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	<title>Chroniques de la rentrée littéraire &#187; Grasset</title>
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	<description>Toute la rentrée littéraire enfin chroniquée. Pour chaque roman publié à la rentrée littéraire retrouvez au moins une chronique.</description>
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		<title>La chambre des vies oubliées de Stella Duffy</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 17:34:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[la-chambre-des-vies-oubliées]]></category>
		<category><![CDATA[stella-duffy]]></category>

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		<description><![CDATA[La chambre des vies oubliées de Stella Duffy chez Grasset
Le décor de cette histoire est un quartier populaire et multiethnique au sud de Londres, Loughborough Junction. Un de ses habitants de longue date, Robert, envisage de vendre son pressing pour prendre sa retraite. Akeel, jeune homme d’origine pakistanaise, est le premier acquéreur potentiel. D’abord réticent, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2256" style="border: 10px solid white;" title="images (4)" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/images-4.jpg" alt="images (4)" width="89" height="129" />La chambre des vies oubliées de Stella Duffy chez Grasset</h3>
<p>Le décor de cette histoire est un quartier populaire et multiethnique au sud de Londres, Loughborough Junction. Un de ses habitants de longue date, Robert, envisage de vendre son pressing pour prendre sa retraite. Akeel, jeune homme d’origine pakistanaise, est le premier acquéreur potentiel. D’abord réticent, au fond il n’est plus si pressé de vendre, Robert finit par se laisser  séduire par la motivation et le sérieux du jeune homme. Il propose à Akeel de travailler en binôme avec lui pendant un an afin de lui transmettre son savoir, ce que le jeune homme accepte bien volontiers.</p>
<p>Le roman retrace cette année charnière de la vie de Robert, une année où ses souvenirs remontent à la surface, où il doit mettre de l’ordre dans sa boutique mais aussi dans sa vie. Parallèlement, nous faisons connaissance avec quelques habitants du quartier, auxquels l’auteur consacre des chapitres complets : une jeune fille au pair amoureuse du maître de maison, deux clochards, une vieille femme dont la mémoire s’envole, un père de famille mafieux… Peu à peu nous nous familiarisons avec ce quartier populaire et grouillant de vie. Au terme d’une année, Robert aura la satisfaction non seulement d’avoir transmis son savoir, mais également d’avoir pu confier à son repreneur l’étonnant secret de la chambre des vies oubliées, qui n’est pas sans rapport avec la vie du quartier. La complicité qui s’instaure entre les deux hommes permettra à Robert de se soulager de son propre secret, peut être le plus lourd parmi ceux que referme sa mystérieuse chambre.</p>
<p>Dès les premières lignes, j’ai fait le rapprochement entre ce livre et celui de Paul Auster « Brooklyn Follies ». Les deux romanciers racontent le quartier d’une grande ville au travers du quotidien de ses habitants, que l’on découvre au fil des pages. Je n’irai pas jusqu’à dire que <a href="http://fr.ulike.net/Stella_Duffy" target="_blank">Stella Duffy</a> a le talent d’un Paul Auster, la barre est placé bien haut, mais le roman est plutôt agréable à lire et les personnages attachants, notamment Robert, commerçant plein d’humanité et tourné vers les autres. Je connais très peu Londres, mais je pense que les gens qui connaissent la ville aimeront parcourir des lieux qu’ils connaissent et qu’ils verront peut-être sous un nouvel angle. Les autres lecteurs découvriront une ville bien différente de celle des cartes postales et impossible à appréhender pour le touriste qui ne sort pas des sentiers battus.</p>
<p>Chronique rédigée par <a href="http://sylire.over-blog.com/">Sylire </a></p>
<h3><em>Quatrième de couverture : </em></h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: 18px; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px;"><span style="color: #222222; font-family: Verdana; font-size: 13px; line-height: 15px; text-align: left;">Surprenant, émouvant, lumineux. Après quarante années à laver et repasser toutes les chemises du voisinage, Robert Sutton a décidé de vendre son pressing de Lough-borough Junction, quartier pauvre du sud de Londres. C&#8217;est un jeune Anglais d&#8217;origine pakistanaise, Akeel, qui répond le premier à sa petite annonce &#8211; il est sérieux, poli, intelligent et ambitieux, mais ce n&#8217;est pas vraiment le genre d&#8217;héritier que Robert avait en tête&#8230; Une année durant, les deux hommes que tout oppose vont se côtoyer, s&#8217;apprivoiser et, de méfiance en confidences, nouer une amitié singulière. Autour d&#8217;eux, Londres palpite : deux clochards beckettiens, une jeune fille au pair amoureuse de son employeur, une vieille dame sénile, un poète jamaïcain, un père de famille factotum de la mafia locale&#8230; Robert et Akeel observent en devisant cette ronde étourdissante. Et Robert se demande s&#8217;il livrera à son jeune successeur la clé de la « chambre des vies oubliées », cette pièce où il conserve ses secrets, et ceux des autres&#8230; Avec ce roman choral dans la lignée de Hanif Kureishi et de Zadie Smith, Stella Duffy impose sa voix et fait pour Londres ce que Paul Auster a fait pour New York.</span></span></p>
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		<title>Les prétendants de Cécile David Weill</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 02:40:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[cécile-david-weill]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[les-prétendants]]></category>

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		<description><![CDATA[Les prétendants de Cécile David Weill
C&#8217;est grâce au site Chroniques de la rentrée littéraire que j&#8217;ai reçu le mois dernier ce roman de Cécile-David Weill. Il met en vedette deux soeurs, Laure et Marie Ettinguer qui désirent à tout prix empêcher leurs parents de vendre l&#8217;Agapanthe, la somptueuse propriété familiale située au Cap d&#8217;Antibes. Pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2185" style="border: 10px solid white;" title="arton16185-7ad39" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/arton16185-7ad391.jpg" alt="arton16185-7ad39" width="172" height="250" />Les prétendants de Cécile David Weill</h3>
<p>C&#8217;est grâce au site <a href="http://fr.ulike.net/" target="_blank">Chroniques de la rentrée littéraire </a>que j&#8217;ai reçu le mois dernier ce roman de Cécile-David Weill. Il met en vedette deux soeurs, Laure et Marie Ettinguer qui désirent à tout prix empêcher leurs parents de vendre l&#8217;Agapanthe, la somptueuse propriété familiale située au Cap d&#8217;Antibes. Pour y parvenir, elles ne voient qu&#8217;une solution : trouver un riche prétendant qui épousera l&#8217;une d&#8217;entre elles et permettra de sauver la villa. Laure et Marie organisent alors tout au long des week-end de juillet un casting de prétendants afin de trouver chaussure à leur pied.<br />
En lisant le résumé du roman, je m&#8217;attendais clairement à de la chick-litt, genre que je connais très mal. Et finalement, quand je m&#8217;y suis plongée, j&#8217;ai vu l&#8217;histoire davantage comme une chronique de la vie de la haute société et des nouveaux riches. Chaque week end amène à l&#8217;Agapanthe d&#8217;autres invités, certains célèbres, tous riches, sur lesquels l&#8217;auteur porte un regard ironique et réaliste. Si bien que la chasse aux prétendants m&#8217;a finalement semblée assez secondaire. Ce qui est le plus intéressant, c&#8217;est la galerie de personnages pittoresques qui nous est présentée. Se succèdent un lord anglais excentrique, un américain végétarien adepte du yoga, les pique-assiettes mal dégrossis, une star de la pop et bien d&#8217;autres, tour à tour comiques (souvent malgré eux), ridicules ou prétentieux. On suit surtout le récit au travers du personnage de Laure, qui nous décrit cette société sans fard et sans crainte de se moquer. Cette dernière, ainsi que sa soeur, au vu de leur position familiale auraient pu apparaître comme de vraies pimbêches, mais c&#8217;est justement leur attitude détachée par rapport à celle de leurs invités qui les rend sympathiques.<br />
On sent bien la différence entre la famille de Laure et Marie qui appartient à la haute société et qui met un point d&#8217;orgue à organiser des week end certes très élégants, mais toujours de bon goût et certains invités nettement plus &laquo;&nbsp;tape à l&#8217;oeil&nbsp;&raquo; qui en faisant étalage de leur richesse et de leur succès à outrance font plus preuve de vulgarité que de raffinement. L&#8217;auteur nous expose également les codes de ce monde de riches, si différent du notre et si particulier que chacun se doit de respecter sous peine de se voir impitoyablement taxé de &laquo;&nbsp;plouc&nbsp;&raquo;. Et les membres de la haute société ne sont pas tendres avec leur pairs. Le moindre faux pas ou manquement à la bienséance vous catalogue, que se soit une teue vestimentaire inadaptée, un cadeau de mauvais goût ou une parole déplacée. Ce qui fait qu&#8217;au bout du compte on se dit que si nous autres ne sommes pas riches, au moins nous sommes plus libres de notre aspect et comportement !^^<br />
