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	<title>Chroniques de la rentrée littéraire &#187; le-cherche-midi</title>
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	<description>Toute la rentrée littéraire enfin chroniquée. Pour chaque roman publié à la rentrée littéraire retrouvez au moins une chronique.</description>
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		<title>L&#8217;homme aux lacets défaits de Patrice Delbourg</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 15:01:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>xtase</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[le-cherche-midi]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice-Delbourg]]></category>

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		<description><![CDATA[
L&#8217;homme aux lacets défaits de Patrice Delbourg, aux éditions Le Cherche Midi
L’homme aux lacets défaits nous permet de découvrir la vie romancée de Lucien Gaulard, ingénieur électricien dont le génie n’a d’égal que son infortune. En effet, si l’on doit à ce brillant inventeur la création de l’alternateur qui nous rend encore aujourd’hui bien des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/08/lhomme-aux-lacets-defaits-187x300.jpg" alt="lhomme-aux-lacets-defaits" title="lhomme-aux-lacets-defaits" width="187" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-3068" style="border: 10px solid white;" /><br />
<h3><i>L&#8217;homme aux lacets défaits</i> de Patrice Delbourg, aux éditions Le Cherche Midi</h3>
<p><em>L’homme aux lacets défaits</em> nous permet de découvrir la vie romancée de Lucien Gaulard, ingénieur électricien dont le génie n’a d’égal que son infortune. En effet, si l’on doit à ce brillant inventeur la création de l’alternateur qui nous rend encore aujourd’hui bien des services, Lucien Gaulard a dû faire face de son vivant à de vives critiques. Fer de lance du courant alternatif dès la fin du XIXe, Gaulard est en avance sur son temps qui croit encore beaucoup à l’intérêt du courant continu. En bref et sans s’encombrer des détails trop techniques, Gaulard est un génie incompris qui de plus est n’a pas réussi à déposer les bons brevets. En conflit avec sa famille, ce malheureux inventeur termine sa vie sans un sou dans un asile à la suite d’un accès de démence.</p>
<p>Amoureux de Paris et en particulier du Marais, <a href="http://fr.ulike.net/Patrice_Delbourg" target="_blank">Patrice Delbourg</a> nous explique dès les premières lignes du roman avoir fait connaissance avec Gaulard grâce à une plaque en marbre dédiée à l’inventeur située près de son domicile parisien. Il s’attache donc à nous raconter la vie du malheureux à travers cinq chapitres allant de « D’abord » à « Enfin ». Ce dernier chapitre a pour moi très bien porté son nom car malgré l’intérêt que peu avoir ce livre, j’ai eu énormément de mal à le lire et ce « Enfin » a vraiment sonné comme un soulagement. Dès les premières pages, j’ai eu l’impression que Delbourg a pris le livre des 100 mots à sauver de Pivot, qu’il en a ajouté une bonne dose supplémentaire au passage et qu’il a essayé de tous les caser dans ce roman. Si cela donne un côté ancien et poétique au livre, ces mots usés en freinent beaucoup la lecture. Sur quelques pages c’est amusant et insolite mais sur plus de 200 j’ai trouvé cela très pénible. A titre d’exemple, un passage pris au hasard :</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Dans le froid gris en embuscade, sous l’échauguette Herouet, sa vie lourde, trop lourde, il fait un temps de crématorium. L’air moite des primeurs stagne, irascible sous les verrières Baltard. Lucien souffre en maraude. Pensées de suie et humeurs de grisou. Intenses lancées testiculaires quand le talon touchait le bitume. Trou du cul caramélisé. Impossible de s’asseoir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Pour moi, un livre doit avant tout être accessible à tous. Celui-ci m’a semblé très élitiste et il vous faudra vous armer à plusieurs reprises d’un dictionnaire à moins d’être agrégé en lettres. Le livre a pourtant plusieurs atouts : l’histoire est intéressante, on sent que Delbourg a une très bonne connaissance de Paris, plusieurs notes d’humour viennent alimenter le récit et la grande Histoire côtoie de façon très habile la petite. Mais malgré tous ces bons points, le style et le vocabulaire beaucoup trop élitiste ne m’a pas rendu cette lecture agréable, bien au contraire. J’ai lutté comme rarement pour parvenir à la fin de ce roman.</p>
<p>C’est donc un livre que je conseillerais aux amoureux des vieux mots. Par contre, je le déconseille fortement à tous ceux qui souhaiteraient trouver une lecture agréable et rafraichissante. Pour moi qui aime être happé par une histoire, c’est plutôt loupé… Je ne dirai donc surement pas de ce livre qu’il est drôlement bath !</p>
<p><strong>Chronique réalisée par <a href="http://art.souilleurs.free.fr/" target="_blank">Art souilleurs</a>.</strong></p>
<h3>Présentation de l&#8217;éditeur</h3>
<p>Automne 1888. Le scandale de Panamá débute, l&#8217;emprunt russe se lance, Jack l&#8217;éventreur trucide pour de bon dans le quartier londonien de Whitechapel. Le coeur de Paris bruisse de cent petits métiers divers, le général Boulanger s&#8217;en va, la tour Eiffel s&#8217;érige.</p>
<p>Enfant du Marais, ingénieur électricien de génie, inventeur de l&#8217;alternateur, Lucien Gaulard traîne sa perte d&#8217;espérance dans le dédale des ruelles de la capitale au lourd passé historique. Son importante découverte est boudée, méprisée, occultée par ses compatriotes. Les Européens lui tournent le dos. Les Américains lui font les poches. Sa propre famille lui dénie toute paternité scientifique. &laquo;&nbsp;L&#8217;homme aux lacets défaits&nbsp;&raquo; se retrouve du mauvais côté du balcon. De jardins publics en estaminets enfumés, du Crédit municipal aux officines d&#8217;apothicaire, nous partageons les derniers jours du passage terrestre de cet étrange apôtre du progrès.</p>
