></category>
		<category><![CDATA[cecile-reyboz]]></category>
		<category><![CDATA[pencher-pour]]></category>

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		<description><![CDATA[Pencher pour de Cécile Reyboz chez Actes Sud
C’est une histoire étrange que nous invite à découvrir Cécile Reyboz.
Le personnage principal a un nom peu commun : Lazor Hilaire. C’est un grand type entre deux âges, qui siège au prud’hommes avec plus d’ennui que d’intérêt pour les gens qui passent devant lui. A une exception près [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2173" style="border: 10px solid white;" title="arton16087-25a55" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/arton16087-25a55.jpg" alt="arton16087-25a55" width="120" height="226" />Pencher pour de Cécile Reyboz chez Actes Sud</h3>
<p>C’est une histoire étrange que nous invite à découvrir Cécile Reyboz.</p>
<p>Le personnage principal a un nom peu commun : <strong>Lazor Hilaire</strong>. C’est un grand type entre deux âges, qui <strong>siège au prud’hommes</strong> avec plus d’ennui que d’intérêt pour les gens qui passent devant lui. A une exception près : il remarque <strong>une avocate à l’allure un peu spéciale</strong>, disons qu’elle est différente des femmes qu’il connaît. Elle s’appelle <strong>A</strong>. On ne connaîtra jamais son nom entier. <strong>Ces deux-là vont se croiser et faire un bout de chemin dans une ville qui voit s’élever dans ses rues des collines de détritus</strong> : les éboueurs ont disparu.</p>
<p><strong>La ville est un personnage à part entière</strong>. Lazor s’y enfonce comme dans un labyrinthe, donne rendez-vous à la grande fille de son ex dans un café, va dîner chez ses parents dans un silence habituel et pesant, et surtout, il aime à contempler le paysage urbain qui s’offre à ses yeux (et à son corps) devant la baie vitrée de son appartement haut perché dans un immeuble.</p>
<p>Le Président de la République étant en voyage dans l’espace, on ne sait pas quand tout ce chaos prendra fin…</p>
<p><strong>En dépit d’une plume plutôt fluide et imagée, la lecture de ce roman me laisse un sentiment de perplexité</strong>. Je n’ai pas trouvé le personnage de Lazor attachant (tout de même, à son âge, jouer avec de la pâte à modeler !), l’univers singulier dans lequel on est plongé n’est pas follement attirant et même plutôt glauque (imaginez une ville sous les détritus, les métros ne fonctionnent plus, beaucoup de gens n’osent plus sortir) et la mise en place de ces éléments n’aboutit pas à un final grandiose. Divisé en six jours et une nuit successifs, le récit raconté la plupart du temps au présent se déroule assez vite et <strong>je ne me suis pas véritablement ennuyée. Je pense simplement être passée à côté de l’histoire, dont je n’ai pas saisi l’intérêt intrinsèque.</strong></p>
<p><strong>Chronique rédigée par <a href="http://www.tamaculture.com/" target="_blank">Tamara</a><br />
</strong></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Lazor Hilaire est un homme singulier qui siège aux prud’hommes pour garder un oeil sur le sens de la vie tout en fredonnant une mélodie secrète, en cultivant une profonde tendance à la contemplation, un penchant pour l’évitement, pour l’autrement qui de plus en plus l’éloignent des autres.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Ainsi, lorsqu’il s’éprend d’une avocate dont le charme et l’élégance s’avèrent tout aussi particuliers, quand l’amour les entraîne dans la spirale du désir, les choses tournent d’une étrange manière. Car Lazor ne veut plus réduire le plaisir à sa triviale finitude, son exigence le porte ailleurs… Pendant ce temps le monde s’impatiente. La ville se couvre de déchets, le président de la République quitte la Terre pour une tournée interplanétaire, et dans la nuit étoilée les parents de Lazor se promènent, le chat Rémi fait un dernier voyage, les inconnus s’élancent et rebondissent sur des trampolines géants.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Autre chose, autrement, ailleurs…</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Un imaginaire poétique pour aborder le machisme de nos cultures, pour observer, sous couvert d’un monde secret, le théâtre urbain, politique et social de ce début de siècle en France. Après Chanson pour bestioles (prix Lilas 2008 et prix Découverte prince de Monaco 2008), ce livre est le second roman de <a href="http://fr.ulike.net/C%C3%A9cile_Reyboz" target="_blank">Cécile Reyboz</a>. Elle vit et travaille à Paris, écrit par ailleurs pour le théâtre.</p>
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		<title>Les femmes du braconnier de Claude Pujade-Renaud</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 20:34:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Actes-sud]]></category>
		<category><![CDATA[claude-pujade-renaud]]></category>
		<category><![CDATA[les-femmes-du-braconnier]]></category>

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		<description><![CDATA[Les femmes du Braconnier de Claude Pujade-Renaud chez Actes Sud
 
En 1956, à  Cambridge, la jeune américaine Sylvia Plath fait la connaissance de Ted Hughes,  poète prometteur à la séduction animale et en tombe immédiatement  amoureuse. Sylvia et Ted se marient, ont des enfants et mènent une vie  tumultueuse, faite de création [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2159" style="border: 10px solid white;" title="arton16086-ee2a2" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/arton16086-ee2a21.jpg" alt="arton16086-ee2a2" width="120" height="227" />Les femmes du Braconnier de Claude Pujade-Renaud chez Actes Sud</h3>