J&#8217;ai bien aimé également la présentation que nous fait l&#8217;auteur pour chaque repas du menu, des partcipants et du plan de table. De plus, le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est que les menus donnent envie ! En définitive, un roman bien sympathique, qui se lit rapidement et vous laisse une envie de vacances au bord de la mer&#8230;</p>
<p>Chronique rédigée par Sabrina</p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify"><a href="http://fr.ulike.net/C%C3%A9cile_David-Weill" target="_blank">Cécile David-Weill</a> a déjà publié quelques romans chez Grasset, dont Beguin, qui en son temps (1995) ont fait grand bruit. Elle vit entre New-York et Paris. Les Prétendants est, de loin, son roman le plus accompli, le plus ambitieux.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Ce roman a pour cadre une sublime demeure, &nbsp;&raquo; L’Agapanthe &laquo;&nbsp;, située au cap d’Antibes. Laure, la narratrice et Marie, deux sœurs d’une trentaine d’années, veulent à tout prix empêcher leur père de vendre cette maison où depuis toujours elles passent leurs étés. Elles vont donc organiser un casting de riches prétendants dans l’espoir que l’un d’eux, en épousant l’une des sœurs, sauve &nbsp;&raquo; L’Agapanthe &laquo;&nbsp;. Ainsi, pendant quatre week-ends du même été, vont défiler les éventuels prétendants.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">C’est le point de départ d’une comédie de mœurs où Cécile David-Weill décrit un milieu, la très haute bourgeoisie d’affaires, bousculé entre les anciennes élites et les nouvelles. Le trader, l’actrice, le couturier, l’aigrefin, le boute-en-train, le pique-assiette, le mondain, la canaille, se succèdent alors au rythme d’une comédie humaine tendre et acide. Des Russes s’en mêlent, on aperçoit Madonna et Pénélope Cruz, et d’autres, beaucoup d’autres, sont aisément reconnaissables sous leurs patronymes d’emprunt…</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">L’Agapanthe restera-t-elle dans la famille ? Quel &nbsp;&raquo; prétendant &nbsp;&raquo; l’emportera ? Cela a peu d’importance, au fond. Cécile David-Weill n’a voulu, dans ce livre, que décrire un milieu qu’elle connaît bien. On s’y divertit à chaque page. En s’instruisant, bien sûr, sur les mœurs d’une classe sociale qui, finalement, n’est pas plus à l’abri qu’une autre sous les lambris dorés de ses belles villégiatures…</p>
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		<title>Punk sentimental de Jean-Paul Gaultier et Elizabeth Gouslan</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 21:02:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[elizabeth-gouslan]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[jean-paul-gautier]]></category>
		<category><![CDATA[punk-sentimental]]></category>

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		<description><![CDATA[Punk sentimental de Jean-Paul Gaultier et Elizabeth Gouslan
De son enfance à Arcueil, aux plus grands show internationaux, Jean-Paul Gaultier a parcouru un long chemin anticipant la mode.
Désolé pour ce très court résumé, vous trouverez très facilement celui de la quatrième de couverture n&#8217;importe où sur le net.
J&#8217;aime beaucoup les biographies, même si jusqu&#8217;à présent je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2166" style="border: 10px solid white;" title="9782246740919" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/9782246740919.gif" alt="9782246740919" width="110" height="178" />Punk sentimental de Jean-Paul Gaultier et Elizabeth Gouslan</h3>
<p>De son enfance à Arcueil, aux plus grands show internationaux, Jean-Paul Gaultier a parcouru un long chemin anticipant la mode.</p>
<p>Désolé pour ce très court résumé, vous trouverez très facilement celui de la quatrième de couverture n&#8217;importe où sur le net.</p>
<p>J&#8217;aime beaucoup les biographies, même si jusqu&#8217;à présent je m&#8217;étais plus intéressée à des personnalités du passé, tel Tolkien ou Kessel. C&#8217;est pour moi l&#8217;occasion de découvrir la personne derrière l&#8217;image médiatique, d&#8217;en savoir plus sur sa personnalité, ses envies, comment il est devenu ce qu&#8217;il est. J&#8217;imagine un travail reposant sur la rencontre de l&#8217;artiste, et sur une écoute importante.</p>
<p>Mais là je suis totalement déçue. Cette biographie est une chronique people. Jean-Paul Gaultier est défini par ce qu&#8217;il l&#8217;entoure, mais jamais par lui-même. Alors on nous parle de Madonna, de Carla Bruni, de tout un tas de people dont je n&#8217;avais jamais entendu parlé et pire, on croise de petits compliments par-ci par-là pour féliciter les journalistes (collègues de l&#8217;auteur) ayant fait les premiers des bons papiers sur le couturier. Le tout enveloppé par des tournures de phrases pompeuses et indigestes.</p>
<p>« La colonne vertébrale du giscardisme ploie sous la scoliose libertaire. »</p>
<p>Et puis personne n&#8217;est parfait. La ligne n&#8217;est pas droite et directe. Hors là on nous donne l&#8217;impression que Jean-Paul Gaultier a eu un succès fou tout de suite. D&#8217;un autre côté des petites phrases par-ci par-là sèment le doute. Alors on n&#8217;arrive pas à se faire une idée, à opter pour un génie sans faute ou pour un auteur sans aucune objectivité.</p>
<p>Quelques photos en pages centrales auraient pu contre-balancer l&#8217;ensemble. Mais non, car si une page présente des tenues du couturier et deux son enfance, pour le reste ce n&#8217;est que Jean-Paul avec Luc Besson, Jean-Paul avec Madonna, Jean-Paul avec …</p>
<p>Au final, j&#8217;ai progressé dans ma lecture à contre-cœur. Lassée de tout ce cirque people et déçue par une biographie qui n&#8217;est qu&#8217;un élément de plus pour construire le mythe médiatique.</p>
<p>Chronique rédigée par<a href="http://histoire-de-lectures.over-blog.com"> Tiphanya </a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: Arial,Helvetica,Verdana,sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-size: 12px;">Travailleur forcené, quinquagénaire facétieux, <a href="http://fr.ulike.net/Jean-Paul_Gaultier" target="_blank">Jean-Paul Gaultier</a> a débuté dans la carrière en recyclant tout et n’importe quoi : des boîtes de conserve, des fauteuils de cuir usés, de la paille et de la peluche. Ses premiers défilés sont improvisés, voire ratés. Mais il ose…<br />
L’excentricité devient dés 1978 un label frenchy grâce à lui. Il flaire les mouvements de société, explicite cette curieuse formule : « la mode vient de la rue », euphorise et dope le monde glacé du stylisme. Le premier, il fait défiler noires et beurettes, boulottes et femmes du troisième âge. Les catégories traditionnelles du laid et du beau sont grâce à lui, définitivement brouillées. Les conservateurs s’inquiètent et le traitent d’imposteur. Les années 1980 sont pourtant signées Gaultier : festives, vinylisées, métissées, gays.<span> </span><br />
Le virage des années 1990 souligne son aptitude au changement. Le pop-styliste veut ses galons de créateur Haute Couture : il les obtient en habillant les icônes du show-biz – Madonna lui confie ses tenues de scène. Last but not least, on lui confie la maison Hermès. Peut-on sans renier un anti-conformisme viscéral dessiner des tailleurs blanc cassé pour la bourgeoise du faubourg Saint-Honoré ? Il peut. Parallèlement, l’enfant terrible de la mode s’offre un luxueux siège : l’Avenir du Prolétariat, rue Saint Martin, véritable palais de maharadja post-moderne. Les affaires florissantes du sigle JPG justifient une telle débauche : 120 personnes travaillent pour lui et son chiffre s’élève à 30 millions d’euros. Peu à peu, il s’impose comme l’anti- Karl Lagerfeld : la mode n’est pas une chose sérieuse…<br />
Rayonnant, attachant, médiatique mais pudique et discret, on croit tout savoir de lui, mais c’est un leurre. Son compagnon Francis Menuge meurt du sida en 1990, la blessure ne se referme pas. Il touche à tout : cinéma (Besson, Almodovar), scène, arts plastiques et offre même à la Fondation Cartier une exposition boulangère faite de robes Couture façonnées en baguettes de pain ! Idolâtré par la communauté gay, adoré des élégantes, parfumant la planète avec un jus enserré dans un petit buste de Barbie décapitée, le bad boy platiné qui ne se prend pas au sérieux &#8211; label rarissime dans la tribu Couture &#8211; est beaucoup plus qu’un créateur. Du lancement en 1983 du « boy toy », ce marin new-look serré dans sa marinière rayée marine et blanche, en passant par le scandale des hommes en jupe et des corsets coniques pour les filles. Cette biographie raconte l’itinéraire d’un enfant cinglé, d’un autodidacte shooté à la variété, d’un couturier ready-made, d’un self-made man du falbala, né à Arcueil, banlieue triste.</span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px;"><a href="http://fr.ulike.net/Elizabeth_Gouslan" target="_blank">Elizabeth Gouslan</a> est journaliste. Après sa maîtrise de lettres à la Sorbonne, elle entre comme journaliste à L’Evénement du Jeudi. Elle travaille ensuite à France Soir, au Figaro Littéraire et, actuellement, à Madame Figaro, au service culture.</p>