<p>Une chronique parisienne fin de siècle, crépusculaire et désemparée, sur les pas d&#8217;un piéton d&#8217;exception à l&#8217;humanité trop lourde à porter.</p>
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		<title>Plan Social de François Marchand</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 06:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>xtase</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[francois-marchand]]></category>
		<category><![CDATA[le-cherche-midi]]></category>

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		<description><![CDATA[Plan Social de François Marchand aux éditions du Cherche Midi
L’humain, le capital le plus précieux… 
Il arrive qu’une entreprise se trouve dans l’obligation de se séparer d’une partie de son personnel. Problème : quand on est déjà un peu serré, un plan social peut s’avérer ruineux. Alors, pourquoi ne pas recourir à des méthodes plus, disons, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-medium wp-image-2729" style="border: 10px solid WHITE;" title="plan social" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/08/plan-social-187x300.jpg" alt="plan social" width="168" height="270" />Plan Social de François Marchand aux éditions du Cherche Midi</h3>
<p><strong>L’humain, le capital le plus précieux… </strong></p>
<p>Il arrive qu’une entreprise se trouve dans l’obligation de se séparer d’une partie de son personnel. Problème : quand on est déjà un peu serré, un plan social peut s’avérer ruineux. Alors, pourquoi ne pas recourir à des méthodes plus, disons, euh, expéditives ? Telle est l’idée qui vient à Emile Delcourt, patron d’une entreprise familiale dont il est l’héritier. Et tel est le propos de « Plan social », deuxième roman de <a href="http://fr.ulike.net/Fran%C3%A7ois_Marchand" target="_blank">François Marchand</a>, publié au Cherche-Midi.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Tout les éloigne, tout les rapproche pourtant… </span></p>
<p>Le lecteur est d’emblée saisi par un climat d’humour noir qui décape tout ce qui se présente, sans ménagement. Les consultants externes sont les premières cibles de ce roman – ces gens que l’auteur présente comme des êtres fades, vaguement méprisants, qui coûtent un saladier et se gargarisent de termes abscons comme <em>teambuilding outdoor</em>, <em>management par projets</em>, etc. L’auteur crée ici une petite musique, chant du consultant que le chef de l’entreprise apprend à imiter pour mieux le mener en bateau.</p>
<p>N’allons pas croire, cependant, que le consultant externe du roman, affublé du nom de Walfard (anglais ? français ?), est l’allié d’Emile Delcourt. L’auteur oppose ici le Parisien aux idées sophistiquées et le chef d’entreprise familiale provinciale (nous sommes dans une fabrique d’ancres de marine du département du Nord), présenté comme gardant les pieds à peu près sur Terre. A ses côtés, un autre personnage garde lui aussi les pieds sur Terre : le leader syndical de l’entreprise, Burnier.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’actualité en embuscade</span></p>
<p>Paradoxalement, le syndicaliste Burnier et le patron Delcourt se retrouvent alliés d’un dégraissage des plus musclés. L’auteur met ici en évidence, avec beaucoup d’habileté, ce qui rapproche ces deux personnages que tout éloigne dans la vraie vie. Au fond, ce sont tous deux des conservateurs pur jus, tenants d’une approche à l’ancienne de leurs rôles respectifs. Et, pour ne pas verser dans un manichéisme convenu, tous deux sont pourris, le lecteur le découvre assez vite – je le laisse découvrir pour quoi roule le syndicaliste. Deux âmes grises ? Oui, mais gris foncé. Capables de tirer leur épingle d’un jeu délirant qui va loin. Et délicieusement odieuses, ce que le lecteur appréciera à sa juste valeur.</p>
<p>Avec un thème comme celui du « plan social » nouvelle mouture, l’auteur ne saurait faire abstraction de l’actualité, ni de quelques grands thèmes de l’économie. La concurrence chinoise est évoquée, de même que certaine crise dont on ne finit pas de sortir. Dans un registre tragique revu sur un ton ironique, l’entreprise restructurée connaîtra « sa » tentative de suicide. Comme à France Télécom.</p>
<p>Il y a dans ce roman de cent vingt pages un côté « il n’y a personne pour racheter l’autre » savoureux et jouissif qui n’est pas sans rappeler d’excellentes pages de Tom Sharpe. En outre, il rapproche ce qui, en principe, se repousse, parce qu’on est tous égaux dès qu’on met les doigts dans la crasse. Acérée, précise, la plume de l’auteur égratigne tout ce qu’elle touche, et fait mouche à tout coup, ne reculant ni devant l’outrance, ni devant le burlesque. Un roman un poil court ? Tant mieux : François Marchand sait aussi partir avant de lasser… et réussit ainsi sa sortie.</p>
<p>Chronique réalisée par <a href="http://fattorius.over-blog.com/" target="_blank">Daniel Fattore</a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p>Émile Delcourt, patron d&#8217;une usine de fabrication d&#8217;ancres de marine située à Valenciennes, est aux abois : les affaires sont si mauvaises qu&#8217;il n&#8217;a même pas les moyens de mettre en place, à l&#8217;instar des grandes entreprises du CAC 40, un « plan social ». Pourtant, il suffirait que le quart de ses salariés quitte l&#8217;entreprise pour que celle-ci survive. Comment se débarrasser du personnel superflu ? Poser la question, c&#8217;est y répondre : voici Delcourt embarqué, sous l&#8217;empire d&#8217;une inspiration subite venue d&#8217;une conversation avec un voisin spécialisé dans la climatisation, dans un dégraissage d&#8217;une brutalité encore inconnue. Le patron de choc très droitier Delcourt ne pourra parvenir à ses fins qu&#8217;avec l&#8217;aide du délégué syndical CGT Burnier, communiste de choc. D&#8217;abord condamnés par les événements à s&#8217;entendre, ils finiront par nouer une forme de complicité, fruit de leur attachement à certaines valeurs en voie de disparition. Ils cherchent à retarder le plus possible la victoire de la bêtise contente d&#8217;elle-même, figurée notamment par un certain Walfard, consultant parisien imposé par les actionnaires. Au-delà de l&#8217;ironie et de l&#8217;humour noir qui parsèment le livre, c&#8217;est la disparition de la réalité, ensevelie sous les discours creux de l&#8217;idéologie désincarnée aujourd&#8217;hui au pouvoir, qui est décrite dans ce roman.</p>
