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	<title>Chroniques de la rentrée littéraire &#187; Picquier</title>
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	<description>Toute la rentrée littéraire enfin chroniquée. Pour chaque roman publié à la rentrée littéraire retrouvez au moins une chronique.</description>
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		<title>MANAZURU de Hiromi Kawakami Chronique N°2</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 09:08:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>xtase</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Hiromi-Kawakami]]></category>
		<category><![CDATA[Picquier]]></category>

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		<description><![CDATA[MANAZURU de Hiromi Kawakami aux éditions Philippe Picquier
Voilà presque quatorze ans que le mari de Kei a disparu. Sans laisser de trace. Il n&#8217;est pas encore déclaré mort. Simplement disparu. Kei  a refait sa vie. Elle habite avec sa mère et sa fille Momo, elle a un amant régulier depuis dix-ans : Seiji.
Et pourtant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="alignleft size-medium wp-image-1709" style="border: 10px solid white;" title="Manazuru" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/10/Manazuru-183x300.jpg" alt="Manazuru" width="165" height="270" />MANAZURU de <a href="http://fr.ulike.net/Hiromi_Kawakami" target="_blank">Hiromi Kawakami</a> aux éditions Philippe Picquier</h3>
<p>Voilà presque quatorze ans que le mari de Kei a disparu. Sans laisser de trace. Il n&#8217;est pas encore déclaré mort. Simplement disparu. Kei  a refait sa vie. Elle habite avec sa mère et sa fille Momo, elle a un amant régulier depuis dix-ans : Seiji.<br />
Et pourtant malgré son absence Rei est toujours présent. Ne pas avoir pu dire adieu, ne pas avoir pu faire son deuil le rend encore plus présent que ceux qui sont là.<br />
&laquo;&nbsp;Mon mari n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;quelqu&#8217;un qui n&#8217;est plus&nbsp;&raquo;, il est celui &laquo;&nbsp;qui n&#8217;est pas encore là&nbsp;&raquo;. Celui qui n&#8217;est pas encore là. Qui apparaîtra peut-être un jour. Seul ce qui existe maintenant peut disparaître dans le passé. Ce qui n&#8217;est pas là  ne saurait être gommé et rejeté dans le passé. Indélébile pour toujours. Absent, et pourtant qui ne disparaît jamais, présent à jamais.&nbsp;&raquo;<br />
C&#8217;est un mot, trouvé dans le journal de Rei, rempli de notes succinctes et sans intérêt (prix des repas, notes de travail) qui va pousser Kei à chercher. MANAZURU. Elle ne peut dès lors s&#8217;empêcher de se rendre dans cette petite station balnéaire dans l&#8217;espoir d&#8217;y découvrir quelque chose.<br />
Mais cette recherche est-elle celle du mari disparu? de la vérité ? Ou une simple introspection dans son propre passé ?<br />
Qui est cette femme qui la suit sans arrêt ? Un fantôme ? Le miroir d&#8217;elle-même ? Sa conscience?<br />
Insidieusement, le récit glisse vers le fantastique, à moins que ce soit vers le mystère des souvenirs occultés.<br />
On ne sait plus très bien où l&#8217;on est embarqué : les pensées de Kei sont-elles des souvenirs ou des hallucinations. Reconstruit-elle son passé ou en invente-t-elle un autre? Prudemment nous avançons pour redécouvrir avec elle les éléments marquants de sa vie : sa sexualité, sa  maternité, ses relations avec le mari disparu et l&#8217;amant présent.<br />
Finalement, c&#8217;est le livre lui même qui donne la clef et la meilleure critique de cette lecture (car à la demande de Seiji, Kei tente aussi d&#8217;écrire un roman) :<br />
&laquo;&nbsp;La tonalité du récit, sa densité&#8230; oui, c&#8217;est un livre plein de mystère, a dit Seiji en achevant la dernière page, après avoir avalé une gorgée de liquide.<br />
- Tu trouves?<br />
- Le récit est censé être limpide et innocent, pourtant, on ne voit pas où il mène. Et dans l&#8217;ombre de certains passages, on découvre quelque chose !<br />
- C&#8217;est un compliment, ça, ou une critique? dis-je en riant.<br />