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		<title>Entretien avec Pierre Chavagné, pour &#171;&#160;Auteur Academy&#160;&#187;</title>
		<link>http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/2010/02/interviews-d-auteurs/entretien-avec-pierre-chavagne-pour-auteur-academy</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 19:34:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretiens avec les auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[auteur-academy]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[pierre chavagné]]></category>

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		<description><![CDATA[Entretien avec Pierre Chavagné, pour Auteur Academy chez Grasset
Faire coincider une rentrée littéraire et la télé-réalité, sans être dans son fauteuil tenant un Guillaume Musso pour regarder s&#8217;ébattre des has-been dans une ferme en Afrique, voilà un pari risqué que relève Pierre Chavagné, dans &#171;&#160;Auteur Academy&#160;&#187; . Là où l&#8217;abêtissement ou l&#8217;assoupissement menace tout téléspectateur, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2155" style="border: 10px solid white;" title="48792737_p" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/48792737_p1.jpg" alt="48792737_p" width="154" height="228" /><span style="color: #000000;">Entretien avec Pierre Chavagné,</span> pour Auteur Academy chez Grasset</h3>
<p><span style="color: #000080;">Faire coincider une rentrée littéraire et la télé-réalité, sans être dans son fauteuil tenant un Guillaume Musso pour regarder s&#8217;ébattre des has-been dans une ferme en Afrique, voilà un pari risqué que relève Pierre Chavagné, dans &laquo;&nbsp;Auteur Academy&nbsp;&raquo; . Là où l&#8217;abêtissement ou l&#8217;assoupissement menace tout téléspectateur, le lecteur de ce roman lui risque la compréhension des écrivains de toutes sortes et au minimum le sourire. </span></p>
<p><span style="color: #000080;">C&#8217;est donc avez les zygomatiques coincés en position haute et l&#8217;esprit critique revigoré que nous avons conversé avec ce jeune auteur, cynique peut être et non pas inique, pour un premier roman loin d&#8217;être minuscule.<br />
</span></p>
<p><span style="color: #000080;"><br />
</span></p>
<p><span style="color: #000080;"><em>Votre étrange action se situe dans le berceau de la pensée occidentale (la Grèce si j&#8217;ai bien situé), vous n&#8217;avez pas songé à la faire naitre dans le berceau de l&#8217;humanité, dans une ferme en Afrique, par exemple, non pas au pied du Kilimandjaro ?</em></span></p>
<p>La Grèce est la matrice de la littérature occidentale, pas l’Afrique. Et si je connais bien les Cyclades et les mythes grecs, j’ignore tout de la vallée de l’Omo, du Kilimandjaro et des contes Peuls. Et puis je voulais appeler mon île Nikos…<br />
<em><span style="color: #000080;">Ceci est votre premier roman, songez vous d&#8217;ores et déjà à &laquo;&nbsp;devenir un écrivain confirmé c&#8217;est à dire capitaliste&nbsp;&raquo; ?</span></em></p>
<p>Mon activité professionnelle actuelle me préserve de ce travers. A l’instar de mon héros, je n’écris pas pour l’argent, ni pour la gloire d’ailleurs. Je souhaite devenir un écrivain tout court, ni communiste, ni socialiste, ni centriste, ni écologiste, ni capitaliste.</p>
<p><span style="color: #000080;"><em><br />
Plus sérieusement, &laquo;&nbsp;la vocation de l&#8217;écrivain est de rendre compte&nbsp;&raquo;, avez vous voulu affirmé un divorce entre la culture et la télévision, ou plus exactement, entre la littérature et la société du spectacle, notamment avec le morceau de bravoure de la prise d&#8217;otage (que j ai adoré) ?</em></span></p>
<p>Oui, ce n’est pas nouveau mais le fossé se creuse. Aujourd’hui, tout est bruit, tout est émotion, tout est divertissement. On traite les sujets chronomètre en main et pied sur l’accélérateur, le chroniqueur est roi. Lors de cette prise d’otage, la revendication de mon narrateur était simplement d’appuyer sur « pause » ; s’asseoir quelques minutes et réfléchir.<br />
<em><span style="color: #000080;">Votre protagoniste éponyme étudie la technique d&#8217;écriture et vous la décrivez d&#8217;un vocabulaire guerrier, est ce une lutte ? Avez vous vraiment une stratégie d&#8217;écriture ? Faut il étudier SunZe pour lutter contre la page blanche ?</span></em></p>
<p>Non, ce sont des cérémonials vus chez d’autres. Je n’ai pas de stratégie particulière, ni de discipline. J’écris n’importe où et longtemps. J’écris très facilement en fait. C’est plutôt lors des séances de corrections que je traîne des pieds, je trouve mille excuses pour différer cette épreuve.<br />
<em><span style="color: #000080;">Si comme vous le dites être écrivain est un travail, pensez vous vraiment que cela s&#8217;apprend ? Que pensez vous par exemple des ateliers d écriture ? ou des cours de creative writing ?<br />
</span></em><br />
Une partie s&#8217;apprend. Pour cela il faut lire beaucoup et avoir du goût. En revanche le <em>Creative Writing</em> n’est pas du tout ma tasse de thé. Les romans bricolés dans ces ateliers sont souvent ratés et toujours formatés. Construire des personnages et raconter une histoire ne suffisent pas. Évidemment, il existe des contre-exemples <em>L&#8217;Histoire de l’amour</em> de Nicole Krauss en est un. L’atelier d’écriture à la française est différent, il s’appuie sur les jeux oulipiens et les contraintes (comme le texte sans « e », sans verbe…), il est ludique et vise à stimuler la créativité. S’il est bien mené comme chez Hélène Dassavray ou Flore Naudin, il s’apparente à un jeu, à un échauffement avant la course. Alors pourquoi pas ?<br />
<em><span style="color: #000080;">&laquo;&nbsp;Pour écrire, il faut avoir vécu et se faire violence pour le raconter &laquo;&nbsp;, votre rapport à la littérature actuelle est donc si conflictuel, si difficile ?</span></em></p>
<p>Trop d’auteurs publie du vide, ne propose rien. Oublions-les ! Et lisons les autres, ceux qui créent de nouveaux univers,  ceux qui cherchent, ceux qui proposent, par exemple dans ma génération : Foenkinos, Viel, Egloff, Mauvignier, Jaenada, Vallejo, Ovaldé&#8230;</p>
<p><span style="color: #000080;"><em><br />
Vous avez choisi des pseudonymes homophoniques à tous vos &laquo;&nbsp;professeurs &nbsp;&raquo; sauf Beigbeder , pourquoi ?</em></span></p>
<p>Je trouvais ça drôle. (Réponse décevante, je le sens).<br />
<span style="color: #000080;"><em>Chacun de vos &laquo;&nbsp;concurrents&nbsp;&raquo; est une caricature d&#8217;une forme d&#8217;écrivain,  parlons du cas Vernal, il y a donc des écrivains nés, touchés par la grâce ?</em></span></p>
<p>Oui et j’en suis jaloux. Blondin par exemple.<br />
<span style="color: #000080;"><em>Et vous, où avez vous appris à écrire finalement, quel est votre parcours ? </em></span></p>
<p>J’ai beaucoup lu. J&#8217;ai pris mon temps.  J&#8217;ai écrit quand j&#8217;étais prêt.<br />
<span style="color: #000080;"><em>Quel est votre rapport à l&#8217;auto-fiction ?</em></span></p>
<p>Le problème de l’autofiction c’est qu’il a peu de représentant talentueux. Ça paraît abordable alors tout le monde s&#8217;y lance. Et puis, je me moque de ce genre littéraire, je me moque de savoir si ce que je lis est faux ou vrai ; d’un livre j’attends de l’émotion, de l’étonnement, du style. Si l’auto-fiction est un roman faux, j’ai écrit une fausse auto-fiction c&#8217;est-à-dire un roman vrai !</p>
<p><span style="color: #000080;"><em>Vous qui avez l&#8217;âge d&#8217;être un des fameux enfants de la télé, vous semblez mettre un point d&#8217;honneur à ne pas être de votre temps, pas représentatif de votre époque, on sent toute votre culture classique, votre demande d&#8217;exigence dans la littérature et sa représentation. Comment vous sentez vous dans notre temps ? Avec internet par exemple ?</em></span></p>
<p>Je suis un enfant de la télé et j’ai coupé le cordon en 2000. J’ai écrit ce livre sans avoir vu une seule fois la Star Academy, ma seule documentation a été la presse <em>pipole</em> &#8211; des milliers de gens dont je n’avais jamais soupçonné l’existence. C’est très difficile d’écrire sur la télévision, d’éviter le cliché, je ne suis pas tombé dans cet écueil, car j’ai écrit sur un souvenir. Il s’y dégage par endroit une tendresse, peut-être la nostalgie des trois chaînes Hertziennes. J’ai choisi de quitter Paris, de me retirer sur une colline du Haut-var et de là haut j’ai une belle vue sur notre époque et je n’aime pas ce que je vois.</p>
<p>Internet je l&#8217;ai découvert très tôt, 1992 ou 93, mon adresse hotmail date de 1995. Mais depuis je n’ai pas progressé. Je m’en sers comme d’un livre magique qui a toutes les réponses à mes questions. Pour le reste, je suis atteint d’incuriosité chronique. Facebook, Twitter, ça me fatigue. J&#8217;ai tout de même un blog pour faire mes gammes.<br />