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		<title>Borinka de Pierre Drachline</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Aug 2010 11:17:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>xtase</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[le-cherche-midi]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre-Drachline]]></category>

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		<description><![CDATA[Borinka de Pierre Drachline aux éditions Le cherche midi
Chronique en cours de réalisation


Quatrième de couverture :
La bouquinerie Aux invendables est à l&#8217;image de Paul, le libraire, qui a voulu faire de son antre « un refuge pour auteurs oubliés avant qu&#8217;ils ne meurent ». Ce misanthrope en mal de fraternité verra bientôt sa vie enchantée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-medium wp-image-3297" style="border: 10px solid white;" title="Borinka" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/08/Borinka-187x300.jpg" alt="Borinka" width="168" height="270" />Borinka de Pierre Drachline aux éditions Le cherche midi</h3>
<p><strong>Chronique en cours de réalisation</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p>La bouquinerie Aux invendables est à l&#8217;image de Paul, le libraire, qui a voulu faire de son antre « un refuge pour auteurs oubliés avant qu&#8217;ils ne meurent ». Ce misanthrope en mal de fraternité verra bientôt sa vie enchantée après sa rencontre avec Borinka, un vieil homme au comportement d&#8217;enfant immortel qui a fait de la provocation un art de vivre.</p>
<p>Cette amitié faite d&#8217;orages, de rires et d&#8217;outrances a pour terrain de jeux Paris. Une ville qu&#8217;ils voudraient réveiller afin qu&#8217;elle redevienne une cité turbulente où le mystère se réinvente à chaque coin de rue.</p>
<p>Dans ce nouveau roman aux accents nostalgiques, la voix de l&#8217;écrivain, ici encore, distille son nectar empoisonné. Un magistral chant d&#8217;amour à la vie traversé d&#8217;ombres et de lumières.</p>
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		<title>Père des mensonges de Brian Evenson</title>
		<link>http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/2010/03/romans-etrangers/pere-des-mensonges-de-brian-evenson-2</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 16:48:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[brian-evenson]]></category>
		<category><![CDATA[le-cherche-midi]]></category>
		<category><![CDATA[père-des-mensonges]]></category>

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		<description><![CDATA[Père des mensonges de Brian Evenson chez Le Cherche Midi éditeur
 
Un livre prenant mais terriblement dérangeant et tordu. Il se lit d&#8217;une traite, comme un thriller.
Un homme d&#8217;église (la Corporation du Sang de l&#8217;Agneau, les Sanguistes) , le doyen Fochs va consulter un psychiatre à la demande de sa femme suite à des troubles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2318" style="border: 10px solid WHITE;" title="arton16107-817f7" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/03/arton16107-817f7.jpg" alt="arton16107-817f7" width="158" height="250" />Père des mensonges de Brian Evenson chez Le Cherche Midi éditeur</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000080;">Un livre prenant mais terriblement dérangeant et tordu. Il se lit d&#8217;une traite, comme un thriller.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000080;">Un homme d&#8217;église (la Corporation du Sang de l&#8217;Agneau, les Sanguistes) , le doyen Fochs va consulter un psychiatre à la demande de sa femme suite à des troubles du sommeil. Il prétend supporter difficilement sa nouvelle charge de doyen et faire des rêves avec des pensées pédophiles. Assez vite, Feshtig, le psychiatre, doute que cela ne soit que des rêves, d&#8217;autant plus qu&#8217;une jeune fille a été assassinée et que deux jeunes garçons l&#8217;accusent de violence sexuelle. La hiérarchie religieuse du doyen va tenter par tous les moyens de supprimer ou modifier le rapport que Feshtig. Le lecteur est face à plusieurs points de vue : des lettres échangées entre les autorités religieuses et l&#8217;Institut de psychanalyse qui emploi Feshtig, les notes du psychiatre et le récit de Fochs lui-même. J&#8217;ai été révoltée par la froideur de Fochs qui profite de sa position d&#8217;homme d&#8217;église et son pouvoir «spirituel» pour justifier ses faits et gestes. L&#8217;hypocrisie des autorités religieuses est également difficile à comprendre ! Le titre du livre est vraiment bien trouvé, le mensonge est omniprésent. Fochs affiche cette froideur, mais il mène en lui-même un combat avec une vision d&#8217;un homme à la tête sanglante, ni lui, ni le lecteur ne savent si cet homme représente le Christ ou le Diable. J&#8217;ai du mal à dire si j&#8217;ai vraiment aimé ce livre, je l&#8217;ai surtout trouvé très dérangeant !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000080;">Merci à Chroniques de la rentrée littéraire et aux éditions Le Cherche Midi pour m&#8217;avoir fait découvrir ce livre.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #000080;">Chronique rédigée par <a href="http://aproposdelivres.canalblog.com/">A propos de livres </a><br />