- Je ne sais pas trop moi-même&nbsp;&raquo;, répond Seiji en riant à son tour.&nbsp;&raquo;<br />
Une lecture plaisir donc, toute en finesse, qui décontenance le lecteur et ne peut le laisser indifférent.</p>
<p>Chronique réalisée par le blog <a href="http://mesnotesdechevet.canalblog.com/" target="_blank">Notes de chevet</a></p>
<h3>Quatrième de couverture:</h3>
<p>Une femme, sa fille, son amant… et le fantôme de son mari disparu. Non pas défunt, mais mystérieusement évaporé dans la nature. Le seul indice de l’endroit où il pourrait se trouver est le mot «Manazuru» écrit sur l’agenda qu’il a laissé. Ce qui amène sa femme à se rendre régulièrement dans la station balnéaire du même nom.</p>
<p>Comme toujours dans les romans de Kawakami, le temps se tisse lentement et la transparence des coeurs se donne à lire dans les gestes, les étreintes fragiles, la délicatesse des sensations. Mais dans Manazuru plus que dans les autres, la présence d’un monde invisible imprègne le quotidien et bouleverse la géographie sentimentale des êtres. Là, au bord de la mer, il y a un bonheur à saisir entre apparition et disparition, mystère de l’absence et appel de la vie.</p>
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		<title>MANAZURU de Hiromi Kawakami Chronique N°1</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 08:15:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Abeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Hiromi-Kawakami]]></category>
		<category><![CDATA[manazuru]]></category>
		<category><![CDATA[Picquier]]></category>

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		<description><![CDATA[
MANAZURU de Hiromi Kawakami, Editions Philippe Picquier, Traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu
 En lice pour la rentrée littéraire dans la catégorie roman étranger, Manazuru de la romancière japonaise KAWAKAMI Hiromi. Déjà récompensée pour deux de ses nouvelles au Japon par les prix Akutagawa et Tanizaki, il s’agit là de sa 4e œuvre traduite en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px; border-collapse: collapse;"><img class="size-full wp-image-1034 alignleft" style="border: 10px solid white;" title="manazuru" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/08/manazuru.jpg" alt="manazuru" width="65" height="103" /></span></h3>
<h3>MANAZURU de <a href="http://fr.ulike.net/Hiromi_Kawakami" target="_blank">Hiromi Kawakami</a><a href="http://fr.ulike.net/Hiromi_Kawakami" target="_blank"></a>, Editions Philippe Picquier, Traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu</h3>
<p><span style="font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px; border-collapse: collapse;"> </span><span style="font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px; border-collapse: collapse;">En lice pour la rentrée littéraire dans la catégorie roman étranger, Manazuru de la romancière japonaise KAWAKAMI Hiromi. Déjà récompensée pour deux de ses nouvelles au Japon par les prix Akutagawa et Tanizaki,<span> </span>il s’agit là de sa 4<sup>e</sup> œuvre traduite en<span> </span>français</span></p>
<p><strong>Résumé</strong></p>
<p>Depuis la disparition sans explication de Rei, son mari, Kei vit à Tokyo entre sa mère et sa fille Momo. Une vie tranquille rythmée par le travail et ses rencontres avec Seijy son amant. <span> </span>Pour échapper à cette atmosphère devenue étouffante, elle prend un jour le train pour voir la mer et se retrouve un peu par hasard dans la petite station de Manazuru. Manazuru, justement une des rares mentions du journal intime de Rei qui pourrait éclairer sa disparition. Un chemin, également, que l’ombre mystérieuse qui tarabuste Kei, souhaite lui voir emprunter…</p>
<p><strong>Mon avis</strong></p>