<span style="color: #000080;"><em>Etes vous vraiment &laquo;&nbsp;un sentimental cynique, le coeur pour voile et l&#8217;ironie pour gouvernail &nbsp;&raquo; ?</em></span></p>
<p>Oui, j’évolue en équilibre instable. La lucidité gâte tous mes rêves. A la longue, c’est fatigant d’être moi.</p>
<p><span style="color: #000080;"><em>Quel auteur vous semble le plus proche de vous ?</em></span></p>
<p>Je me sens proche de Roger Nimier et de Michel Déon : pour <em>Le Hussard bleu</em> et <em>Le Jeune homme vert</em> ; pour un <em>Déjeuner de soleil</em> et <em>Les Enfants tristes,</em> pour la Grèce ; et surtout pour leur conception de la littérature. Si je poursuivais l’exercice d’admiration, je citerai Jean d’Ormesson pour le style et l’enthousiasme (même s’il écrit toujours le même livre). Et Jean Echenoz pour sa virtuosité narrative. Pour le rugby alors là, c&#8217;est Michel Embareck !<br />
<span style="color: #000080;"><em>Il me semble nécessaire de vérifier si vous vous êtes vraiment entraîné au questionnaire de Bernard Paix : </em></span><br />
C’est drôle que vous me posiez cette question, le questionnaire de Pivot faisait l’objet d’un chapitre entier dans une première version du roman. Je l’ai coupé…</p>
<p><span style="color: #000080;"><em>Votre mot préféré ?</em></span></p>
<p>Pneu car le « n » après le « p » est improbable et fait la fortune des orthophonistes français.<br />
<span style="color: #000080;"><em>Le mot que vous détestez ? </em></span></p>
<p>Angoter (néologisme, écrire en alternant le mauvais et le pire).<br />
<span style="color: #000080;"><em>Votre drogue favorite ?</em></span></p>
<p>L’encre bleue et le café noir.<br />
<span style="color: #000080;"><em>Le son, le bruit que vous aimez ? </em></span></p>
<p>« Le bruit des ailes du silence qui volent dans l’obscurité»<br />
<span style="color: #000080;"><em>Le son, le bruit que vous détestez ?</em></span></p>
<p>Une craie blanche sur un tableau noir (les couleurs ont leur importance car une craie rouge sur un tableau vert ne me dérange pas du tout)</p>
<p><span style="color: #000080;"><em>Votre gros mot juron ou blasphème favori ?</em></span></p>
<p>« Puta madre », ca passe toujours mieux en espagnol<br />
<span style="color: #000080;"><em>Homme ou femme pour illustrer un billet de banque ? </em></span></p>
<p>Chateaubriand pour les billets de 10000 euros<br />
<span style="color: #000080;"><em>Le métier que vous n&#8217;auriez pas aimé faire ? </em></span></p>
<p>Comptable</p>
<p><span style="color: #000080;"><em>La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ? </em></span></p>
<p>Si c’est un arbre, l’arbousier, si c’est un animal, le paresseux.</p>
<p><span style="color: #000080;"><em>Si Dieu existe, qu&#8217;aimeriez vous, après votre mort, l&#8217;entendre vous dire ? </em></span></p>
<p>-        Vous m’avez dit : Pierre Chavagné ?</p>
<p>-        C’est cela.</p>
<p>-        Et bien mon ami, je ne vous trouve pas.</p>
<p>-        Mon vrai nom est Pierre Gavanche, si ça peut aider.</p>
<p>-        Ah ! Encore un artiste !</p>
<p>-        …</p>
<p>-        Voilà votre fiche. Mais vous êtes en avance. Nous ne vous attendions pas avant la fin de la décennie.</p>
<p>-        C’est que je n’ai pas trop compté, vous savez.</p>
<p>-        Oui, mais si tout le monde faisait comme vous, on serait vite désorganisés.</p>
<p>-        Désolé.</p>
<p>-        Profession ?</p>
<p>-        Ecrivain décédé.</p>
<p>-        Hum, je vais vous mettre à côté de Monsieur Beigbeder, il est arrivé la semaine dernière. Vous le connaissiez ?</p>
<p>-        Un peu oui.</p>
<p>-        C’est entendu, vous avez la chambre 2 566 245 677, vue sur terre. Le petit-déjeuner est disponible à partir de six heures et jusqu’à dix heures. Un brunch peut-être pris à partir de midi. Le bar et le restaurant gastronomique sont au dernier étage. Vous pensez rester longtemps ?</p>
<p>-        Un petit bout d’éternité.</p>
<p><span style="color: #000080;"><em>Enfin, &nbsp;&raquo; pour être un écrivain confirmé il faut publier un deuxième roman &nbsp;&raquo; apparemment vous avez un plan de carrière très au point, où en êtes vous ? </em></span><br />
Au début. Juste au début…</p>
<p><span style="color: #000080;">Vous pouvez retrouver Pierre Chavagné sur le web où il a consacré un blog à son ouvrage : </span><a href="http://auteuracademy@canalblog.com/" target="_blank">http://auteuracademy@canalblog.com</a></p>
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		<title>HHhH de Laurent Binet</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 18:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Premiers Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[HHhH]]></category>
		<category><![CDATA[laurent-binet]]></category>

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		<description><![CDATA[HHhH ( Himmlers Hirn heisst Heydrich )de Laurent Binet chez Grasset. 

Pour son premier  roman, Laurent Binet joue la carte de l’ambition et ce, à plus d’un  titre. Il opte avant tout pour un format long (441 pages), alors que  le premier roman se porte parfois plus léger. Nécessaire longueur,  cependant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2142" style="border: 10px solid white;" title="arton16155-885ad" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/arton16155-885ad.png" alt="arton16155-885ad" width="160" height="250" />HHhH ( <span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;">Himmlers Hirn heisst Heydrich )<span style="color: #000000;">de Laurent Binet chez Grasset. </span><br />
</span></h3>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Pour son premier  roman, Laurent Binet joue la carte de l’ambition et ce, à plus d’un  titre. Il opte avant tout pour un format long (441 pages), alors que  le premier roman se porte parfois plus léger. Nécessaire longueur,  cependant, puisque le propos de l’auteur consiste à relater la vie  de Reinhard Heydrich, le « bourreau de Prague », représentant du régime  nazi en charge de la Tchécoslovaquie et instigateur de la « solution  finale ». Plus particulièrement, c’est le point de vue des résistants  que l’auteur adopte – des résistants qui organisent un attentat  contre le nazi, et finiront par vendre chèrement leur peau. Période  difficile à raconter : doit-on rester dans le narratif pur, au risque  de devenir anecdotique ? Faut-il faire du style ? D’autres auteurs se  sont déjà cassé les dents sur cette sombre époque. Le terrain est  difficile… </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Pour l’aborder,  l’auteur de <em>HHhH</em> (un titre qui signifie « Himmlers Hirn heisst  Heydrich » : le cerveau de Himmler – et non d’Himmler, comme l’auteur  tend à l’écrire fautivement – s’appelle Heydrich) prend le parti,  difficile mais pertinent, du réalisme le plus intégral. Tous ses personnages,  humbles ou notables, sont authentiques et portent leur vrai nom dans  le texte ; tous les lieux ont été visités par l’auteur, qui a vécu  à Prague. Pourquoi inventer tout cela ? se demande l’auteur. A fortiori,  pourquoi se satisfaire d’inventer des dialogues qui ne seraient que  vraisemblables ? A moins d’avoir des sources sûres pour retranscrire  ceux-ci, il y renonce le plus souvent. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Toutes ces  options sont évidentes pour le lecteur parce que, simplement, l’auteur  intervient dans le cours du récit. Ainsi donc, à un épisode historique  qu’on pourrait trouver dans n’importe quelle encyclopédie et mettant  en scène un nazi apparemment archétypique (« la bête blonde »), Laurent  Binet ajoute une vaste réflexion sur la manière de relater l’histoire  quand on est romancier, en faisant alterner chapitres narratifs historiques  et chapitres de réflexion personnelle rédigés à la première personne.  On voit l’auteur collecter et trier de la documentation, se renseigner  auprès de personnes ; on le sent obsédé par son projet littéraire  au point d’y penser jour et nuit. Une telle approche confère à ce  récit une note éminemment personnelle, qui invite le lecteur à réfléchir  aux mêmes questions que l’auteur, relatives à la production d’un  roman. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">On le devine  à cette description, l’auteur structure son récit en chapitres généralement  courts qui contribuent au rythme du récit. L’auteur fait preuve d’une  grande maîtrise du temps de l’histoire : passant rapidement sur les  années de jeunesse de Heydrich sans pour autant omettre certaines de  caractéristiques originelles (en particulier sa judéité supposée),  il ralentit progressivement le rythme de son propos afin de créer,  imperceptiblement, une tension – celle que doivent ressentir les résistants  à l’approche du moment où ils devront intervenir. Cela débouche  sur les deux chapitres les plus longs du roman, sans doute les plus  lents également : celui où est narré l’attentat proprement dit,  pour ainsi dire dixième de seconde après dixième se seconde, et celui  où les résistants, assiégés dans une église, luttent vaillamment  contre les SS qui viennent les déloger. