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	<title>Chroniques de la rentrée littéraire &#187; l-echarpe-blanche</title>
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	<description>Toute la rentrée littéraire enfin chroniquée. Pour chaque roman publié à la rentrée littéraire retrouvez au moins une chronique.</description>
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		<title>L&#8217;écharpe blanche de Violaine Gilibert</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 15:38:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Premiers Romans]]></category>
		<category><![CDATA[l-echarpe-blanche]]></category>
		<category><![CDATA[mercure-de-france]]></category>
		<category><![CDATA[violaine-gilibert]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;écharpe blanche de Violaine Gilibert chez Mercure de France
Tendre et bouleversant, le témoignage de Violaine  Gillibert pourrait être celui de n’importe qui. Il m’a beaucoup touchée, mais il  faut dire que je suis plutôt bon public quand il s’agit de lire ce genre de  témoignage… Et pourtant…
Lorsque j’ai lu l’année dernière Où on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2132" style="border: 10px solid white;" title="arton16148-39744" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/arton16148-39744.gif" alt="arton16148-39744" width="120" height="189" />L&#8217;écharpe blanche de Violaine Gilibert chez Mercure de France</h3>
<p>Tendre et bouleversant, le témoignage de Violaine  Gillibert pourrait être celui de n’importe qui. Il m’a beaucoup touchée, mais il  faut dire que je suis plutôt bon public quand il s’agit de lire ce genre de  témoignage… Et pourtant…</p>
<p>Lorsque j’ai lu l’année dernière <em>Où on va, Papa ?</em>, j’ai été touchée  de deux manières : à la fois par le sort de Tomas et Mathieu, les deux fils  de Jean-Louis Fournier et  par  l’auteur lui-même, qui, du bout de sa plume, a su me faire passer du sourire aux  larmes. En lisant ce genre de roman, on ne peut s’empêcher de se mettre « à  la place de… ». Avec <em>L’écharpe  blanche</em>, mon sentiment d’après-lecture est très différent. Bizarrement, le  sort de Michel Gillibert m’a laissée, je dois bien le reconnaître, assez  indifférente. Peut-être parce qu’il a été un homme politique et que les diverses  allusions qui sont faites dans ce roman ne m’ont pas intéressée. Peut-être aussi  parce que j’ai eu l’impression qu’il a continué à mener une vie sociale  relativement riche après son accident. Bonheur de façade ? Sans doute  a-t-il été plus seul qu’il n’y parait. Le personnage n’attire pas vraiment la  sympathie, mais c’est sans doute un sentiment très personnel.</p>
<p>Quoiqu’il en soit, j’ai aimé lire ce témoignage et ce,  grâce aux mots de Violaine Gillibert. C’est elle qui a su m’émouvoir. Elle porte  son histoire à bout de bras et nous fait partager quelques instants de vie, elle  qui n’aura jamais connu son père qu’handicapé : « Cette nuit de  septembre 79, les fusils avalaient leurs premières munitions de la saison, je me  préparais à naître dans une ville au nom féérique de Tassin-la-Demi-Lune et mon  père mourait pour la première fois. C’est toi qui le disais, ta vie d’homme  cassé était une seconde naissance. » Elle nous confie les soins quotidiens,  les douleurs de tous les jours, la lente acceptation : « J’ai mis du  temps à comprendre que tu étais handicapé. » Pour parler de son père, cet  autre cloué sur un fauteuil roulant, elle utilise parfois la troisième  personne : « Emmené dans la nuit de Paris, l’homme pressé commençait  un long coma. » Une prise de distance sans doute nécessaire lorsqu’il  s’agit de parler d’un drame personnel. Le faire autre pour mieux l’accepter.</p>
<p>Le témoignage de Violaine Gillibert est surtout le tendre  message d’une fille pour son père. Un message écrit dans un style parfois très  elliptique, comme un murmure : « Je t’ai montré de la froideur, mais  tu étais mon repère, jusqu’au bout. Tu étais ma colonne, le fond, l’idée, la  substance. Le rire, nous avons beaucoup ri. Nous avons partagé des moments  forts, avec tes fils. Instants immensément pudiques et infiniment tendres. Tu  étais mon secret, mon autre, mon refuge, ma douleur. » Un aveu peut-être,  car on oublie trop souvent de dire aux personnes qui nous sont chères qu’on les  aime.</p>
<p>Michel Gilibert est décédé il y a maintenant quelques  années. Je ne sais pas quand l’auteure a commencé l’écriture de son roman mais  je n’ai pas eu l’impression qu’il s’agissait d’une écriture de l’urgence. Au  contraire, on ressent, à la lecture des dernières pages, une sorte d’apaisement,  sans doute dû à l’acceptation de la mort : « Tu es parti, nous  partirons aussi. » Une réflexion sur la vie, et les tours qu’elle peut nous  jouer, c’est sans doute cela, le propos de <em>L’écharpe blanche</em>.</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>L’œuvre en quelques  mots…</em></p>
<p>« “ Papa est parti’’, à la seconde où j’ai entendu  cette phrase de la bouche de mon frère, la vie a basculé dans l’irréel, j’ai  senti une masse invisible se détacher du creux de mon ventre et s’envoler,  littéralement. Je me souviendrai toute ma vie de cette sensation, un morceau de  moi est parti avec toi.</p>
<p>J’espère qu’il te tient chaud. »</p>
<p>« Mon père. Merci d’avoir préféré la vie cette nuit  de septembre 79. C’est une chance de t’avoir rencontré. Je m’en remets  doucement. »</p>
<p>Chronique rédigée par <a href="http://aperto.libro.over-blog.fr">Calypso</a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Rescapé de deux années d’hospitalisation, c’est jeune Parisien célibataire que tu décrétais le 20 septembre, jour de l’accident, date de ton anniversaire. Ce sont les plus belles fêtes qui aient été organisées. C’était gai ! Je me souviens d’un énorme gâteau avec un hélicoptère en plastique au sommet. J’avais entre cinq et dix ans, mais j’aimais ce jour plus que Noël encore. C’était celui de notre victoire. J’aimais voir tous ces gens, toutes ces belles robes, toutes ces flûtes de champagne. J’aimais que l’on me dise que ma robe était belle, mes longs cheveux noirs si brillants, que j’avais tellement grandi depuis la dernière fois. J’étais fière, pour toi.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">De son accident d’hélicoptère, une nuit de septembre 1979, Michel Gillibert sortait vivant mais tétraplégique. Dix jours seulement après le drame naissait sa fille Violaine. Qui n’a connu son père qu’immobilisé dans un fauteuil. Malgré le handicap, Michel Gillibert n’a jamais renoncé à vivre, bien au contraire. Dans ce texte intime et pudique, Violaine raconte comment elle a traversé toutes ces années, du père singulier à l’homme politique blessé, tout en rendant un hommage émouvant à cet homme au destin exceptionnel.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Violaine Gillibert a trente ans. L’écharpe blanche est son premier roman.</p>
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