<p>Un huis clos psychologique dans lequel trois générations de femmes sont enfermées par le secret de la disparition du père, Rei. La recherche de la vérité, le sort de Rei, laisse vite transparaître la quête identitaire de Kei, la mère. Elle erre perdue et son regard sur les choses conduit la narration volontairement disruptive. Ce mari qu’elle aimait temps au point de ne pouvoir dire son nom (c’est-à-dire le détacher d’elle) a comme entrainé avec lui le corps de Kei. Elle paraît buter contre les autres, à la recherche de ses limites personnelles (sa fille qui lui ressemble mais qui n’est pas elle, qui est devenu quelqu’un d’autre qu’elle, le corps de son amant mais qui est marié à une autre..),<span> </span>et contre les choses aussi (le beurre qui est mou et dans lequel on pourrait s’enfoncer).</p>
<p>Elle est devenue une femme poreuse, la<span> </span>douleur à la fois surmontée et vivace, le trou laissé, la béance, l’empêche de se concentrer finalement sur l’essentiel : que s’est-il passé ?</p>
<p>La mer joue un rôle essentiel et fantastique : elle introduit la rupture et du temps et de l’espace, elle permet à Kei de vivre le passé et le présent et même d’appréhender le futur, elle dévoile ou engloutit. L’agenda de Rei également qui ne laisse transparaître quasi que l’ordinaire, mais dont les silences en disent sur Kei. Le récit<span> </span>simple, dévoilant souvent un quotidien banal s’ouvre ainsi de manière inattendue vers un monde irréel peuplé d’ailleurs de fantômes.</p>
<p>Une atmosphère étrange et prenante, dont le suspens nous enveloppe inéluctablement et nous laissant attendre la chute. Un roman à la respiration poétique, comme enveloppé de brume, parfois érotique, qui donne à réfléchir sur l’amour et la relation à l’autre (« Le fait d’être ensemble ne comble pas le vide ! Ca ne supprime pas la souffrance ») dont les mots touchent assurément. Manazuru, un chemin que je vous invite<span> </span>donc à emprunter en cette rentrée littéraire ;)</p>
<p>Chronique rédigée par Sophie Maheo</p>
<h3>Quatrième de couverture:</h3>
<p>Une femme, sa fille, son amant… et le fantôme de son mari disparu. Non pas défunt, mais mystérieusement évaporé dans la nature. Le seul indice de l&#8217;endroit où il pourrait se trouver est le mot «Manazuru» écrit sur l&#8217;agenda qu&#8217;il a laissé. Ce qui amène sa femme à se rendre régulièrement dans la station balnéaire du même nom.</p>
<p>Comme toujours dans les romans de Kawakami, le temps se tisse lentement et la transparence des coeurs se donne à lire dans les gestes, les étreintes fragiles, la délicatesse des sensations. Mais dans Manazuru plus que dans les autres, la présence d&#8217;un monde invisible imprègne le quotidien et bouleverse la géographie sentimentale des êtres. Là, au bord de la mer, il y a un bonheur à saisir entre apparition et disparition, mystère de l&#8217;absence et appel de la vie.</p>
<h3><span style="font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px; border-collapse: collapse;"> </span></h3>
<p><span style="font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px; border-collapse: collapse;"> </span></p>
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		<title>La philosophie de Lao Zhang de Lao She</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 12:17:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>leafar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Lao-She]]></category>
		<category><![CDATA[Picquier]]></category>

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		<description><![CDATA[La philosophie de Lao Zhang de Lao She chez Picquier
Publié  aux éditions Philippe Picquier
279 pages
La philosophie de Lao Zhang est le premier roman de Lao She (1899-1966), écrit en 1926, deux ans après son arrivée à Londres. A travers la caricature d’un homme avare, Lao Zhang, Lao She nous dépeint une société chinoise en lutte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/08/La-philosophie-de-Lao-Zhang.