<p><span><span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: x-small;"> </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">En 1956, à  Cambridge, la jeune américaine Sylvia Plath fait la connaissance de Ted Hughes,  poète prometteur à la séduction animale et en tombe immédiatement  amoureuse. Sylvia et Ted se marient, ont des enfants et mènent une vie  tumultueuse, faite de création et de cris. En 1962 le couple se sépare  ; Ted quitte Sylvia pour Assia. En 1963 Sylvia se suicide, à l&#8217;âge de 31  ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Biographie  romancée, <em>Les femmes du braconnier</em> appartient à un genre que je prise  peu, et qui semble connaître un certain regain de popularité (surtout au cinéma  d&#8217;ailleurs). C&#8217;est un genre qui peine à me convaincre, gênée que je suis  par son côté hybride qui a tendance à favoriser la confusion entre la vie  et l&#8217;oeuvre comme si la première expliquait forcément la deuxième et comme s&#8217;il  fallait chercher dans le quotidien le plus banal et l&#8217;intimité parfois la plus  sordide une analyse des romans, poèmes et autres nouvelles que nous ont laissé  les auteurs. Je me demande toujours ce qui pousse un écrivain à choisir  cette forme pour le moins difficile et à préférer à des personnages de fiction  des êtres de chair et de sang : tenter de combler les trous d&#8217;une vie peut-être  fascinante certes, mais au prix d&#8217;une certaine vérité, si tant est que l&#8217;on  puisse jamais atteindre la vérité d&#8217;un être humain, et ce, quel que soit le  biais que l&#8217;on choisisse.</p>
<p style="text-align: justify;">Le braconnier,  c&#8217;est Ted Hughes, donc, poète à la stature de géant, voix de rocaille et poil  d&#8217;ours, homme à la fois intellectuel et bestial, dont le magnétisme animal  séduit toutes les femmes qui ont le malheur de l&#8217;approcher d&#8217;un peu trop près.  L&#8217;une de ces femmes est Sylvia Plath, romancière et poétesse américaine qui  traversa sa vie comme une comète, tour à tour dépressive et exaltée, follement  et fusionnellement éprise de cet homme qui ne se conçoit pas monogame. Sylvia,  qui a tenté de se suicider en 1953, se lance dans le mariage pour se sauver  d&#8217;elle-même, croyant mettre ainsi à distance les insomnies et les pulsions de  mort, et s&#8217;investit dans la course à la maternité pour conjurer l&#8217;abîme de la  page blanche, la fécondité du corps semblant alimenter la création littéraire.  Mais ce couple uni dans la Littérature et la Poésie, exigeantes muses auxquelles  il sacrifie tout, ne dure pas. Ted quitte Sylvia pour Assia Wevill, peintre,  traductrice et poétesse, une femme à la beauté stupéfiante qui aimera, elle  aussi, Ted jusqu&#8217;à se perdre, les deux femmes partageant, au-delà de cet homme,  un destin similaire, puisqu&#8217;elles se suicident de la même manière à quelques  années d&#8217;intervalle.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de ce  qui est narré ici, et qui, pour le peu que je connaisse de la vie de ces amants  maudits a l&#8217;air assez fidèle dans les grandes lignes à la réalité, j&#8217;ai trouvé  ce roman peu convaincant. La construction est artificielle à plus d&#8217;un titre :  la multiplication des points de vue entre les différents protagonistes, qu&#8217;ils  soient proches ou lointains du drame qui se noue par deux fois tourne très  rapidement au procédé, certainement parce que Claude Pujade-Renaud n&#8217;a pas su  donner à chaque narrateur une voix suffisamment différente. Non seulement ils  semblent tous s&#8217;exprimer plus ou moins de la même manière mais surtout ils se  livrent tous à une analyse psychologique de Sylvia et d&#8217;Assia, analyse qui sonne  faux la plupart du temps (franchement, les gens qui nous entourent passent-ils  leur temps à décortiquer nos faits et gestes et à les expliquer ?) et qui  entraîne de surcroît la narration dans la spirale de la répétition, ce qui  devait être tragique n&#8217;étant au final plus qu&#8217;ennuyeux. Si je crois bien  comprendre la volonté de Claude Pujade-Renaud de rendre hommage à Sylvia, Ted et  Assia en présentant sa version des faits (Ted n&#8217;est pas ici le grand  méchant que certains voient en lui et Assia est plus une victime qu&#8217;une femme  fatale), j&#8217;ai trouvé l&#8217;exercice finalement un peu  vain.</p>
<p style="text-align: justify;">Chronique rédigée par <a href="http://happyfew.hautetfort.com">HappyFew</a></p>
<h3>Quatrième de couverture</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">C’est en 1956, à Cambridge, que Sylvia Plath fait la connaissance du jeune Ted Hughes, poète prometteur, homme d’une force et d’une séduction puissantes. Très vite, les deux écrivains entament une vie conjugale où vont se mêler création, passion, voyages, enfantements. Mais l’ardente Sylvia semble peu à peu reprise par sa part nocturne, alors que le “braconnier ” Ted dévore la vie et apprivoise le monde sauvage qu’il affectionne et porte en lui. Bientôt ses amours avec la poétesse Assia Wevill vont sonner le glas d’un des couples les plus séduisants de la littérature et, aux yeux de bien des commentateurs, l’histoire s’achève avec le suicide de l’infortunée Sylvia.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Attentive à la rémanence des faits et des comportements, <a href="http://fr.ulike.net/Claude_Pujade-Renaud" target="_blank">Claude Pujade-Renaud</a> porte sur ce triangle amoureux un tout autre regard. Réinventant les voix multiples des témoins – parents et amis, médecins, proches ou simples voisins –, elle nous invite à traverser les apparences, à découvrir les déchirements si mimétiques des deux jeunes femmes, à déchiffrer la fascination réciproque et morbide qu’elles entretiennent, partageant à Londres ou à Court Green la tumultueuse existence du poète.