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Dans un souci  d’exhaustivité, enfin, l’auteur ne recule pas devant le récit  d’éléments historiques parfois difficiles à soutenir (les massacres  de Babi Yar, par exemple, ou les interventions des <em>Einsatzgruppen</em>)  et de quelques éléments qui, pour appartenir à la petite histoire  plutôt qu’à l’Histoire, n’en contribuent pas moins au réalisme  et à la force du tableau. Pour un premier roman, Laurent Binet s’était  proposé un défi ambitieux. Il l’a relevé avec succès, avec panache  même, faisant preuve de rigueur, d’humilité et d’honnêteté intellectuelle.  Et l’alternance entre pages d’histoire et éléments personnels  donne l’impression que le récit se construit, page après page, comme  l’histoire naît du temps qui passe. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Chronique rédigée par <a href="http://fattorius.over-blog.com/">Daniel Fattore </a></span></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Deux parachutistes tchécoslovaques envoyés par Londres sont chargés d’assassiner Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo, chef des services secrets nazis, planificateur de la solution finale, protecteur de Bohème-Moravie, surnommé &nbsp;&raquo; le bourreau &laquo;&nbsp;, &nbsp;&raquo; la bête blonde &laquo;&nbsp;, &nbsp;&raquo; l’homme le plus dangereux du IIIe Reich &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Après des mois de préparation, il est finalement abattu dans sa Mercedes. Il s’ensuit une folle traque qui se termine dans une église du centre de Prague.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">HHhH est un acronyme inventé par les SS qui signifie en allemand : &nbsp;&raquo; le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich &nbsp;&raquo; (Himmlers Hirn heisst Heydrich). L’essentiel de l’histoire se situe entre 1938 et 1942.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Le récit est structuré comme un entonnoir : des chapitres courts relatent différents épisodes en divers lieux et à diverses époques, qui tous convergent vers Prague où s’est déroulé l’attentat.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Tous les personnages de ce livre ont réellement existé ou existent encore. L’auteur a rapporté les faits le plus fidèlement possible mais a dû résister à la tentation de romancer. Comment raconter l’Histoire ? Cette question conduit parfois l’auteur à se mettre en scène pour rendre compte de ses conditions d’écriture, de ses recherches, de ses hésitations. La vérité historique se révèle à la fois une obsession névrotique et une quête sans fin.</p>
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		<title>Théorie du chiffon de Marc Lambron</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 14:21:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[marc-lambron]]></category>
		<category><![CDATA[theorie-du-chiffon]]></category>

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		<description><![CDATA[Théorie du chiffon de Marc Lambron chez Grasset
Que pourrait nous dire Karl Lagerfeld, Pierre Berger et Marc Jacobs réunis, au seuil de la vie et de la mode? Le pari osé de Marc Lambron consiste à avoir compilé le meilleur de la pire langue de p*** médiatique, le fameux créateur de mode devenu narrateur en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="size-full wp-image-1988 alignleft" style="border: 10px solid white;" title="lambron" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/01/lambron.jpg" alt="lambron" width="63" height="101" />Théorie du chiffon de Marc Lambron chez Grasset</h3>
<p>Que pourrait nous dire Karl Lagerfeld, Pierre Berger et Marc Jacobs réunis, au seuil de la vie et de la mode? Le pari osé de <a href="http://fr.ulike.net/Marc_Lambron" target="_blank">Marc Lambron</a> consiste à avoir compilé le meilleur de la pire langue de p*** médiatique, le fameux créateur de mode devenu narrateur en pleine confession intime. Plus qu&#8217;un masque antirides, qu&#8217;un ravalement botox ou une chirurgie complète des vagues, Théorie du chiffon livre un visage alourdi de notre société, entre crise, émancipation et phare à paupiette. J&#8217;ai néanmoins un <em>a priori</em>: cette galéjade ne serait-elle la queue de commette de la littérature de mode, ou comme s&#8217;exclamerait Karl, une veste de la saison dernière?</p>
<p>Le chiffon, c&#8217;est le terme utilisé par les &#8216;modeux&#8217; pour se déstresser de l&#8217;ampleur que peuvent atteindre les crises d&#8217;hystérie ou d&#8217;apoplexie, aux problèmes de type: « Il me faut la référence de la couleur vert acidulé de la ceinture aperçu au défilé de Milan sur le mannequin qui va cartonner dans vingt cinq minutes tout de suite » (et sans virgules). Après les trois ulcères et les deux larmes qui restent des corps affaiblis de trois assistantes, la sentence s&#8217;énonce: « Après tout, relax, ce n&#8217;est que du <em>chiffon</em>&#8230;! » Ce point de vue a résonné courant des années 2000, comme le zénith de la société esthétisée à outrance, la conjonction miraculeuse du destin féminin, de la surproduction des artifices et du narcissisme des plaisirs fugaces. Sauf que depuis cette fameuse crise, on se prend à regarder derrière soi ces années d&#8217;opulence, comme le revers mélancolique d&#8217;un monde bientôt dominé par les chinois et les burqas (en terme de glamour et d&#8217;accessoires, on a fait mieux). Lambron s&#8217;en doute. C&#8217;est pourquoi il livre plutôt la version &#8216;voix du maître&#8217; de ces années là, avec la plus grande fatuité que requiert ce personnage de couturier, Jean Louis, celui qui fait courir les femmes.</p>
<p>La description va donc crescendo, ponctuée de morceaux de bravoures et d&#8217;aphorisme délicieux:</p>
<p>« Les anorexiques sont les gladiateurs de nos jeux de cirque, celles qui vont mourir vous saluent. »</p>
<p>« Dans la mode, nous postulons toujours qu&#8217;en chaque femme sommeille une petite adolescente gazouillante et chiffonnée qui ne demande qu&#8217;à être réveillée. La mystification, c&#8217;est de lui faire croire qu&#8217;elle est originale en achetant le parfum que tout le monde achète. Il faut la transformer en derviche tourneur de la carte de crédit. »</p>
<p>« A tout prendre, je préférais les anciennes clientes, celles qui me prenaient pour un confident de théâtre. Leur futilité était une forme d&#8217;altruisme, mais elles n&#8217;ont jamais cru que la mode était une religion. Maintenant, on le croit, et c&#8217;est mondial, même en Chine. A croire que l&#8217;univers est gouverné par un mètre tailleur. »</p>
<p>J&#8217;en passe et des meilleurs. Je me demande néanmoins avec quelle saugrenue distance peut-on encore rire du cynisme, dans un jeu de massacre à l&#8217;exercice supposé parodique?</p>
<p>Jean-Louis, le narrateur-prophète-infaillible, continue la démonstration. Et il a une opinion sur tout: le système des égéries, Cannes, l&#8217;évolution de la mode, le désir des femmes, comment gérer sa carrière médiatique et comment ne pas devenir singe&#8230; Le plus difficile est surtout de croire que ce Jean Louis continue de marcher, qu&#8217;il a vécu les meilleurs moments de la mode New Look (époque post deuxième guerre mondiale, célébrant les silhouettes de Christian Dior), le psychédélique à la Courrège (et son revers Pierre Cardin, intronisant le prêt-à-porter dans la mode), les stars des années 80 (de Jean Paul à Karl) et son autre revers, l&#8217;austérité 90 (de Helmut Lang aux créateurs asiatiques), sans parler de l&#8217;industrialisation actuelle de la mode (et ses grands groupes financiers). Sans refaire une histoire de la mode, force est de constater que précisément, la mode s&#8217;empresse d&#8217;en oublier les grandes lignes, privilégiant la reconnaissance posthume. Qui dira qu&#8217;il a survécu aux modes, démontre qu&#8217;il est ringard. Je revois Karl (lui encore), dans un reportage télévisuel sur Fendi (récemment sur Arte), redessiner pour mémoire les premières courbes qui l&#8217;intronise dans la mode (la silhouette Patou), signer chaque production comme Picasso, à l&#8217;envi, apposer la date, 1958, et immédiatement déchirer le dessin.</p>
<p>Car Karl (pour toujours) n&#8217;est devenu ce personnage sulfureux qu&#8217;à force d&#8217;avoir monter une à une les briques d&#8217;une réputation de papier. Je cite la remarque historique de Pierre Berger, tirée du livre Beautiful People d&#8217;Alicia Drake: « <em>Yves Saint Laurent a totalement bouleversé son époque; il l&#8217;a inventée, il l&#8217;a créée. Karl Lagerfeld, lui, n&#8217;a fait qu&#8217;illustrer son époque et, malheureusement, c&#8217;est une époque qui ressemble plus à la principauté de Monaco et aux journaux comme</em> Gala <em>qu&#8217;une époque où l&#8217;on parle vraiment de mode et de création.» </em>On comprend mieux pourquoi Karl a dû construire ce personnage fait d&#8217;aphorisme, d&#8217;amer aigreur et se teinter toujours et encore, de la plus nébuleuse inspiration créatrice.</p>