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-464" style="border: 10px solid white;" title="La philosophie de Lao Zhang" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/08/La-philosophie-de-Lao-Zhang.jpg" alt="La philosophie de Lao Zhang" width="159" height="250" /></a>La philosophie de Lao Zhang de <a href="http://www.ulike.net/Lao_She" target="_blank">Lao She</a> chez Picquier</h3>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">Publié  aux éditions Philippe Picquier</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">279 pages</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;"><em>La philosophie de Lao Zhang</em> est le premier roman de Lao She (1899-1966), écrit en 1926, deux ans après son arrivée à Londres. A travers la caricature d’un homme avare, Lao Zhang, Lao She nous dépeint une société chinoise en lutte entre tradition et modernisme.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;"><em>La philosophie de Lao Zhang</em> nous raconte le destin de plusieurs personnages tous liés les uns aux autres d’une manière ou d’une autre. Lao Zhang, le personnage central, est un homme de 45 ans, il est professeur, et rêve de rentrer dans l’administration. Lao Zhang a pour philosophie l’argent et la trinité ( « Il professe trois religions : l’islamisme, le christianisme et le bouddhisme. Il pratique trois activités : l’armée, l’enseignement et le commerce. Il parle trois langues[…] Tout marche par trois. Il n’a même droit qu’à trois bains pour toute sa vie […] »)</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">Lao Zhang ne vit que par l’argent, il a crée une école pour récupérer les droits d’inscription, en plus de son commerce. Li Ying et Wang De sont ses étudiants, mais suite à une bagarre avec leur professeur car celui avait battu presque à mort sa femme dans la cour de l’école, tous deux partent chercher du travail en ville.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">Lao Zhang de son côté complote et manigance pour gagner toujours plus d’argent.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;"><em>La philosophie de Lao Zhang</em>, qui est le premier roman de Lao She, traçait déjà la direction que Lao She prendrait dans ses écrits. Il écrit ici une satire de la société chinoise de l’époque. Une époque où la femme n’avait aucune condition, si ce n’est celle d’épouse. Il était coutume de battre sa femme, la mode des petits pieds bandés étaient encore de mise. Les hommes pouvaient prendre des concubines (acheter ?), ce que décide de faire Lao Zhang pour réussir à entrer dans l’administration, mais surtout pour gagner plus d’argent. Il réussit à convaincre son « ami » Huitième Sun d’en prendre une également, ce qui lui permet par la même occasion de s’enrichir. Lao Zhang non seulement court après l’argent, mais il est également avare. Il ne mange pas pour ne pas dépenser d’argent, ou bien se débrouille pour se faire inviter.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">(Nouvel An : « Lao Zhang travailla jusqu’à l’aube pour calculer ce qu’on lui devait. Perdant alors toute retenue, il but un plein bol d’alcool et mangea trois œufs d’une valeur de trois sapèques l’un. Sa femme eut droit à un repas de bouillie de riz glutineux suffisant pour la rassasier. L’âge avait dû affaiblir les capacités mentales de Lao Zhang, sinon comment aurait-il pu permettre à sa femme de manger à sa faim ? »)</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">Ce qui est intéressant dans <em>La philosophie de Lao Zhang, </em>c’est le regard que porte Lao She sur cette Chine où il a grandi. Il porte un regard critique sur ce pays qui est le sien. Il dénonce la condition des femmes chinoises, l’attitude des fonctionnaires et de ceux qui détiennent le pouvoir, l’absence de véritable justice.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">Lao Zhang représente un peu tout ça à lui tout seul. Les autres personnages représentent la vision idéaliste de Lao She.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">On ressent bien ce qu’il aimerait voir dans son pays, dans cette société qu’il a quittée pour le monde occidentale.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">L’un des thèmes les plus présents ici est la condition des femmes. Elles sont vendues, battues, n’ont aucun pouvoir et aucune liberté d’expression. Li Jing est la sœur de Li Ying, elle et Wang De sont amoureux, mais Lao Zhang la veut comme concubine. Long Feng est l’amoureuse de Li Ying, mais Lao Zhang veut qu’elle soit la concubine de Huitième Sun, et tout cela pour que son père Long Shugu éponge ses dettes auprès de Lao Zhang.