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">L’ombre portée des oeuvres, mais aussi les séquelles de leur propre histoire familiale – deuils, exils, Holocauste, dont elles portent les stigmates –, donnent aux destins en miroir des “femmes du braconnier” un relief aux strates nombreuses, dont Claude Pujade-Renaud excelle à lire et révéler la géologie intime.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Nouvelliste et romancière, Claude Pujade-Renaud a reçu le grand prix de la Société des gens de lettres en 2004. Elle a publié la quasi-totalité de son oeuvre chez Actes Sud. Derniers titres parus : Le Jardin forteresse (2003 ; Babel n° 646), Chers disparus (2004 ; Babel n° 757), Le Désert de la grâce (2007 ; Babel n° 959). Simultanément, Actes Sud publie un premier volume des oeuvres – romans et nouvelles – de Claude Pujade-Renaud dans la collection “Thesaurus”.</p>
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		<title>Chouquette d&#8217;Emilie Frèche</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 18:12:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Actes-sud]]></category>
		<category><![CDATA[chouquette]]></category>
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		<description><![CDATA[Chouquette d&#8217;Emilie Frèche chez Actes Sud
Donc la mamie de Lucas se nomme Chouquette et le grand père c&#8217;est Gepetto le grand absent de ce roman social.Elle a la soixantaine n&#8217;est pas la grand-mère idéale comme le souhaiterait sa fille Adèle. Pour les grandes vacances Adèle se trouve obligé d&#8217;envoyé son fils, six ans,en colonie de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2145" style="border: 10px solid white;" title="arton16569-d49be" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/arton16569-d49be.jpg" alt="arton16569-d49be" width="120" height="228" />Chouquette d&#8217;Emilie Frèche chez Actes Sud</h3>
<p>Donc la mamie de Lucas se nomme Chouquette et le grand père c&#8217;est Gepetto le grand absent de ce roman social.Elle a la soixantaine n&#8217;est pas la grand-mère idéale comme le souhaiterait sa fille Adèle. Pour les grandes vacances Adèle se trouve obligé d&#8217;envoyé son fils, six ans,en colonie de vacances au Lavandou. Car elle doit partir sauver le monde au fin fond de l&#8217;Afrique. Le malheureux Lucas a attrapé la varicelle, et Chouquette en vacances à côté à Saint-Tropez sera dans l&#8217;obligation de le récupérer et de s&#8217;occuper de lui, durant trois jours.<br />
Une tranche de vie familiale contemporaine, un livre au ton juste sans fioriture. J&#8217;ai ris durant ma lecture parfois, c&#8217;est grinçant surtout, concernant les nouvelles grand-mères qui ont eu leur période baba cool &laquo;&nbsp;peace and love&nbsp;&raquo;. C&#8217;est un roman sur la crise financière mais aussi sur la crise des couples, mais aussi sur les valeurs fondamentales qui s&#8217; effondre car tout va trop vite. Nous vivons une époque où les hommes et les femmes doivent &#8211; être performant, être éternellement jeune et beau, et vieillir n&#8217;a pas sa place. Adéle se veux être la maman irréprochable, qui ne veut pas que son enfant regarde la télévision, ne mange pas de bonbons. Adéle se préoccupe d&#8217;humanitaire, pensant sauver des africains de la misère au fin fond de l&#8217;Afrique. C&#8217;est un roman qui pose des questions sur la famille, et de la place de chaque parent que doit on transmettre à nos enfants quel mode de vie aussi. J&#8217;aime bien la couverture du livre car elle donne une idée sur qui est Chouquette.<br />
<span style="font-weight: bold; color: #33ccff;">&nbsp;&raquo; Catherine n&#8217;avait pas pu s&#8217;en empêcher . C&#8217;était toujours la même question débile, Chouquette, comme une chouquette ?&nbsp;&raquo;Non, comme une religieuse !&nbsp;&raquo; répondait-elle la prochaine fois.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p>Chronique rédigée par <a href="http://livresdemalice.blogspot.com/">Malice</a></p>
<h3>Quatrième de couverture:</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Quelle femme de soixante ans, aujourd’hui, peut sans grimacer s’entendre appeler “mamie” ? Pas Chouquette, qui a réglé le problème en recyclant le surnom de ses tendres années, au grand dam de sa fille Adèle, laquelle rêve pour son petit Lucas d’une vraie grand-mère.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">N’empêche, vraie ou fausse, c’est bien Chouquette qui doit jouer les baby-sitters de luxe auprès de son petit-fils renvoyé de sa colo pour cause de varicelle… pendant qu’Adèle est partie sauver le monde au fin fond de l’Afrique.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Bling-bling tropézien sur fond de crash financier, c’est le décor plein soleil dans lequel Chouquette se retrouve en tête à tête forcé avec Lucas… et la réalité. Trois jours de la vie d’une sexagénaire en perte de repères, pour tirer le portrait au vitriol d’une femme qui se noie, d’une époque qui boit la tasse et d’une génération qui tente coûte que coûte de garder les yeux grands fermés.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Où la satire sociale, légère, féroce et réjouissante vire progressivement à quelque chose de plus grave, de plus profond, de plus amer, de bien plus intime aussi. Et cette fantaisie sur une grand-mère au bord de la crise de nerfs devient alors le roman d’un monde en crise, du déni, de la peur de mourir et, au bout du compte, de l’héritage que nous laissons à nos enfants.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">A trente-trois ans, Emilie Frèche est l’auteur de quatre romans : Les Vies denses (Ramsay, 2001), Une femme normale (Ramsay, 2002), Le Sourire de l’ange (Ramsay, 2004) et Le Film de Jacky Cukier (Anne Carrière, 2006). Et de deux documents autour de la mort d’Ilan Halimi : La Mort d’un pote (Panama, 2006) et, en 2009, avec Ruth Halimi, Vingt-quatre jours. La vérité sur la mort d’Ilan Halimi (Seuil).</p>