</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;"> </span></span></p>
<h3>Extraits page 19 :</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #003300;">Extrait : (page 19)</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #003300;">Antécédents</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #003300;">Lorsque je l&#8217;ai rencontré, Eldon Fochs était un comptable de trente-huit ans, exerçant également la fonction de doyen laïc au sein de la Corporation du Sang de l&#8217;Agneau (les Sanguistes), secte religieuse fortement conservatrice. Il était rasé de près, de teint pâle, habillé convenablement d&#8217;un costume sombre solide, d&#8217;une chemise blanche et d&#8217;une cravate classique, selon le code vestimentaire adopté par les chefs ecclésiastiques. Lors de nos entretiens, il n&#8217;a jamais fait d&#8217;entorse à ce style vestimentaire. C&#8217;était un homme corpulent, à la voix douce, légèrement embarrasssé par son corps mais jouissant cependant d&#8217;une certaine décontraction dans son comportement. Il commençait une thérapie à la demande de son épouse, qui s&#8217;inquiétait de modifications récentes dans ses habitudes de sommeil, modifications qui comprenaient le fait de « parler dans son sommeil avec la voix de quelqu&#8217;un d&#8217;autre », des accès de somnambulisme, et de brefs épisodes violents à l&#8217;encontre de sa femme lorsqu&#8217;elle le réveillait (épisodes dont il n&#8217;avait pas le souvenir). Fochs estimait que sa femme exagérait, mais il avait néanmoins choisi de venir me trouver pour deux raisons : premièrement, pour apaiser son épouse, deuxièmement, parce qu&#8217;au cours de l&#8217;année passée il avait eu « des pensées et rêves perturbants » dont il « voulait se libérer ».</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #003300;">Lors de notre premier entretien, Fochs a précisé qu&#8217;il préférait être appelé « frère Fochs », « doyen Fochs » ou simplement « Fochs » plutôt que par son prénom, Eldon. Il a rechigné tout d&#8217;abord à évoquer son histoire familiale. Les pensées et rêves perturbants n&#8217;avaient, selon lui, « rien à voir avec le passé », puisqu&#8217;ils n&#8217;avaient débuté qu&#8217;un an plus tôt. En insistant, toutefois, j&#8217;ai découvert qu&#8217;il était l&#8217;aîné de deux enfants, le plus jeune étant mort à la naissance. Il a été « élevé dans la foi » au sein d&#8217;une famille sanguiste de la classe moyenne, dans un quartier à dominante sanguiste. L&#8217;enterrement de son frère, présidé par son père, un doyen de l&#8217;Église, compte parmi ses premiers souvenirs. Il se rappelle également sa mère l&#8217;aidant à apprendre à lire dans l&#8217;organe officiel des enfants sanguistes, Viens à moi, lorsqu&#8217;il avait cinq ans, et l&#8217;absence fréquente de son père dans sa jeunesse à cause de ses responsabilités au sein de l&#8217;Église.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #003300;"><br />
</span></p>
<h3>Quatrième de couverture</h3>
<p><span style="border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;"><span style="color: #333333; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 18px;"> </span></span></p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Atteint de troubles du sommeil et de rêves perturbants, Eldon Fochs, respectable homme d’Église, décide de consulter un psychothérapeute, Alexandre Feshtig. Bientôt, il lui confesse une attirance coupable pour les jeunes enfants. Lorsqu’une petite fille de la communauté est violée puis assassinée, Feshtig, qui soupçonne Fochs d’être passé à l’acte, prévient les autorités religieuses qui vont tout faire pour discréditer le psychothérapeute et éviter le scandale qui se profile.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">Après Inversion et La Confrérie des mutilés, <a href="http://fr.ulike.net/Brian_Evenson" target="_blank">Brian Evenson</a> poursuit avec Père des mensonges son analyse critique du fait religieux et de la violence spirituelle, psychologique et sociale, que celui-ci peut susciter. À l’image d’Edgar Poe, il place le lecteur au coeur même d’une folie à l’origine et à l’issue aussi complexes et ambiguës l’une que l’autre.</p>
<p style="margin: 10px 0px; padding: 0px;" align="justify">
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		<title>Starvation Lake de Brian Gruley</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 14:57:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Starvation Lake de Brian Gruley chez Cherche-Midi éditions, traduit par Benjamin Legrand, 471 pages
Gus Carpenter passe auprès des autres pour un raté. Il a raté sa carrière de le hockey, il est revenu manu militari de Détroit où il travaillait comme journaliste, et il travaille maintenant comme journaliste dans le journal local de la petite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2102" style="border: 10px solid white;" title="gru" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/gru.jpg" alt="gru" width="86" height="137" />Starvation Lake de Brian Gruley chez Cherche-Midi éditions, traduit par Benjamin Legrand, 471 pages</h3>