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">On constate dans ses deux histoires d’amour similaires le désir de Lao She de rendre le choix de la femme dans son futur époux possible. Mais c’est chose impossible dans cette société très attachée aux traditions. Les deux histoires d’ailleurs ne connaîtront pas un dénouement heureux, bien que les plans de Lao Zhang échouent.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">L’écriture de Lao She rend cet ouvrage très agréable à lire, une écriture assez poétique mais en même temps rempli d’humour. Il tourne tout à la dérision, mais en même temps réussi à donner beaucoup d’impact à certaines scènes, je pense notamment à la scène où Lao Zhang bat sa femme dans la cour de l’école, parce qu’un animal a voler un petit poulet.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">Je pense cependant que pour apprécier pleinement ce livre, il faut avoir un esprit ouvert et surtout mettre de côté notre vision d’occidental du XXIème siècle.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">De plus, on retrouve dans <em>La philosophie de Lao Zhang</em>, un personnage, Quatrième Zhao, qui incarne les croyances communistes de Lao She. Quatrième Zhao fut riche un jour, mais il a tout partagé avec tout le monde. Jusqu’au jour où il s’est retrouvé sans le sou et où tout le monde lui a tourné le dos. Il est devenu tireur de pousse et travaille à L’Armée du Salut. Quatrième Zhao ne demande rien, et refuse ce qu’on lui propose. Il cherche simplement à aider son prochain, et pour cela va s’immiscer dans les histoires d’amour pour empêcher Lao Zhang d’accomplir ses desseins.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">Pour conclure, ce livre est un excellent moyen de passer un bon moment à rire mais aussi à réfléchir sur cette société chinoise des années 20, et apprendre par la même occasion certaines pratiques et coutumes. J’avoue que la fin est assez triste, car on pourrait s’attendre à un dénouement heureux, mais Lao She nous montre que malgré toutes ses bonnes volontés, il reste réaliste.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;"><strong>Chronique rédigée par </strong><a href="http://chrestomanci.over-blog.com" target="_blank"><strong>Virginie</strong></a><br />
</span></p>
<h3><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: small;">A propos du livre :</span></h3>
<p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; padding: 0px;" align="justify">Toute la philosophie de Lao Zhang se résume en un mot : l’argent. Si l’Harpagon de Molière se contentait de rationner ses invités et d’affamer ses chevaux, Lao Zhang s’affame lui-même et ne se remplir l’estomac qu’aux frais d’autrui. Il change de religion en fonction du prix de la viande. De toute sa vie, il n’a pris que deux bains, et nul ne peut prédire quand viendra le troisième. Inflexible avec ses débiteurs, il exige qu’ils lui donnent leur fille en paiement de leurs dettes&#8230; Avec un humour étincelant, Lao Sha raconte les méfaits, combines et exactions de cet impitoyable maître d’école qui a troqué les préceptes de Confucius pour une cynique impudence.</p>
<p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; padding: 0px;" align="justify">La Philosophie de Lao Zhang est le premier roman de Lao She. Dans cette oeuvre, Lao She aborde nombre de thèmes qu’il reprendra plus tard &#8211; la condition féminine, les abus de pouvoir des fonctionnaires &#8211; et lâche allègrement la bride à sa verve satirique qu’il exercera à maintes reprises à l’encontre de la société chinoise.</p>
<p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; padding: 0px;" align="justify">Ce roman resté toujours inédit en France est la première pierre de ce monument qu’est l’oeuvre de Lao She.</p>
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