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		<title>Le sérieux des nuages de Denis Baldwin-Beneich</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 13:49:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Actes-sud]]></category>
		<category><![CDATA[denis-baldwin-beneich]]></category>
		<category><![CDATA[le-sérieux-des-nuages]]></category>

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		<description><![CDATA[Le sérieux des nuages de Denis Baldwin-Beneich, éditions Actes Sud, 263 pages
« Le cœur nous jette dans de ces pétrins !  »
Maxime a grandi à Valmondois dans le Vas-d&#8217;Oise. Il a quitté sa jeunesse et ses racines pour vivre aux États-Unis. A la demande de son amie Diane, il revient au pays pour rendre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2083" style="border: 10px solid white;" title="serieux" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/serieux.jpg" alt="serieux" width="72" height="136" />Le sérieux des nuages de Denis Baldwin-Beneich, éditions Actes Sud, 263 pages</h3>
<p>« Le cœur nous jette dans de ces pétrins !  »</p>
<p>Maxime a grandi à Valmondois dans le Vas-d&#8217;Oise. Il a quitté sa jeunesse et ses racines pour vivre aux États-Unis. A la demande de son amie Diane, il revient au pays pour rendre un hommage à leur ancien professeur de philosophie. Maxime semble avoir oublié que Marthe, la femme qu&#8217;il a aimé et abandonnée, fera également partie de la fête des souvenirs.</p>
<p>Je suis un peu empruntée pour rédiger mon avis suite à cette lecture qui avait tout pour me plaire. Un sujet, même s&#8217;il n&#8217;est pas inédit, dans lequel on peut creuser aussi profond qu&#8217;on le supporte, un titre magnifique, une couverture attirante, un article élogieux dans Le Monde et une maison d&#8217;édition qui a toute ma confiance.</p>
<p>Dès le début, je me suis retrouvée  à tourner les pages sans ressentir un quelconque intérêt devant des mots qui semblent être formés pour un exercice de style. De l&#8217;esbroufe, du chiqué, un personnage qui écrit tout ce qu&#8217;il pense comme il le pense afin d&#8217;enfouir encore plus profondément ses émotions. Soudain, une pépite jaillit, un passage d&#8217;une beauté vacillante à vous couper le souffle, puis l&#8217;auteur remet sa carapace pour nous abreuver de répliques fusant dans tous les sens.</p>
<p>Maxime aime analyser les inter-relations et passe la majorité de son temps en position méta au lieu de simplement vivre le moment et advienne que pourra ! Même si je peux comprendre qu&#8217; « alea jacta est » ne soit pas sa devise, l&#8217;homme m&#8217;a rapidement agacée. Un rendez-vous manqué pour ma part, j&#8217;aurais aimé davantage de nuages.</p>
<p>Chronique rédigée par <a href="http://www.audouchoc.com/">Theoma</a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p>C&#8217;est Diane qui convoque Maxime Odradek à Valmondois, lieu de toutes les décadences de leur commune jeunesse, alors qu&#8217;il coule un tranquille exil dans une Université de la côte Est des Etats-Unis. Il vient parce que c&#8217;est Malauzet, leur vieux professeur de philosophie dont l&#8217;enseignement a laissé sur lui son empreinte, qui doit être honoré et que la fête sera l&#8217;occasion de retrouvailles inespérées. Perspective néanmoins douce-amère.<br />
Alors pour Maxime, déjà perturbé par la menace de la cinquantaine, la perspective de cette grande réunion des « anciens » a comme un arrière goût, échos de chant du cygne plutôt que revival triomphant.<br />
Et pourtant, à la recherche du temps perdu, c&#8217;est avec un amour mort qu&#8217;il va se retrouver nez à nez. Car Marthe, au premier coup d&#8217;œil, pour lui, est un voyage dans le temps et dans les sens tandis qu&#8217;elle lui oppose une souveraine indifférence qui pourrait être une sorte d&#8217;amnésie.<br />
Sentimental mélancolique, Maxime va-t-il savoir arracher la possibilité d&#8217;un avenir à Marthe, étudiante séduite autrefois, trop tôt, trop brièvement, et trop lâchement abandonnée ? La vie offre-t-elle des secondes chances, des nouveaux départs, quand vient la pente descendante ? Qu&#8217;est-ce qui, malgré toutes les distances prises et soigneusement entretenues entre soi et soi, fait si impitoyablement coller l&#8217;identité aux talons ? Tels sont, à l&#8217;heure de la maturité non-ignorable, quelques uns des enjeux de ce séjour parisien pour Maxime qui, comme d&#8217;autres lestent leurs poches pour ne pas s&#8217;envoler, se trimballe les cendres d&#8217;un vieux copain récemment mort avec la mission de les disperser dans la Seine.<br />
Finalement, Le Sérieux des nuages est peut-être le désopilant roman du tragique exil intérieur auquel personne n&#8217;échappe. <a href="http://fr.ulike.net/Denis_Baldwin-Beneich" target="_blank">Denis Baldwin Beneich</a> a l&#8217;insolence d&#8217;en faire un divertimento d&#8217;une férocité et d&#8217;une élégance rares</p>
<h3>Extrait :</h3>
<p><em>« Son regard passa sur moi comme le rayon lumineux d&#8217;un phare balaye au loin l&#8217;étendue d&#8217;une mer d&#8217;encre, là où un homme seul se noie en silence. Il me persuada, ce regard, que je n&#8217;étais plus le Maxime qu&#8217;elle avait connu. Elle n&#8217;aurait pas été la première à me faire le coup, ni moi le dernier à essuyer ce genre de revers. Après tout, c&#8217;était de bonne guerre. Et la guerre est pleine de bon sens, d&#8217;après Napoléon. Mon deuil était donc raisonnable. »</em></p>