<p>Gus Carpenter passe auprès des autres pour un raté. Il a raté sa carrière de le hockey, il est revenu manu militari de Détroit où il travaillait comme journaliste, et il travaille maintenant comme journaliste dans le journal local de la petite ville de son enfance. Après une première partie, où l&#8217;auteur nous présente à la fois le lieu, les personnages, les liens qui les unissent, leur passé mais aussi le début de l&#8217;enquête, on se rend compte que Gus est quelqu&#8217;un d&#8217;intègre, qui ne prend pas toujours les décisions attendues, mais qui le fait par amour du journalisme et de la justice. Bien sûr cette première partie est assez lente, et j&#8217;ai parfois douté du mot thriller apposé sur la couverture. Mais l&#8217;histoire prend son essor dans la deuxième partie du livre, et nous entraine encore un peu plus loin dans l&#8217;univers du Hockey, dans les tréfonds du journalisme, et dans les recoins de cette petite ville, ou tout le monde semble avoir quelque chose à cacher.</p>
<p>Certains trouveront peut être les détails sur le hockey un peu rébarbatif, j&#8217;ai pour ma part beaucoup apprécié ce monde là, que je connaissais très peu, d&#8217;autant plus qu&#8217;on ne rentre pas vraiment dans la technique de ce sport, plutôt dans l&#8217;esprit. On comprend comment un sport peut faire palpiter une ville, et la laisser un peu à l&#8217;abandon. C&#8217;est un policier très humain, où les principaux protagonistes ne sont pas de policiers. Des thèmes politiques et sociaux sont traités de façon à les rendre accessibles, sans les banaliser.</p>
<p>Le monde du journalisme quand à lui est vu sous un angle souvent néfaste, mais qui sonne vraiment juste&#8230;</p>
<p>C&#8217;est au final une histoire que l&#8217;on ne peut plus quitter, dont on veut connaitre le dénouement. Il y a du suspense, sans être effrayant et si on se doute souvent à l&#8217;avance d&#8217;une partie des réponses que l&#8217;on a, on se laisse malgré tout prendre au jeu de ce livre. Une vraie belle découverte dans cette rentrée littéraire de janvier 2010.</p>
<p>Chronique rédigée par <a href="http://delivrer-des-livres.overblog.com">Hérisson</a></p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p>« La nouvelle voix qu&#8217;on attendait dans l&#8217;univers du thriller. Un livre d&#8217;une rare humanité. »</p>
<p>George Pelecanos</p>
<p>Dans la lignée de Simenon et de Camilla Läckberg, enquête au coeur d&#8217;une petite communauté provinciale lourde de secrets.</p>
<p>L&#8217;État du Michigan, vaste étendue de la région des Grands Lacs à la frontière canadienne, connaît des hivers rigoureux, où l&#8217;ennui est souvent aussi mortel que le blizzard. C&#8217;est là, dans la ville de Starvation Lake où il est né et a grandi, que Gus Carpenter est revenu pour s&#8217;occuper du journal local après une brillante carrière dans un grand quotidien national.</p>
<p>Cette petite communauté où tout le monde se connaît est en état de choc le jour où la motoneige de l&#8217;ancien entraîneur de hockey disparu vingt ans plus tôt refait surface au milieu d&#8217;un lac gelé, criblée d&#8217;impacts de balles.</p>
<p>Ancien joueur de l&#8217;équipe, Gus va chercher à élucider ce mystère, qui le touche de près. Cette petite société qu&#8217;il croyait pourtant bien connaître ne va pas tarder à révéler des secrets tous plus sombres et sordides les uns que les autres.</p>
<p>Alliant une efficacité propre au thriller américain et un sens de l&#8217;atmosphère et des personnages proche de certains romanciers nordiques comme Henning Mankell ou Arnaldur Idridason, <a href="http://fr.ulike.net/Brian_Gruley" target="_blank">Brian Gruley</a> nous offre, avec ce premier roman au suspense constant, salué par une critique unanime, un portrait sans concession d&#8217;une petite ville de province et de ses turpitudes.&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>Père des mensonges de Brian Evenson</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 14:28:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[brian-evenson]]></category>
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		<category><![CDATA[père-des-mensonges]]></category>

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		<description><![CDATA[Père des mensonges de Brian Evenson chez Cherche-Midi éditeur
&#171;&#160;Evenson, un auteur qui m’était totalement inconnu auparavant, s’attaque ici à l’Eglise et à ses membres pédophiles. Trois manières nous sont offertes pour entrer dans ce récit. On commence par lire les lettres que s’échangent le patriarche Blanchard, le psychanalyste Feshtig et son directeur Kennedy. A travers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-full wp-image-2095" style="border: 10px solid white;" title="evenson" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2010/02/evenson.jpg" alt="evenson" width="87" height="137" />Père des mensonges de Brian Evenson chez Cherche-Midi éditeur</h3>
<p>&laquo;&nbsp;Evenson, un auteur qui m’était totalement inconnu auparavant, s’attaque ici à l’Eglise et à ses membres pédophiles. Trois manières nous sont offertes pour entrer dans ce récit. On commence par lire les lettres que s’échangent le patriarche Blanchard, le psychanalyste Feshtig et son directeur Kennedy. A travers cette correspondance, nous pouvons découvrir les points de vue de chacun de ses personnages. Une autre partie du roman est consacrée aux rapports et aux notes de Feshtig. J’ai apprécié de voir les méthodes qu’il utilise pour faire parler son patient ainsi que ce qu’il en pensait. <a href="http://fr.ulike.net/Brian_Evenson" target="_blank">Brian Evenson</a> arrive à nous parler de psychologie sans que le roman se transforme en un essai indigeste. C’était ma plus grande crainte et heureusement, elle a été rapidement dissipée.  Je me suis rapidement mis dans la peau de ce psychothérapeute. Je voulais comprendre Fochs sans le juger. Et croyez-moi, ce n’est pas évident. La troisième partie nous mène dans la tête du patient lui-même, Eldon Fochs. Dans cette partie, impossible pour moi de voir autre chose que le monstre qui se tapit en lui. Ces moments étaient quasi insupportables pour moi. Comment apprécier d’être dans la tête d’un pédophile ?</p>