<p>Ce détour par Karl me permet justement de vérifier que ces auteurs, qui s&#8217;enthousiasment du pouvoir fascinant de la mode, en tentant d&#8217;y déceler des vérités sur le monde des images, n&#8217;y trouvent qu&#8217;un exemple correct de nos ambivalences modernes: &#8216;je déteste moralement ce monde contemporain et pourtant, j&#8217;adore m&#8217;y complaire&#8217;..</p>
<p>A cette question, Lambron propose une &#8216;théorie&#8217; plate comme une galette pour mannequin:</p>
<p>« Mes hystériques sont d&#8217;excellents baromètres sociaux, gouvernés par des tempéraments de tournesols »</p>
<p>« J&#8217;ai toujours pensé que la sincérité fait la décadence et que l&#8217;hypocrisie fait la civilisation », parmi d&#8217;autres aphorismes</p>
<p>«  -Je suis le meilleur mari de Paris.</p>
<p>-       Comment, le meilleur mari?</p>
<p>-       Mais oui, je leur offre tout ce que leurs époux ne leur donnent pas, le taxi à la porte, la caisse de champagne, le voyage de presse à Bali. Elles en sont droguées. Je suis leur surmale, leur cheikh blanc, leur Rubirosa. Le plus grand polygame de la place. »</p>
<p>Il désamorce ainsi certains aspects prophétiques de la mode (qui doit servir les femmes célibataires, divorcées ou en manque d&#8217;affection), certains ressorts marketing (ce qui les séduit) et des préjugés sur les créateurs de mode (qui ne peuvent pas se permettre d&#8217;être érudits, pensons à la bibliothèque privée de Karl qui, dit le mythe, est une des plus importantes au monde).</p>
<p>Il y a aussi des vérités sur les maisons de mode qui ne vivent que de la vente des accessoires (ah oui?), des théories sur les femmes de footballeurs devenues nouvelles clientes rêvées, sur les <em>fashion victims </em>qui pullulent comme des bactéries, sur les néoquincagénaires qui ne veulent pas vieillir&#8230;Parfois, effet Grazia garanti et sans langue de bois..</p>
<p>On se gausse de manière parodique des exclamations dites de mode, « J&#8217;aimerais que ma vie ressemble à un roman de Marc Levy, mais en plus porno. », dit une cliente dont le propos devrait être encadré, selon le narrateur. Mais finalement, c&#8217;est le personnage narrateur qui ressemble précisément à un animal encadré et empaillé. Ce manque d&#8217;épaisseur charnelle tient certainement à la distance drolatique (pour ne pas dire cynique), dont Lambron a désiré napper son récit parodique. En conversant avec la journaliste tremplin, un monologue lassant se découd progressivement. La théorie qui se voudrait essai, fait l&#8217;effet d&#8217;un ressac, dont chaque coup résonne un peu plus à vide contre la surface artificielle de la mode. Ne cherchez pas à savoir ce qui s&#8217;y cache, aurait suggérer Warhol, il n&#8217;y a rien derrière la surface.</p>
<p>Chronique rédigée par Damien Delille</p>
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		<title>La Légende de nos Pères de Sorj Chalandon Chronique N°2</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 13:13:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>xtase</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[Sorj-Chalandon]]></category>

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		<description><![CDATA[La Légende de nos Pères de Sorj Chalandon chez Grasset
Résumé :
Après avoir été journaliste à la  Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. &#8216;Toute vie mérite d&#8217;être racontée&#8217;, disent ses publicités, et c&#8217;est pour cela que ses clients se confient à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs, les rédige [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-medium wp-image-1135" style="border: 10px solid white;" title="La légende de nos pères" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/09/La-légende-de-nos-pères-189x300.jpg" alt="La légende de nos pères" width="170" height="270" />La Légende de nos Pères de <a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/fr.ulike.net');" href="http://fr.ulike.net/Sorj_Chalandon" target="_blank">Sorj Chalandon</a> chez Grasset</h3>
<p>Résumé :</p>
<p>Après avoir été journaliste à la  Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. &#8216;Toute vie mérite d&#8217;être racontée&#8217;, disent ses publicités, et c&#8217;est pour cela que ses clients se confient à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs, les rédige puis fait imprimer un livre destiné aux amis ou au cercle familial. Un matin, Lupuline Beuzaboc se présente au biographe. Tescelin, le père de Lupuline, ancien cheminot du Nord de la France, était un Résistant, un partisan de l&#8217;Armée des ombres. Dédaigneux des hommages, il n&#8217;a raconté sa bravoure qu&#8217;à sa fille. Alors, pour ses 85 ans, Lupuline veut offrir à son père les mémoires de son combat. Elle veut ramener son passé glorieux en pleine lumière. Le vieil homme est réticent. Embarrassé. En colère même de tout ce tapage. Et puis il accepte.</p>
<p>Commentaire :</p>
<p>Le père de Lupuline, Tescelin, était cheminot du Nord de la  France et résistant. Allergique des hommages aux anciens soldats, il ne raconte ses exploits qu’à sa fille qui décide pour l’anniversaire de son père de lui offrir ses mémoires, son combat au sein de la résistance. Mais le vieil homme est réticent. Pourquoi ? A-t-il quelque chose à cacher ? Sa fille insiste et il accepte tout de même.</p>
<p>Lupuline fait appel à Marcel Fremaux, biographe familial, il sera charger de dresser l’histoire de ce partisan. Mais celui-ci est encore  sous le coup de la mort de son père, ancien résistant également et qui n’a jamais rien raconté de sa guerre. Alors en écoutant Beuzaboc (Tescelin) c’est comme s’il écoutait son père. Il retrace le périple de Beuzaboc en espérant y repérer son père mais il est troublé par certains détails, il doute.</p>
<p>D’une écriture fluide l’auteur nous emporte en pleine guerre, cette sale guerre, celle de 39-45 et cette guerre des résistants, de ces héros du quotidien, de Pierre Fremaux et de Beuzaboc.</p>
<p>Une plongée au cœur des souvenirs, simplement, sans vraiment tremper en pleine Histoire, quelques dates et quelques noms, voilà tout ; mais un personnage, fort, Tescelin Guesquière alias Beuzaboc. On s’attache à ce personnage fort qu’est Beuzaboc et au besoin qu’il a d’émerveillé sa fille en lui contant des exploits qu’il n’a pas commis. On plonge facilement dans ce roman héroïque et dramatique, entre vérité et mensonge pour faire revivre l’histoire de ces héros. L’auteur évoque aussi ce manque que l’on ressent lorsque l’enfant ignore tout de son père, de son passé et de ses gloires.</p>
<p>De personnages forts on passe à la recherche d’une existence, et à l’oubli.</p>
<p>Chronique réalisée par <a href="http://www.stemilou-books.com/" target="_blank">Les lectures de Stemilou</a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p>Après avoir été journaliste à la Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial.  » Toute vie mérite d’être racontée « , disent ses publicités, et c’est pour cela que ses clients se confient à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs, les rédige puis fait imprimer un livre destiné aux amis ou au cercle familial.<br />
Un matin, Lupuline Beuzaboc se présente au biographe.<br />
Tescelin, le père de Lupuline, ancien cheminot du Nord de la France, était un Résistant, un partisan de l’Armée des ombres. Dédaigneux des hommages, il n’a raconté sa bravoure qu’à sa fille. Alors, pour ses 85 ans, Lupuline veut offrir à son père les mémoires de son combat. Elle veut ramener son passé glorieux en pleine lumière. Le vieil homme est réticent. Embarrassé. En colère même de tout ce tapage. Et puis il accepte.<br />
Marcel Frémaux va s’atteler à cet ouvrage avec passion. Pierre Frémaux, son père, fut un Résistant. Comme le vieux Beuzaboc, un partisan de l’Armée des ombres, silencieux et dédaigneux des hommages. Mais son père n’a jamais rien raconté. Et il est mort, laissant son fils sans empreinte de lui.<br />
En écoutant Beuzaboc, c’est son père que le biographe veut entendre. En retraçant sa route, il espère enfin croiser son chemin. Mais rien ne se passe comme il le pensait. Et plus Beuzaboc raconte, plus le doute s’installe. C’est par une poignée de mains, que le biographe et le vieil homme avaient scellé leur pacte de mémoire. Ensemble, ils franchiront les portes de l’enfer.</p>
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		<title>Mémoires de Marc-Antoine Muret de Gérard Oberlé Chronique N°2</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2009 13:08:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard-Oberlé]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[mémoires-de-marc-antoine-muret]]></category>

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		<description><![CDATA[Mémoires de Marc-Antoine Muret de Gérard Oberlé, Grasset
En entrant dans la peau de Marc-Antoine Muret, Gérard Oberlé nous propose un merveilleux voyage historico géographique. L’auteur nous plonge dans un XVIe siècle riche en couleurs, véritable passerelle entre un moyen-âge souvent archaïque et un XVIIe siècle plus ouvert et déjà précieux.