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		<title>La tâche aveugle d&#8217;Emmeline Landon</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 13:20:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Actes-sud]]></category>
		<category><![CDATA[emmeline-landon]]></category>
		<category><![CDATA[la-tache-aveugle]]></category>

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		<description><![CDATA[La tâche aveugle, d&#8217;Emmeline Landon, chez Actes Sud
 Rapidement et sans trop en dire:
Fany, Susannah et Diotime &#8211; devenue aveugle &#8211; sont soeurs et étudiantes aux Beaux-Arts à Paris. Elles peignent et aiment vraiment la peinture. Elles aiment aussi s&#8217;évader et c&#8217;est pour cela qu&#8217;elles décident d&#8217;un jeu un peu particulier qui leur permettra de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><em><strong><img class="size-full wp-image-1971 alignleft" style="border: 10px solid WHITE;" title="landon" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/01/landon.jpg" alt="landon" width="72" height="136" /></strong></em>La tâche aveugle, d&#8217;Emmeline Landon, chez Actes Sud</h3>
<p><em><strong> </strong></em><em><strong>Rapidement et sans trop en dire</strong></em>:</p>
<p>Fany, Susannah et Diotime &#8211; devenue aveugle &#8211; sont soeurs et étudiantes aux Beaux-Arts à Paris. Elles peignent et aiment vraiment la peinture. Elles aiment aussi s&#8217;évader et c&#8217;est pour cela qu&#8217;elles décident d&#8217;un jeu un peu particulier qui leur permettra de laisser libre cours à leur imagination: peu convaincues par leur professeur, elles s&#8217;en choisissent un autre, Mr Cozens, peintre du 18ème siècle et &laquo;&nbsp;s&#8217;inventent&nbsp;&raquo; une vie, des voyages, des amours autour de ce maître et de cette époque&#8230;</p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><em><strong>Impressions</strong></em>:</p>
<p>L&#8217;incipit de ce roman ( le prélude) est simplement magnifique. En le lisant je suis immédiatement entrée dans un univers doux, poétique et sensuel&#8230;dans une autre époque que celle dans laquelle nous nous trouvons et se situent les personnages.</p>
<p>Tout le récit est ainsi, fait de cette beauté, de cette douceur, de cette sensualité &#8211; tous les sens sont sollicités ici mais aussi la sensualité sexuelle!</p>
<p>Les allers-retours constants entre la réalité et l&#8217;imaginaire et donc entre les époques sont très plaisants, parfois déstabilisants parce que pas toujours identifiés mais à aucun moment gênants. On se laisse emporter dans ce jeu des trois sœurs sans toujours savoir nous-mêmes où se trouve la limite.</p>
<p>Le lecteur est également submergé par les paysages qui envahissent la narration et qui sont au coeur de la réflexion des personnages. Ces réflexions, riches et permanentes, sont habilement délivrées grâce à l&#8217;alternance des narrateurs. En effet, chaque chapitre correspond à un changement de narrateur et nous pouvons ainsi connaître, tour à tour, le point de vue de chacune des soeurs ou de quelques autres personnages. Ce procédé permet une lecture plutôt fluide et enrichit considérablement le récit tant les perceptions et ressentis des soeurs sont différents. C&#8217;est d&#8217;ailleurs cette différence, exposée assez tôt dans le texte, qui m&#8217;a séduite chez ces trois personnages unis mais au caractère unique!</p>
<p>Toutefois, les premières pages lues et le plaisir de la beauté accepté, une certaine lassitude est apparue vers le 2ème quart du livre, vers la fin de la 1ère partie. J&#8217; y ai, en effet, trouvé trop de listes, trop de descriptions de tableaux, etc&#8230; Pourtant, cet aspect, cette immersion dans le monde pictural est aussi un élément qui m&#8217;a plu, mais tout le passage à Londres m&#8217;a moins convaincu. Ensuite, en 2ème partie, le roman devient plus narratif et se lit également avec plus de facilité &#8211; ou  de simplicité?? &#8211; sans empêcher de poursuivre dans les réflexions quasi philosophiques de chacune des trois soeurs.</p>
<p>Enfin, les différents voyages que permettent ce texte (voyage dans le temps, voyage culturel, voyage au sens propre, etc&#8230;) restent un atout majeur du récit où l&#8217;imaginaire est mis en valeur et  célébré.</p>
<p><em><strong>En bref</strong></em>, une lecture très agréable, très belle et très plaisante culturellement malgré quelques longueurs. Un coup de coeur???? non, je ne pense pas, mais <em>La Tache aveugle</em> restera un excellent souvenir, un souvenir très esthétique, je crois. En tout cas, il aura fait naître une envie&#8230;découvrir d&#8217;autres textes de Emmelene Landon.</p>
<p>Chronique rédigée par <a href="http://ccommechezl.canalblog.com/" target="_blank">Lancellau </a></p>
<p align="right">
<p align="right">
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		<item>
		<title>Le Coffre des Secrets d&#8217;Elias Khoury</title>
		<link>http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/2009/10/romans-etrangers/le-coffre-des-secrets-delias-khoury</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 08:10:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>xtase</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Actes-sud]]></category>
		<category><![CDATA[Elias-Khoury]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Coffre des Secrets d&#8217;Elias Khoury aux éditions Actes Sud
Quoi de plus satisfaisant pour un lecteur curieux qu’un mystère qui s’épaissit à chaque page ? Le Coffre des Secrets distille ses révélations alambiquées avec la puissance d’un vieux cognac.