<p>Grâce à ces trois manières, on reconstruit petit à petit le puzzle de l’histoire. Celle-ci m’a paru à la fois intrigante et fascinante. Qui va avoir le dernier mot l’Eglise ou la psychologie ? La justice sera-t-elle faite ? De grandes questions qui seront répondues à temps.</p>
<p>J’ai aussi apprécié que Brian Evenson s’éloigne du stéréotype qu’est le prêtre pédophile c’est-à-dire un être esseulé en manque sexuel. Eldon Fochs n’est rien de tout ça, c’est un homme marié respectable qui a quatre enfants. Bref, il est un père de famille tout à fait commun. Enfin, jusqu’à un certain point…</p>
<p>J’ai été fortement interpelée par la manière dont l’Eglise réfléchit. Selon elle, il est mieux d’obéir à son supérieur ecclésiastique, même si l’on pense que l’action demandée est mauvaise, plutôt que de désobéir. En effet, désobéir à un membre du clergé équivaut à désobéir à Dieu lui-même.</p>
<p>« Père des mensonges » est donc un livre dérangeant mais particulièrement intéressant pour ceux qui s’intéressent à ce sujet. Voilà un livre assez court mais qui permet de faire le tour de la question.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Chronique rédigée par <a href="http://iluze.overblog.com">Iluze</a></p>
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		<title>Courts-circuits d&#8217;Alain Fleischer</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 15:52:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[Alain-Fleischer]]></category>
		<category><![CDATA[courts-circuits]]></category>
		<category><![CDATA[le-cherche-midi]]></category>

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		<description><![CDATA[Courts-circuits d&#8217;Alain Fleischer aux éditions Le Cherche Midi
Alain Fleischer est un auteur prolixe. Beaucoup de romans publiés ces derniers temps, pas forcément liés à la rentrée littéraire, Fleischer plonge encore plus profondément dans ses thématiques de prédilection: les liens entre la photographie et la littérature, l&#8217;autobiographie fictive, la mort et l&#8217;érotisme comme compréhension du monde&#8230; Courts-circuits, son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-medium wp-image-1440" style="border: 10px solid white;" title="Courts-circuits" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/09/Courts-circuits-185x300.jpg" alt="Courts-circuits" width="167" height="270" />Courts-circuits d&#8217;<a href="http://fr.ulike.net/Alain_Fleischer" target="_blank">Alain Fleischer</a> aux éditions Le Cherche Midi</h3>
<p>Alain Fleischer est un auteur prolixe. Beaucoup de romans publiés ces derniers temps, pas forcément liés à la rentrée littéraire, Fleischer plonge encore plus profondément dans ses thématiques de prédilection: les liens entre la photographie et la littérature, l&#8217;autobiographie fictive, la mort et l&#8217;érotisme comme compréhension du monde&#8230; Courts-circuits, son dernier opus, condense le meilleur de Fleischer, à la croisée du roman à tiroirs et de l&#8217;image-texte (Deleuze aurait surement approuvé).</p>
<p>D&#8217;autant que Fleischer est un personnage fascinant, de par ses fonctions &#8211; directeur d&#8217;une des meilleures institutions françaises (le Fresnoy) trop peu reconnue, &#8211; et de par sa production &#8211; auteur prolixe, photographe mérité, cinéaste à ses heures et j&#8217;en passe. Fleischer appartient certainement à la catégorie des touche-à-tout, la spécialisation restant un symptôme bien actuel. Dans Courts-Circuits se déploie ce qui fait maintenant un style: histoires mises en abîmes, magie des causes et des conséquences et surtout, don d&#8217;ubiquité, déployant la narration aux quatre coins du monde (Sollers, le cosmopolite et ami n&#8217;est jamais loin).</p>
<p>Le récit débute dans un paysage désertique, une &laquo;&nbsp;petite ville de Bohême&nbsp;&raquo;, où  un voyageur fait la rencontre d&#8217;un tailleur, alors qu&#8217;il cherchait à se restaurer. Le narrateur commande au final un manteau, en prévision de l&#8217;hiver et rencontre par la même une jeune femme. De là s&#8217;enfile comme les perles d&#8217;un collier, une série d&#8217;histoires autour de personnages plus ou moins liés. On retrouve cette double rencontre (une femme et un manteau), dans le dénouement final, comme si pour s&#8217;attaquer à la fiction, il fallait toujours commencer par la fin. C&#8217;est en tout cas ce que démontre Fleischer, nous faisant passer par mille chemins de traverses, sans imposer la fin comme le dénouement du ressort dramatique. On n&#8217;est pas chez Colombo!</p>
<p>La virtuosité de Fleischer réside dans sa capacité à nous perdre au cœur d&#8217;une série de « tableaux vivants ». La multiplication des espaces, passant d&#8217;un shooting dans un Londres moderne (histoire de la mannequine noire Isa), à une ville italienne, à un Los Angeles pris dans le tumulte hollywoodien a de quoi parfois dérouter. Fleischer se rapproche d&#8217;un Gombrowicz lorsque le parcours d&#8217;une mouche démontre que, d&#8217;un cadavre pendu dans sa chambre à un joueur de baseball, ce détail de l&#8217;histoire peut avoir des conséquences terribles. L&#8217;effet papillon, à certain moment démonstratif, réduit parfois la capacité « imageante » de l&#8217;écriture.</p>
<p>C&#8217;est en revanche dans sa capacité à projeter certains images quasi photographiques, que Fleischer passionne toujours autant ses lecteurs. Dans un passage sublime, condensé de ses thématiques, l&#8217;itinéraire de la jeune Amalia effleure le récit tragique sans jamais tomber dans le pathétique. Recueillie par Krauss qui est venu en Amazonie récupérer un piano, Amalia la prostituée ne peut croire en la bonté de cet homme qui ne veut pas la toucher. Elle se jette fatalement dans les griffes de la mort (Juanito, l&#8217;ivrogne qui la pourchassait, lui prend ce qui lui reste de liberté). Fleischer écrit la reconstitution terrible d&#8217;un destin funeste, en distillant une réflexion inédite sur la prostitution:</p>