Cette biographie romancée nous fait revivre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="size-full wp-image-1236 alignleft" style="border: 10px solid white;" title="arton14010" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/09/arton14010.jpg" alt="arton14010" width="200" height="315" />Mémoires de Marc-Antoine Muret de <a href="http://fr.ulike.net/G%C3%A9rard_Oberl%C3%A9" target="_blank">Gérard Oberlé</a>, Grasset</h3>
<p>En entrant dans la peau de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc-Antoine_Muret">Marc-Antoine Muret</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Oberl%C3%A9">Gérard Oberlé</a> nous propose un merveilleux voyage historico géographique. L’auteur nous plonge dans un XVIe siècle riche en couleurs, véritable passerelle entre un moyen-âge souvent archaïque et un XVIIe siècle plus ouvert et déjà précieux.</p>
<p>Cette biographie romancée nous fait revivre le destin du grand Muret à travers les trois piliers de son existence : l’enseignement, l’homosexualité et l’amour de l’Antiquité Classique.</p>
<p>Figure peu connue des lettres françaises, Marc-Antoine Muret fut pourtant l’un des plus grands Professeurs de lettres de son temps. Orateur de renommée européenne, ses classes furent aussi bien fréquentées par des têtes couronnées que par de brillants élèves tels que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodelle">Jodelle</a> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Montaigne">Montaigne</a>. Ami de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Ronsard">Ronsard</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_de_Ba%C3%AFf">Baïf</a>, Muret préféra cependant privilégier sa carrière d’enseignant plutôt que son œuvre personnelle. Ce dévouement fut récompensé par les seules « palmes académiques » qu’un enseignant doit briguer : une admiration sans borne de toute une génération d’élèves qui ne manquaient jamais une occasion de porter leur professeur en triomphe.</p>
<p>Mais Muret est une étoile filante qu’il est difficile de suivre. Tour à tour professeur à Poitiers, Bordeaux, Paris et Toulouse, sa sexualité ne lui permit jamais de s’installer dans une Université. Pour échapper au bûcher, Muret fut très vite contraint de fuir une France inquisitrice pour rejoindre une Italie plus clémente vis-à-vis son « orientation ». Venise, Padoue et finalement Rome se révélèrent finalement des terres d’asile providentielles qui lui permirent, dans la sérénité la plus totale, de finir une vie auréolée de lauriers dans un habit d’ecclésiastique.</p>
<p>La sexualité de Muret permet à Oberlé de peindre des scènes tout à fait originales sur le Paris de l’époque. Ephèbes diaphanes et faunes vigoureux n’étaient pas sans charmer cet ogre à l’appétit insatiable. Appétit de « chair » mais également de vin, de gastronomie et d’amitié. Oberlé nous plonge avec truculence dans un Paris gaillard et fripon où les arrières boutiques et carrières souterraines deviennent le théâtre de véritables bacchanales orgiaques.</p>
<p>Avec Muret, vie et littérature se confondent bien souvent. Dandy avant l’heure, Muret fait de sa vie une œuvre où toute rencontre prend une dimension mythologique. Il convient de s’élever au dessus du quotidien banal pour sublimer l’ « instant ». La compagnie des muses est plus agréable que celle d’une bourgeoisie étriquée et d’une aristocratie décevante.</p>
<p>Véritable porte parole de Muret, Oberlé lui permet de donner un dernier cours magistral. Ces mémoires ont en effet l’heureuse vertu de nous transmettre l’envie de prolonger ce voyage parmi les mythes et autres poètes antiques. Comme le dit l’auteur les lettres classiques ont finalement survécu à tous leurs enterrements.</p>
<p>Chronique réalisée par <a href="http://www.kermix.com/blog">FX Bois</a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p style="margin-right: 0px; margin-left: 0px; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; padding: 0px;" align="justify">&nbsp;&raquo; Les esprits sérieux penseront que pareilles fantaisies ne méritent pas d’être rapportées par écrit. Je leur répondrai que mon récit n’est rien d’autre que bavarderie et digressions, autrement dit vagabondages de geai ou de pie sur les sentiers d’à côté. Quand mon héritier flânera dans vingt ou trente ans dans ces cahiers, il feuillettera ses souvenirs d’enfant et se souviendra de moi en souriant &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="margin-right: 0px; margin-left: 0px; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; padding: 0px;" align="justify">Marc-Antoine Muret a vécu &nbsp;&raquo; deux vies de même durée, mais fort dissemblables, car la seconde fut comme l’antithèse de la première &laquo;&nbsp;. Humaniste, professeur, maître de Montaigne et orateur des Papes, il fut aussi hédoniste, poète, grand amateur des plaisirs charnels &#8211; ripaille et lupanar. Muret raconte son amour pour toutes les nourritures terrestres, évoque l’esprit de la Renaissance, ses amis de la Pléiade, les réjouissances inspirées de l’Antiquité. Il rencontre, au gré de son errance, une foule bigarrée de personnages hauts en couleurs, gentilshommes et canailles, femmes savantes et courtisans. Dans ce siècle baroque (XVIème siècle), l’Europe renaît ! Mais l’Europe vit aussi avec ses vieux démons, la morale exigeante et les guerres de religion. Marc-Antoine Muret traverse le meilleur comme le pire, mais reste toujours fidèle à ses principes : &nbsp;&raquo; Le plaisir était mon idéal, jouir était ma loi &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="margin-right: 0px; margin-left: 0px; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; padding: 0px;" align="justify">Entre élégance du style et jargon coquillard, bacchanales et rites phalliques, la liberté grivoise et l’érudition vive, jamais pédante, de ces mémoires sont contagieuses. Un roman admirable, plus moderne qu’il n’y paraît : la passion amoureuse d’un homme pour un autre, chassé de Toulouse, condamné au bûcher, forcé de fuir Paris pour Rome.</p>
<p style="margin-right: 0px; margin-left: 0px; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; padding: 0px;" align="justify">Gérard Oberlé est l’auteur chez Grasset de Retour à Zornhof (Prix Découvertes Le Figaro Magazine, Prix des Deux magots, 2004), Itinéraire spiritueux (Prix Mac Orlan, Prix Edmond de Rotschild, Prix Rabelais, 2006) et d’un recueil de chroniques musicales (La vie est ainsi fête, 2007). Expert en livres anciens, il est aussi chroniqueur à Lire.</p>
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		<title>La Légende de nos Pères de Sorj Chalandon Chronique N°1</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2009 09:31:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>xtase</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[Sorj-Chalandon]]></category>

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		<description><![CDATA[La Légende de nos Pères de Sorj Chalandon chez Grasset
Ou comment les pères racontent (ou pas…) l’Histoire à leurs enfants… L’Histoire ou plutôt leur histoire…
Marcel Frémaux est biographe familial. « Je rédigeais la mémoire des autres, mais pas seulement. » Il est lui-même en manque de l’histoire de son père, héros de la résistance. « Il avait deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-medium wp-image-1135" style="border: 10px solid white;" title="La légende de nos pères" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/09/La-légende-de-nos-pères-189x300.jpg" alt="La légende de nos pères" width="151" height="240" />La Légende de nos Pères de <a href="http://fr.ulike.net/Sorj_Chalandon" target="_blank">Sorj Chalandon</a> chez Grasset</h3>
<p>Ou comment les pères racontent (ou pas…) l’Histoire à leurs enfants… L’Histoire ou plutôt leur histoire…</p>
<p>Marcel Frémaux est biographe familial. <em>« Je rédigeais la mémoire des autres, mais pas seulement. »</em> Il est lui-même en manque de l’histoire de son père, héros de la résistance. <em>« Il avait deux enfants, mais j’ai cru longtemps qu’il n’en avait qu’un. Lucas était son grand, son préféré, son fils. Dix ans de différence et tout un monde, aussi. Il parlait à Lucas, il jouait avec moi. »</em></p>
<p>Quand Lupuline Beuzaboc lui propose de rédiger la biographie de son propre père Tescelin Beuzaboc, lui aussi résistant, il se lance dans l’aventure, rêvant probablement à une réparation possible (une apparente similitude de vie lui permettant de retrouver l’histoire paternelle). Rendre hommage à ces résistants, à leur bravoure, à leur dignité, c’est à cette mission que s’attelle notre biographe, répondant ainsi à la demande de Lupuline, bercée depuis son enfance par le récit de ces hauts-faits. En effet, tout semble clair dans la vie de Beuzaboc même si les actes commis contre l’occupant allemand (le sauvetage de l’aviateur anglais, l’assassinat d’un officier de la Wehrmacht, le sabotage d’un train,…) provoquent des représailles insupportables pour les civils. Pourtant au fil des rencontres entre le vieil homme et son biographe, le flou s’installe et la véracité des faits semble de plus en plus douteuse. <em>« Et soudain, je me suis demandé si mon client disait la vérité. Vérité. Le mot m’était venu un peu plus tôt, au moment de m’asseoir dans le salon du vieil homme. Tout ce que celui-ci racontait était-il vrai ? Ou pouvait-il être vrai ? Ou pouvait-il ne pas l’être ? Et puis quoi ? Après tout, peu m’importait. »</em></p>