L’histoire commence en 1976 à Beyrouth par la mort d’Ibrahim, dernier héritier d’une lignée de migrants Syriens. Son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-medium wp-image-1811" style="border: 10px solid white;" title="Le coffre des secrets" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/10/Le-coffre-des-secrets-160x300.jpg" alt="Le coffre des secrets" width="144" height="270" />Le Coffre des Secrets d&#8217;<a href="http://fr.ulike.net/Elias_Khoury" target="_blank">Elias Khoury</a> aux éditions Actes Sud</h3>
<p>Quoi de plus satisfaisant pour un lecteur curieux qu’un mystère qui s’épaissit à chaque page ? <em>Le Coffre des Secrets</em> distille ses révélations alambiquées avec la puissance d’un vieux cognac.</p>
<p>L’histoire commence en 1976 à Beyrouth par la mort d’Ibrahim, dernier héritier d’une lignée de migrants Syriens. Son corps est découvert par Norma, la maîtresse à qui il promet le mariage depuis vingt ans. Hanna le cordonnier et son ami de longue date, prend en charge les funérailles. Ibrahim a-t’il été assassiné ?  On promet de faire toute la lumière sur cette affaire et chaque chapitre commence par un vœu d’honnêteté. Habile tour de magicien !</p>
<p>La clé du coffre est bien gardée.  Elle glisse dans une meule de foin lorsqu’on croyait enfin la saisir et l’on tourne une page supplémentaire dans le fol espoir de la retrouver.<em> </em>Tour à tour, tous endossent la robe du prophète et celle du menteur, les habits de la victime et ceux du criminel, dans un carnaval étourdissant. Les facettes du récit prennent un aspect kaléidoscopique.</p>
<p>Jusqu’au moment où l’on réalise qu’au fond, la vérité revêt une importance toute relative. Car après tout, qui peut objectivement avoir raison ? Chaque témoin apporte sa pierre à l’édifice, taillée à l’aune de la perception du moment. La beauté du canevas que tisse Elias Khoury tient justement à ce chatoiement bigarré. La complexité du motif se révèle bien plus proche de la réalité quotidienne qu’une brillante, mais froide, démonstration de logique pure.</p>
<p>Avec l’agilité d’un joueur de bonneteau, Elias Khoury brouille les cartes d’une main maîtrisée. De son style prolixe et coloré, il brosse les contours du Liban depuis les cours et l’intérieur des échoppes, où la guerre n’est présente qu’en arrière- plan.  A la façon d’un conteur des temps anciens, il glisse dans son récit des perles de sagesse sur le sentiment d’identité et d’appartenance à un pays. <em>Le Coffre des Secrets</em> est une boîte à malices qui ne manquera pas de surprendre.</p>
<p>Chronique réalisée par <a href="http://www.actualitte.com" target="_blank">ActuaLitté</a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p>Trois histoires se croisent ainsi tout au long du roman, celles d’Ibrahim Nassâr, d’Hanna al-Salmân et de Norma ‘Abdel al-Massîh. Ibrahim Nassâr est le dernier rejeton d’une famille qui serait originaire du Hauran, en Syrie, et qui se serait installée par étapes dans un village du sud du Liban avant de se disperser entre Beyrouth et Bogota, en Colombie. Hanna al-Salmân est un cordonnier qui habite le même quartier qu’Ibrahim. Il a été condamné à mort pour un crime qu’il n’a pas commis et c’est le jour même où il devait être pendu que la police est parvenue à arrêter l’assassin. Libéré, il ne reprend pas son ancien métier mais devient trafiquant de haschisch. Quant à Norma, dont la mère a travaillé comme domestique chez les Nassâr, on apprend qu’elle a couché aussi bien avec Ibrahim qu’avec Hanna et tenté de convaincre chacun d’eux qu’il l’a déflorée le premier.<br />
Pour raconter cette histoire – ou ces histoires, ainsi que celles des vingt ou trente personnages secondaires qui surgissent avec leurs petits secrets chapitre après chapitre –, Elias Khoury s’est employé à multiplier les angles d’approche et à recourir à plus d’un narrateur. Ainsi, dès que l’un d’eux se confond avec tel ou tel personnage, un autre met en cause la véracité de ce qu’on vient de lire, avant qu’un troisième n’apparaisse pour apporter une précision historique ou lexicographique ou pour glisser une anecdote littéraire. De la sorte, le récit s’ouvre sur diverses probabilités, se reprend pratiquement à chaque chapitre, dévoile certains secrets mais garde le coffre (le Liban sans doute, entre deux guerres civiles) bien scellé… en attendant d’autres révélations.</p>
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		<title>La clé de l&#8217;abîme de José Carlos Somoza</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 08:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>xtase</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Actes-sud]]></category>
		<category><![CDATA[jose-carlos-somoza]]></category>

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		<description><![CDATA[La clé de l&#8217;abîme de José Carlos Somoza aux éditions Actes Sud
La Clé de l’Abîme ou Candide au pays de l’Heroic Fantasy.