<p>&laquo;&nbsp;On dit que la prostitution est le plus vieux métier du monde, c&#8217;est surtout le premier commerce autour du premier échange, c&#8217;est l&#8217;organisation de l&#8217;économie autour de la première activité. La société commence à se constituer avec le couple et la famille, mais l&#8217;économie de la société commence avec la prostitution, quand il n&#8217;y a encore aucun autre bien à convoiter ou à offrir, à échanger ou à monnayer, que le corps lui même, avant tous les autres biens dont le corps ne cesse de s&#8217;enrichir et de s&#8217;entourer au fil des siècles, à commencer par la nourriture, les breuvages, les vêtements, les parures, les bijoux, les logis.&nbsp;&raquo;, explique Krauss à Amalia.</p>
<p>Les personnages s&#8217;agrègent par la suite autour du corps d&#8217;Amalia, comme les clients sur la prostituée disponible. L&#8217;image est à la fois fataliste et teintée d&#8217;une sublime laideur. Le corps est souillé plusieurs fois, notamment par un prêtre dont la nécrophilie l&#8217;absout de tout péché de la chair.</p>
<p>Ces images fortes résonnent comme une mélodie particulière au delà de toute sensiblerie. La narration semble épouser les mêmes circuits qu&#8217;une suite photographique. C&#8217;est en ce sens que je parle de puissance « imageante ». Cette capacité provient de l&#8217;accumulation de formes verbales indirectes, qui pose une certaine distance: celle du voyeur, celle du photographe-narrateur, celle d&#8217;un spectateur qui ne jugerait pas, mais éprouverait par procuration:</p>
<p>&laquo;&nbsp;Ils s&#8217;installent tous les deux dans la cuisine, où un gros ventilateur Made in China distribue une illusion de fraicheur en brassant l&#8217;air ambiant. Sa mère lui dit que si elle doit être hospitalisée, au moins elle bénéficiera de l&#8217;air conditionné, et cela laissera le temps à la réparation d&#8217;être effectué chez elle. Elle allume une cigarette, et après quelques bouffées, elle est prise d&#8217;une vilaine quinte de toux. Karel lui reproche de fumer encore, alors qu&#8217;elle a abusé du tabac pendant tant d&#8217;années, ayant en outre subi le tabagisme de son père&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>En réponse à Jacques Henric sur sa manière d&#8217;écrire, dans le dernier artpress, Fleischer explique ne pas taper ses romans. Il les dicte à sa femme: &laquo;&nbsp;c&#8217;est ma dictée qui me fait dire ce que j&#8217;ai à écrire. Je trouve le texte en le dictant (&#8230;) Dans la situation de devoir dicter, m&#8217;apparaissent les mots, les phrases. J&#8217;écris donc sans inscrire.&nbsp;&raquo; (AP359, p. 61)</p>
<p>Avec une dimension sonore amplifiée, c&#8217;est bien un auteur de la transition et de la transmission, qui se livre ici à des histoires très cinématographiques. Il n&#8217;est donc pas étonnant de retrouver l&#8217;auteur lui-même, qui aime à se jouer de la réalité des faits: sa rencontre dans un restaurant à Montréal avec l&#8217;&nbsp;&raquo;artiste du souvenir&nbsp;&raquo; Christian Bolthanski ou bien encore Godard, évoqué dans le livre, par le film que Fleischer réalisa à son sujet (un film où seul Godard a la parole).</p>
<p>Courts-Cicuits est en fin de compte un roman du je/jeu, à même de court-circuiter les frontières étanches de la réalité et de la fiction, des médiums artistiques et des narrations. J&#8217;ai peur qu&#8217;à force de vouloir être partout à la fois, Fleischer ne frôle parfois ce nul-part du roman initiatique.</p>
<p>Chronique rédigée par Damien Delille</p>
<p align="justify">Quatrième de couverture :</p>
<p align="justify">Par une brûlante journée d’été, le narrateur arrive dans une petite ville de Bohême, déserte, avec l’espoir de s’y restaurer, croit-il. Mais avant qu’on le retrouve, trois mois plus tard, de retour, pour découvrir ce qu’il est vraiment venu chercher là, il se sera effacé, passant le relais à une multitude de personnages, aux quatre coins du monde, dans des situations révélatrices de leurs destins, en ces moments particuliers où ils ont pris la décision de changer de vie. Il arrive que, par hasard, l’un ou l’autre revienne, croisant le chemin de celui ou de celle avec qui l’on se trouve.</p>
<p align="justify">Dans ce vaste roman à tiroirs, les récits s’emboîtent les uns dans les autres, comme des poupées russes, mais il se peut qu’une histoire ait de plus grandes proportions que celle dont elle semble issue. Le narrateur revient parfois, à l’occasion d’un court-circuit, là où le roman retrouve ce « je » de la première personne. Il arrive aussi que le livre accueille des personnages venus d’autres romans ou nouvelles du même auteur, certains lecteurs ayant ainsi la surprise de les retrouver tandis que les autres feront rapidement leur connaissance. Quant à l’auteur lui-même, certains le reconnaîtront ici ou là, malgré les masques de l’anonymat ou du travestissement.</p>
<p align="justify">Ainsi, d’une certaine façon, ce roman et ses thèmes, avec ses personnages et leurs obsessions, les uns et les autres récurrents, prennent place étrangement plutôt au centre qu’à la suite des précédents ouvrages d’Alain Fleischer, un lieu où tout converge et d’où tout peut être redistribué.</p>
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		<title>L&#8217;imposteur de François Marchand</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 15:46:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans Français]]></category>
		<category><![CDATA[francois-marchand]]></category>
		<category><![CDATA[l-imposteur]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;imposteur de François Marchand, Le Cherche Midi éditeur, 123 p.