<p>Quelle va  donc être la position du biographe, sa loyauté à son propre père et que faire de la douleur qu’il devine chez son interlocuteur ?</p>
<p><em>« Beuzadoc observait mon trouble.</em></p>
<p>-         <em>Vous savez ce que vous avez hérité de votre père ?</em></p>
<p><em>Il a joué avec sa canne, laissant mon regard de côté.</em></p>
<p>-         <em>Vous avez hérité de sa vérité.</em></p>
<p><em>Beuzadoc s’est levé. Il ma tourné le dos.</em></p>
<p>-         <em>Et moi, je ne veux pas léguer mes mensonges. »</em></p>
<p>Un roman fort, une écriture limpide et précise. J’avoue avoir été souvent bouleversée, probablement parce qu’issue de la même histoire, celle des combattants. A lire et à partager !</p>
<p>Chronique réalisée par Christine Perrichon pour <a href="http://www.chermedia.com/">Chermedia</a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p>Après avoir été journaliste à la Voix                du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. &nbsp;&raquo;                Toute vie mérite d&#8217;être racontée &laquo;&nbsp;, disent                ses publicités, et c&#8217;est pour cela que ses clients se confient                à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs,                les rédige puis fait imprimer un livre destiné aux                amis ou au cercle familial.<br />
Un matin, Lupuline Beuzaboc se présente au biographe.<br />
Tescelin, le père de Lupuline, ancien cheminot du Nord de                la France, était un Résistant, un partisan de l&#8217;Armée                des ombres. Dédaigneux des hommages, il n&#8217;a raconté                sa bravoure qu&#8217;à sa fille. Alors, pour ses 85 ans, Lupuline                veut offrir à son père les mémoires de son                combat. Elle veut ramener son passé glorieux en pleine lumière.                Le vieil homme est réticent. Embarrassé. En colère                même de tout ce tapage. Et puis il accepte.<br />
Marcel Frémaux va s&#8217;atteler à cet ouvrage avec passion.                Pierre Frémaux, son père, fut un Résistant.                Comme le vieux Beuzaboc, un partisan de l&#8217;Armée des ombres,                silencieux et dédaigneux des hommages. Mais son père                n&#8217;a jamais rien raconté. Et il est mort, laissant son fils                sans empreinte de lui.<br />
En écoutant Beuzaboc, c&#8217;est son père que le biographe                veut entendre. En retraçant sa route, il espère enfin                croiser son chemin. Mais rien ne se passe comme il le pensait. Et                plus Beuzaboc raconte, plus le doute s&#8217;installe. C&#8217;est par une poignée                de mains, que le biographe et le vieil homme avaient scellé                leur pacte de mémoire. Ensemble, ils franchiront les portes                de l&#8217;enfer.</p>
<h3>Biographie de l&#8217;auteur :</h3>
<p><a href="http://fr.ulike.net/Sorj_Chalandon" target="_blank">Sorj Chalandon</a>, 55 ans, a été journaliste à                Libération. Il a couvert des événements comme                la guerre du Liban, le Tchad, le drame de Bhopal, la Somalie, l&#8217;Afghanistan,                la guerre Iran-Irak ou la guerre du Golfe, mais aussi les faits                de notre quotidien. Ses reportages sur l&#8217;Irlande du Nord et le procès                Klaus Barbie lui ont valu le prix Albert Londres en 1988. Il a publié                Le petit Bonzi (2005), Une promesse (2006, Prix Médicis)                et Mon Traître (2008) .</p>
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		<title>Fragments d&#8217;une femme perdue de Patrick Poivre d&#8217;Arvor</title>
		<link>http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/2009/08/roman-francais/fragments-dune-femme-perdue-de-patrick-poivre-darvor</link>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 13:07:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>xtase</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick-Poivre-d'Arvor]]></category>

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		<description><![CDATA[Fragments d&#8217;une femme perdue de Patrick Poivre d&#8217;Arvor chez Grasset
Un livre dont le titre ne peut qu’attiser la curiosité d’une femme…
La France… New York… puis le monde…
Une fille poussée à bout par un père n’exigeant que de l’excellence, va grandir avec un mal-être croissant. Une mère effacée, incapable de la protéger… et Violette, l’héroïne éprise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-1087" style="border: 10px solid white;" title="Fragments d'une femme perdue" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/08/Fragments-dune-femme-perdue.jpg" alt="Fragments d'une femme perdue" width="140" height="210" />Fragments d&#8217;une femme perdue de <a href="http://fr.ulike.net/Patrick_Poivre_d%27Arvor" target="_blank">Patrick Poivre d&#8217;Arvor </a>chez Grasset</h3>
<p>Un livre dont le titre ne peut qu’attiser la curiosité d’une femme…</p>
<p>La France… New York… puis le monde…</p>
<p>Une fille poussée à bout par un père n’exigeant que de l’excellence, va grandir avec un mal-être croissant. Une mère effacée, incapable de la protéger… et Violette, l’héroïne éprise de liberté, âgée d’à peine 19 ans fuit à New York, sans argent, sans travail. Comme cette jeune femme, très belle, attire le regard des hommes, elle en vient à se convaincre, peu à peu, qu’elle peut en tirer bénéfice.</p>
<p>Alors, se succèdent différentes rencontres sexuelles, amoureuses, amicales… où je découvre toutes les ambivalences, les doutes existentiels de Violette… et aussi son ascension sociale. Mais à quel prix ? Elle se marie avec qui ? Dans quelles circonstances ? Pour quelles raisons ?</p>
<p>Et puis, Alexis, un hypersensible amoureux de la vie, un jour de finale à Rolland Garros, tombe sous le charme de Violette. S’ensuivent des relations passionnées, un amour destructeur entrelacé de ruptures mais aussi de moments de bonheur intense. Jusqu’où ira cet amour qui tourne parfois à la relation pathologique ? Une histoire d’amour surprenante…</p>
<p>Ce livre se lit facilement et se révèle d’un style agréable. Cependant découpé en fragments, comme l’indique son titre, je me suis perdue de temps à autre entre « lui », « l’autre », « un autre », « Violette »… les intitulés de différents passages. Parfois, les échanges évoquent une correspondance et sont conçus comme tels : « Mes lettres ne sont pas bien tournées. Elles disent simplement qui je suis, ce que je ressens, à la seconde près. » Ainsi s’exprime Alexis.</p>
<p>Patrick Poivre d’Arvor, auteur et personnage public très connu, nous livre un peu de sa vie et de ses amours (un fils, des lieux de séjours et son amour pour les femmes).</p>
<p>Un roman qui éveille plein de questions sur la vie, l’amour, les relations humaines.</p>
<p>Chronique réalisée par Monique Chagnon pour <a href="http://www.chermedia.com/" target="_blank">Chermedia</a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p>Cette fille &nbsp;&raquo; perdue &nbsp;&raquo; (pour elle-même ? pour celui                qui prend le risque d&#8217;en être follement épris ?) s&#8217;appelle                Violette, comme l&#8217;héroïne de la &nbsp;&raquo; Traviata &laquo;&nbsp;.                Elle est très belle, insaisissable, fourbe &#8211; mais, malgré                cela, à cause de cela, elle devient l&#8217;obsession d&#8217;un homme,                Alexis.<br />
Précision : ce roman, qui illustre un genre très classique,                depuis La femme et le pantin de Pierre Louys, jusqu&#8217;à Un                amour de Dino Buzatti ou La vilaine fille de Mario Vargas Llosa)                a, ici, une forme particulière, éclatée, &nbsp;&raquo;                fragmentée &laquo;&nbsp;, faite de lettres, de composition &nbsp;&raquo;                polyphonique &laquo;&nbsp;. Par brèves séquences, on passe                ainsi d&#8217;un point de vue à l&#8217;autre. Personne ne détient                la vérité. Chacun est libre de s&#8217;aveugler à                sa guise…<br />
Quant à l&#8217;intrigue, elle se déroule, inéluctable,                jusqu&#8217;à un dénouement fatal. Au passage, il en aura                vu de toutes les couleurs (mensonges, tromperies, trahisons, passions,                déceptions…) pour une fille qui, comme d&#8217;habitude, &nbsp;&raquo;                n&#8217;était pas son genre &laquo;&nbsp;.</p>
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