L’aventure commence dans une Allemagne futuriste, à bord du Grand Train où Daniel Kean est surveillant. Pendant sa ronde, il est interpellé par Klaus Siegel, un fanatique qui menace de faire sauter le train. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-medium wp-image-1815" style="border: 10px solid white;" mce_style="border: 10px solid white;" title="La clé de l'abîme" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/10/La-cl%C3%A9-de-lab%C3%AEme-176x300.jpg" mce_src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/10/La-clé-de-labîme-176x300.jpg" alt="La clé de l'abîme" width="158" height="270">La clé de l&#8217;abîme de <a href="http://fr.ulike.net/Jos%C3%A9_Carlos_Somoza" mce_href="http://fr.ulike.net/Jos%C3%A9_Carlos_Somoza" target="_blank">José Carlos Somoza</a> aux éditions Actes Sud</h3>
<p><i>La Clé</i><i> de l’Abîme </i>ou <i>Candide au pays de l’Heroic Fantasy</i>.</p>
<p>L’aventure commence dans une Allemagne futuriste, à bord du Grand Train où Daniel Kean est surveillant. Pendant sa ronde, il est interpellé par Klaus Siegel, un fanatique qui menace de faire sauter le train. Avant de mourir, Klaus confie à Daniel son puissant secret, le code qui permet de localiser la demeure de Dieu sur terre.</p>
<p>Une fois dépositaire de ce fardeau, la vie de Daniel bascule dans la fosse aux lions. Sa famille est enlevée et pour sauver sa fille Yun, il rejoint les rangs d’un groupe de croyants.  Chacun d’eux est spécialiste d’un chapitre de la Bible, aux pouvoirs super-naturels. Ensemble, ils vont lutter contre les ravisseurs, dans une course- poursuite qui les mènera du Japon à la Nouvelle-Zélande.</p>
<p>La figure de Daniel, naïf et plein d’espoir, n’est pas sans rappeler celle de Candide, de même que son voyage, qui n’a pas au fond de dimension initiatique. Daniel, comme Candide, s’interroge sur le monde, tout en restant égal à lui-même. Et quel monde ? Un univers fantastique où hommes et femmes sont conçus artificiellement, selon des critères esthétiques et physiologiques quasi identiques.  Mais la question centrale du récit est la même que nous connaissons : Dieu existe- t’il ? Peut- on le détruire, pour libérer les hommes de la croyance, de la peur ?</p>
<p>L’histoire s’embarrasse toutefois assez peu de ces préoccupations métaphysiques, mais se resserre davantage sur la quête de Daniel et ses compagnons. José Carlos Somoza mène l’intrigue avec un certain art du suspens et de la mise en scène. La réflexion ne prend jamais le pas sur l’action et lorsque l’attention pourrait se relâcher, José Carlos Somoza libère des vapeurs érotiques, aisément amenées par l’ambiguïté sexuée de ses personnages. On peut regretter sa façon faussement innocente de décrire ces scènes, une loi du genre pour qui connaît l’Heroic Fantasy.</p>
<p>Le mérite de ce roman tient à l’épilogue, qui conclut le récit par un retournement de situation magistral autant qu’inattendu. La révélation finale donne du corps à ce qui n’aurait été qu’une aventure mystique somme toute assez convenue, mais laisse l’impression agaçante d’une mauvaise blague.</p>
<p>Chronique réalisée par <a href="http://www.actualitte.com" mce_href="http://www.actualitte.com" target="_blank">ActuaLitté</a><br mce_bogus="1"></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p>Puissant, immense, tout de verre et d&#8217;acier, le Grand Train de 7h45 vient de s&#8217;ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge sang aux pieds d&#8217;un passager. Pour déjouer l&#8217;attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l&#8217;oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d&#8217;un effroyable secret : l&#8217;emplacement de la &laquo;&nbsp;Clé&nbsp;&raquo; qui pourrait détuire Dieu, détruire surtout la crainte qu&#8217;il inspire aux hommes.<br />
Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s&#8217;immerge dans un univers peuplé d&#8217;ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l&#8217;éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les méandres de la foi, on revient riche d&#8217;une seule certitude : ce &laquo;&nbsp;pour ou contre&nbsp;&raquo; Dieu qui a forgé notre conscience d&#8217;être au monde, cette croyance ou ce déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu&#8217;ils ne reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !</p>
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		<title>Ordalie de Cécile Ladjali</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 16:24:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Actes-sud]]></category>
		<category><![CDATA[cecile-ladjali]]></category>
		<category><![CDATA[ordalie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ordalie de Cécile ladjali chez Actes Sud
Comme vous le savez sans doute,  le site Chroniques de la rentrée littéraire s&#8217;est lancé le pari  de faire lire et chroniquer par les blogueurs tous les romans de la  rentrée littéraire. J&#8217;avais déjà eu l&#8217;occasion de chroniquer  Le grand exil de Pavloff par le biais de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-medium wp-image-1435" style="border: 10px solid white;" title="Ordalie" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/09/Ordalie-157x300.jpg" alt="Ordalie" width="141" height="270" />Ordalie de <a href="http://fr.ulike.net/C%C3%A9cile_Ladjali" target="_blank">Cécile ladjali</a> chez Actes Sud</h3>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Comme vous le savez sans doute,  le site Chroniques de la rentrée littéraire s&#8217;est lancé le pari  de faire lire et chroniquer par les blogueurs tous les romans de la  rentrée littéraire. J&#8217;avais déjà eu l&#8217;occasion de chroniquer <em> Le grand exil</em> de Pavloff par le biais de Babelio. Quand Abeline  Majorel, qui fait partie de l&#8217;équipe qui s&#8217;occupe du site, m&#8217;a proposé  de me faire passer le dernier Ladjali pour que je puisse le découvrir,  je me suis empressée de sauter sur l&#8217;occasion. De plus, <span style="text-decoration: underline;">c&#8217;est un  livre qu&#8217;elle m&#8217;incite à faire voyager</span>. Donc sa première escale  sera chez Leiloona et s&#8217;il vous tente et que vous possédez un blog,  faites-moi signe en commentaire. Par contre, comme c&#8217;est une nouveauté  je vous demande de <span style="text-decoration: underline;">le lire en priorité</span> quand il arrive chez  vous, afin que vos avis puissent coller à l&#8217;actualité de ce livre. </span><a name="0.1_graphic03"></a><a href="http://storage.canalblog.com/49/55/552745/43888255.png" target="_blank"><span style="font-family: Times New Roman; color: #0000ff; font-size: small;"><img src="http://mail.google.com/mail/?name=d33be9805ff33117.jpg&amp;attid=0.1&amp;disp=vahi&amp;view=att&amp;th=123b3d9721032604" alt="Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image." width="1" height="1" /> </span></a></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"><strong><span style="text-decoration: underline;">De quoi ça parle :</span></strong><br />