L’imposteur ou comment du jour au lendemain endosser l’identité d’un autre dans sa vie privée comme dans sa vie professionnelle.
Pour la vie privée, tout est simple, la femme est complice et l’enfant accepte.
Pour la vie professionnelle, c’est tout aussi facile, parti depuis longtemps et méconnu dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="size-full wp-image-1411 alignleft" style="border: 10px solid white;" title="images-5" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/09/images-5.jpg" alt="images-5" width="87" height="136" />L&#8217;imposteur de <a href="http://fr.ulike.net/Fran%C3%A7ois_Marchand" target="_blank">François Marchand</a>, Le Cherche Midi éditeur, 123 p.</h3>
<p>L’imposteur ou comment du jour au lendemain endosser l’identité d’un autre dans sa vie privée comme dans sa vie professionnelle.<br />
Pour la vie privée, tout est simple, la femme est complice et l’enfant accepte.<br />
Pour la vie professionnelle, c’est tout aussi facile, parti depuis longtemps et méconnu dans les sphères des hauts fonctionnaires de l’état, l’original est facile à remplacer. Jusqu’au jour où entre magouilles et détournements, le danger fait son apparition sous l’apparence d’un ancien ami d’études. Et puisque tout est simple il suffit de le tuer d’un coup de photocopieur, et de continuer magouilles diverses et détournements frauduleux.<br />
Un compte sur une île connue pour être un paradis fiscal et quand la pression devient trop forte, il suffit de prendre un avion, de retrouver la femme et l’enfant et de vivre heureux sous de meilleurs cieux.</p>
<p>Et là, le doute s’installe ? Certes, il s’agit de fiction pour nous divertir mais nous sommes un peu grands pour encore croire au hasard des hasards qui fait que tout est possible.<br />
L’histoire comporte plusieurs histoires qui sont développées de façon assez inégale : passage éclair sur le remplacement dans la vie privée, description des pratiques de détournements des hauts fonctionnaires de l’état (l’auteur dénonce de façon appuyée les fraudes pratiquées dans certains ministères), assassinat du gêneur, apparition épisodique de policiers, et pour finir escapade vers un paradis fiscal pour vivre heureux et longtemps, une fin expédiée en deux temps trois mouvements soit dit en passant.<br />
Beaucoup trop de petites histoires qui font de l’ombre parfois au sujet principal.<br />
Le style bien que classique  est agréable, certains passages sont plutôt truculents et certaines situations justes survolées mériteraient d’être développées pour devenir totalement désopilantes.</p>
<p>Véronique Fourdrain pour Chermedia</p>
<h3>Quatrième de couverture :</h3>
<p align="justify">Lorsque le nouveau directeur des relations professionnelles au sein du ministère du Travail, Charles Legrandin, prend ses fonctions en janvier 2001, nul ne soupçonne une quelconque imposture. La carrière de Legrandin a été effectuée à l’étranger ; personne ne le connaît au ministère et il aurait même disparu définitivement du bottin administratif si son assassinat quelques jours plus tôt par sa femme n’avait eu un témoin : le narrateur qui, un peu forcé au début, puis se prenant au jeu, usurpe froidement la fonction.</p>
<p align="justify">Le nouveau Legrandin se révèle bien vite performant : prenant conscience de l’incroyable absurdité de la vie bureaucratique, il conçoit l’idée d’installer un vaste système de corruption au profit d’un certain nombre d’officines patronales. Maître du code du travail, des procédures collectives et individuelles entre salariés et employeurs, il devient, via son compte bancaire, le passage obligé de toutes les fraudes de la vie économique.</p>
<p align="justify">Ses turpitudes l’obligent à duper en permanence la bureaucratie sous ses ordres, ainsi que son ministre. Il croise ainsi la route des énergumènes issus de ce monde loufoque : l’administration centrale. Loufoque mais pas sans danger, il faudra compter avec quelques cadavres. Car le narrateur devra, malgré son caractère pacifique, se défendre contre des intrusions non désirées sur sa véritable identité. Quant à celle du vrai Legrandin, et à ses activités réelles avant sa mort prématurée, elle ressurgira pour plonger notre escroc, dont la seule vocation est de fumer des cigares sans être dérangé, dans la confusion.</p>
<p align="justify">Son récit, celui d’un fumeur de havanes froid, ironique et distant, plonge le lecteur dans les mœurs cocasses des fonctionnaires.</p>
<p align="justify">François Marchand a passé une quinzaine d’années au sein de l’administration centrale du ministère du Travail, ce qui lui a permis d’observer de très près le non-fonctionnement de l’État. Son énergie étant peu sollicitée au travail, il joue aux échecs et a réalisé trois normes de maître international, ce dont ses amis, qui le battent régulièrement en blitz au bistrot, ne reviennent toujours pas. Il vit à Paris.</p>
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		<item>
		<title>Le roi du cinéma muet de Indrajit Hazra</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 14:31:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>leafar</dc:creator>
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Le roi du cinéma muet de Indrajit Hazra chez
Calcutta, 1906. La mégalopole bengalie, agitée de fortes fièvres nationalistes, est sur le point d’être remplacée, en tant que capitale du Raj britannique, par New Delhi.
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-34" style="border: 10px solid white;" title="Le roi du cinéma muet" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/07/Le-roi-du-cinéma-muet.jpg" alt="Le roi du cinéma muet" width="159" height="250" /></p>
<p>Le roi du cinéma muet de <a href="http://www.ulike.net/Indrajit_Hazra" target="_blank">Indrajit Hazra</a> chez</p>
<p>Calcutta, 1906. La mégalopole bengalie, agitée de fortes fièvres nationalistes, est sur le point d’être remplacée, en tant que capitale du Raj britannique, par New Delhi.</p>
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