Zak a perdu ses parents pendant la 2e Guerre Mondiale. Et c&#8217;est son  oncle qui l&#8217;a recueilli et élevé, dans une petite bourgade d&#8217;Autriche.  Mais Zak va s&#8217;éprendre de manière irréversible de sa cousine Ilse.  Celle-ci est passionnée d&#8217;écriture et n&#8217;aura qu&#8217;un seul vrai amour  dans sa vie : le poète polonais Lenz.(Les deux personnages étant directement  inspirés de l&#8217;histoire de Paul Ceylan et Ingebor Bachmann).<br />
Zak va alors devenir le témoin de la passion mais aussi des cruelles  désillusions de sa cousine. Se consolant tant bien que mal dans d&#8217;autres  bras ainsi que dans la photographie, Zak va petit à petit devenir un  témoin de plus en plus froid de ce qui l&#8217;entoure voire s&#8217;ériger en  témoin tout puissant, ce qui justifie le choix du titre. En effet,  voici la définition du mot, trouvée sur Wikipédia :&nbsp;&raquo;L&#8217;ordalie  consiste à faire passer à l&#8217;accusé une épreuve physique décidant  de son sort. L&#8217;épreuve se déroule sous le regard de la divinité tutélaire  de la justice, qui va sauver l&#8217;innocent et empêcher l&#8217;injustice.&nbsp;&raquo;<br />
C&#8217;est une lecture qui mêle un témoignage discret sur le monde de  l&#8217;après-guerre mais qui peint surtout des amours impossibles, qui font  tout pour se rejoindre sans jamais vraiment y parvenir.</span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Ce que j&#8217;en ai pensé  :</span></strong><br />
C&#8217;est la troisième fois que je lis cet auteur. J&#8217;avais lu l&#8217;essai  Mauvaise langue que Leiloona m&#8217;avait prêté, mais aussi son roman Les  Vies d&#8217;Emily Pearl.<br />
La première chose que je constate c&#8217;est que j&#8217;aime vraiment beaucoup  sa plume. J&#8217;aime ce style qui me fait penser aux romanciers du XIXe  siècle sans que je n&#8217;arrive vraiment à m&#8217;expliquer pourquoi. La syntaxe  est fluide et travaillée, le lexique impeccable. On n&#8217;en attendait  pas moins d&#8217;un auteur qui mène au quotidien ses élèves dans un processus  d&#8217;écriture. J&#8217;y ai retrouvé un trait de style également, cette volonté  de ne pas démarquer le dialogue du récit. Ainsi cela donne une impression  de polyphonie sans pour autant perdre le lecteur. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> Quant à la trame du  roman maintenant, je dois dire que j&#8217;ai moyennement été emballée.  Cela ne vient pas des choix eux-mêmes car tout y est admirablement  ficelé. Je pense que l&#8217;obsession du narrateur pour sa cousine ainsi  que le récit de ces amours enchevêtrées ne sont simplement pas ce  que mon esprit vagabond avait envie de lire en ce moment. Je m&#8217;attendais  certainement aussi à quelque chose de plus centré historiquement. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> Néanmoins, je peux  dire que j&#8217;ai globalement pris plaisir à cette lecture et que je continuerai  à lire la production écrite de Mme Ladjali. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> Je vous invite également  à aller lire les avis de </span><a href="http://dlivresetdchamps.canalblog.com/archives/2009/09/07/14990074.html" target="_blank"><span style="font-family: Times New Roman; color: #0000ff; font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">BelleSashi</span></span></a><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> qui l&#8217;a abandonné; </span><a href="http://leslecturesdemarie.free.fr/Litterature/Litteraturefran%E7aise/ordalie.html" target="_blank"><span style="font-family: Times New Roman; color: #0000ff; font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">Marie</span></span></a><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> parle d&#8217;un écrivain à la plume impeccable, </span><a href="http://www.myloubook.com/archive/2009/09/03/cecile-ladjali-ordalie.html" target="_blank"><span style="font-family: Times New Roman; color: #0000ff; font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">Lou</span></span></a><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> vante la construction de ce récit, </span><a href="http://lillyetseslivres.canalblog.com/archives/2009/09/02/14917548.html#comments" target="_blank"><span style="font-family: Times New Roman; color: #0000ff; font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">Lilly</span></span></a><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> &laquo;&nbsp;recommande plus que chaudement&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">Avec ce roman, je franchis  une marche supplémentaire du défi de Levraoueg, puisque c&#8217;est ma troisième  lecture de cette rentrée littéraire. </span></p>
<p>Chronique rédigée par <a href="www.milleetunepages.canalblog.com">Mille et Une pages</a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p><span>O</span>rdalie est en premier lieu la petite histoire de deux amants écrivains, dont l’idylle commence juste après la Seconde Guerre mondiale. Lenz est juif, poète, rescapé. Ilse est la fille d’un ancien nazi et elle écrit des romans. Les deux amants traînent leur œuvre en devenir et leur destin de Vienne à Paris, de Paris à Berlin, de Berlin à Rome. Il s’agit de réorganiser les décombres du monde grâce à l’art et à l’amour. Cette simple histoire d’amour est racontée par Zak, le cousin de Ilse. Zak a toujours été amoureux de sa cousine, comme il a nourri une passion morbide pour le Reich. Zak est un salaud qui incarne toute la mauvaise conscience des bourreaux. Il pressent qu’il obtiendra son salut par le regard indulgent que voudra bien porter sur lui sa merveilleuse cousine. Car Ilse est un être positif qui croit à demain. Avec un groupe d’écrivains elle essaie d’avancer malgré tout le poids d’un passé qui la leste. Lenz n’aura jamais cette force.<br />
Ordalie tente surtout de dire la grande Histoire, à travers le parcours de ces trois êtres meurtris, orphelins ou fils de la honte, qui trébuchent dans le noir, la bouche pleine de cette langue allemande qui les étouffe et avec laquelle ils vont tenter de créer. Car pour Ilse et Lenz, écrire revient à vivre. Zak finira par comprendre cela à son tour.</p>
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